Grèce : après trois mois, quel bilan budgétaire pour le gouvernement Tsipras ?

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Le ministère grec des Finances, à Athènes.
Le ministère grec des Finances, à Athènes. (Crédits : Reuters)
Les recettes fiscales se sont redressées en mars et en avril, tandis qu'un effort de réduction des dépenses de fonctionnement de l'Etat est engagé. Mais les créanciers refusent toujours d'y voir un signe positif...

Un des arguments des créanciers de la Grèce pour justifier leur méfiance vis-à-vis du nouveau gouvernement serait son « populisme », autrement dit sa capacité à dépenser sans compter et son manque de volonté à faire rentrer les impôts pour satisfaire une popularité immédiate. C'est là le vrai sens de « la confiance brisée », qui est le nouveau mantra des responsables européens (et qui cache le confllit déjà existant avec l'administration Samaras). Lorsque, en février, les Européens ont exigé que le gouvernement qu'il renonce à toute « mesure unilatérale », c'était une traduction de cette méfiance. Méfiance qui est demeurée même après l'accord grec sur ce point puisque, à la mi-mars, la Commission européenne a refusé le vote de la loi d'urgence humanitaire. Elle demeure encore aujourd'hui.

Avec la dégradation en janvier et février des recettes fiscales, beaucoup d'observateurs occidentaux ont fustigé le retour aux « mauvaises habitudes » des Grecs et en ont déduit un peu vite que le nouveau gouvernement ne pourrait rien faire pour freiner ce mouvement. Ceci a sans doute beaucoup contribué à la méfiance des créanciers, même si Syriza avait un programme qui visait précisément à améliorer les recettes fiscales. Mais que disent les faits ?

La dégradation des rentrées fiscales de décembre à février

De janvier à février, la dégradation des rentrées fiscales est évidente. Les recettes fiscales sont tombées sur ces deux mois à 7,79 milliards d'euros contre 9,46 milliards d'euros sur ces deux mois de 2013 et contre des attentes de 8,47 milliards d'euros. Ce phénomène s'explique par deux raisons. La première est, dès décembre, un mouvement d'arrêt des paiements classique en Grèce en période électoral, sans doute exacerbé par l'inconnu de l'arrivée de Syriza au pouvoir. La seconde est l'exacerbation de cette insécurité par la « prophétie auto-réalisatrice » des créanciers et de la BCE. Le blocage des discussions en février et la pression de la BCE le 4 février ont créé une peur du Grexit et un phénomène de thésaurisation. En gros, on a préféré conserver son argent dans la crainte du Grexit plutôt que de payer ses impôts. Le gouvernement a sans doute sa part de responsabilité, mais la BCE et les Européens qui n'ont eu en février que des menaces à la bouche.

La dégradation freinée

Durant ce mois de février, le nouveau gouvernement s'est progressivement mis en place et n'a rien pu faire face à cette baisse des recettes. Mais, en mars, la situation a radicalement changé. Sur ce seul mois, les recettes fiscales de l'Etat grec ont dépassé de 590 millions d'euros les objectifs à 3,28 milliards d'euros. Un an auparavant, les recettes fiscales de l'Etat avaient été de 2,81 milliards d'euros. « Cette tendance à la hausse a commencé à apparaître dans les derniers jours de février et a accéléré après le 10 mars », précise une source proche du gouvernement grec qui ajoute que les chiffres d'avril semblent également « bons. »

Ces chiffres sont en effet particulièrement étonnants compte tenu de deux faits souvent négligés. D'abord, la dégradation de l'environnement économique qui devrait peser sur les recettes (et qui, du reste, a également pesé sur celles des mois de janvier à février). Ensuite, le fait que les chiffres dont on dispose sont validés par le Bureau général des Comptes de l'Etat (GAO), une instance « indépendante » et, dit-on à Athènes, « très hostile à l'actuel gouvernement. » Aucun changement n'a pu être réalisé dans ce GAO sans l'accord des créanciers et c'est cette instance qui a établi les prévisions « catastrophiques » de mars qui, on l'a vu, ont été déjoué. C'est assez  amélioration doit donc être prise au sérieux et elle prouve que la baisse de décembre à février pourrait bien n'être que provisoire.

Les raisons du redressement, et ses limites

Comment expliquer cette amélioration de recettes grecques ? D'abord par la mise en place d'un règlement des dettes fiscales en mars qui a permis, moyennant des étalements, d'apporter près de 147 millions d'euros dans les caisses de l'Etat. Une mesure à laquelle les créanciers étaient opposés. Symboliquement, la traque aux évadés fiscaux a commencé, comme le prouve l'arrestation de l'oligarque Leonidas Bobolas la semaine dernière, accusé d'avoir organisé une évasion de 4 millions d'euros à lui seul. Enfin, la mise en place de la nouvelle administration au ministère des Finances a permis de stabiliser, puis d'améliorer la situation. L'amélioration des chiffres de rentrées fiscales de mars est une preuve de la volonté du gouvernement de ne pas laisser s'effondrer les recettes fiscales. Elle est d'autant plus remarquable que le « nœud coulant » financier auquel est soumis le gouvernement n'a pas permis de commencer à procéder aux embauches promises de fonctionnaires du fisc. Or, la troïka, si prompte à réclamer la discipline fiscale au gouvernement hellénique, a obtenu au cours des cinq dernières années la réduction d'un tiers du nombre de fonctionnaires de l'administration fiscale...

