Allemagne : un grand défi budgétaire pour la nouvelle coalition au pouvoir
Olivier Mirguet
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Le conservateur Friedrich Merz sera élu chancelier le 6 mai.
Thomas Köhler
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Le conservateur Friedrich Merz sera élu chancelier le 6 mai.
Thomas Köhler
Après l'accord de coalition, place à l'action. Friedrich Merz, patron du parti chrétien-démocrate (CDU), vainqueur des élections législatives le 23 février, sera élu ce mardi 6 mai à la chancellerie. Dix semaines ont été nécessaires pour établir un programme commun avec les sociaux-démocrates (SPD) et se partager les ministères au sein de la coalition. La CDU et son allié bavarois, la CSU, occuperont dix postes ministériels. Les sociaux-démocrates en occuperont sept mais leur chef de file, Lars Klingbeil, sera vice-chancelier. L'équilibre est en place.
A Berlin, le gouvernement précédent dirigé par Olaf Scholz s'est déchiré en fin de course sur des questions budgétaires. Fallait-il recourir à la dette pour boucler les finances publiques ? Ou s'en tenir à la règle constitutionnelle du frein à l'endettement (« Schuldenbremse ») ? Le débat a été réglé le 18 mars. Les députés sortants ont largement approuvé la réforme et engagé un programme de 500 milliards d'euros pour moderniser les infrastructures du pays.
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Concrètement, les fonds iront aux infrastructures de transport et aux infrastructures énergétiques, à la santé et à l'éducation, à la numérisation (qui bénéficie d'un ministère attitré) et à la recherche. Les Länder et les communes bénéficieront directement de 100 milliards d'euros. Un montant identique sera reversé dans un fonds inédit pour le climat et la transformation.
Olivier Mirguet