Des dépenses sous contrôle

Qu'en est-il des dépenses ? De janvier à mars, ces dernières ont reculé de 13,17 milliards d'euros en 2014 à 12,52 milliards d'euros en 2015. Le tout avec un poids du service de la dette en augmentation de 1,99 milliard d'euros à 2,24 milliards d'euros. Le GAO avait prévu des dépenses de 13,32 milliards d'euros sur cette période. Sur le seul mois de mars, les dépenses ont augmenté sur un an de 4,19 milliards d'euros à 4,54 milliards d'euros, principalement en raison du poids des paiements au FMI. Le GAO avait prévu des dépenses de 5,21 milliards d'euros.

En réalité, cette différence s'explique en grande partie par le report de plusieurs paiements compte tenu de la situation de liquidité du pays. En gros, pour payer le FMI, le gouvernement grec a repoussé une partie de ses paiements. Cette volonté des créanciers à faire payer la dette a donc clairement un impact sur l'état de l'économie grecque. Il n'est donc pas juste d'estimer que le gouvernement grec est le seul responsable de la dégradation de la conjoncture, comme le répète les économistes éminents.

Un effort de maîtrise des dépenses

Néanmoins, le nouveau gouvernement a entamé un effort notable de réductions des dépenses de fonctionnement de l'Etat. La promesse de réduire le nombre de conseillers dans les ministères et de ministres a été largement tenue. Selon les chiffres émanant du gouvernement, 11,4 millions d'euros ont déjà été économisés par la réduction de 1.173 à 554 du nombre de conseillers. Le passage de 45 à 37 ministres et vice-ministres a permis d'économiser 1,1 million d'euros. D'autres mesures ont été prises, comme la réduction du nombre de policiers attachés à des « personnalités » qui a été réduit de 792 et a permis d'économiser 17,9 millions d'euros. 10 millions d'euros ont été économisés par la réduction des salaires et des avantages de plusieurs hauts fonctionnaires dans les ministères. Bref, si les chiffres peuvent apparaître faibles, ils montrent une volonté de ne pas « déraper. »

Pour l'avenir, le gouvernement s'est lancé dans un vaste programme de revue des dépenses d'ici à la fin de l'année. Une « task force » a été créée pour simplifier les 4770 lignes de coûts actuelles et les rationnaliser. L'ambition est de pouvoir économiser dans les prochains mois 40 millions d'euros. Un travail sera aussi mené pour réduire les 130 millions d'euros annuels de loyers payés par le gouvernement. Athènes a aussi lancé un appel d'offre pour réduire le coût des transports des fonctionnaires (aujourd'hui à 177 millions d'euros par an) et l'on a vu qu'Alexis Tsipras a voyagé en classe économique à plusieurs reprises.

Le poids du service de la dette

Mais ces efforts restent évidemment limités. Car le principal poids qui pèse sur les dépenses publiques, c'est bien celui de la dette. Quoique relativement faible en moyenne, ce oids est insupportable à un pays n'ayant plus accès aux marchés financiers. En termes primaires, l'Etat est demeuré en excédent de 1,73 milliard d'euros entre janvier et mars 2015, contre un excédent de 1,54 milliard d'euros sur la même période de 2014. Le déficit final (533 millions d'euros sur le premier trimestre 2015 contre 551 millions d'euros sur celui de 2014) s'explique donc par le poids de la dette. Autrement dit, tant que les créanciers n'accepteront pas de faire un geste sur la dette, les efforts fiscaux des Grecs et ceux du gouvernement seront vains. Et le remboursement de la BCE en juillet et août à hauteur de 6,7 milliards d'euros est simplement impossible.

Des buts clairement politiques

Les accusations des créanciers sont d'autant plus injustes que, contrairement à ce que l'on entend souvent, la Grèce n'a plus reçu un euro du FMI et des Européens depuis le 14 août 2014 et que, pourtant, le pays s'est acquitté de toutes ses obligations à ce jour. Depuis le début de l'année, la Grèce a donc remboursé avec ses propres moyens budgétaires près de 6 milliards d'euros, soit un mois et demi de revenus de l'Etat ! Accuser un pays capable d'un tel effort dans un contexte de crise de liquidité et de fuite des dépôts bancaire d'être dépensier n'est guère sérieux, surtout lorsqu'on refuse de négocier la dette. Le gouvernement grec semble avoir prouvé sa détermination en matière budgétaire. Mais il existe un aveuglement à ne pas le voir de la part de créanciers qui trahissent ainsi leurs buts clairement politiques.

Du reste, il faut rappeler que ces créanciers semblent assez peu en mesure de donner des leçons de confiance. Le précédent premier ministre Antonis Samaras le sait bien puisque, lorsqu'il est parvenu à dégager un excédent budgétaire primaire à la fin de 2013, il a rappelé aux créanciers leur engagement de 2012 d'étudier un rééchelonnement de la dette. Et il a dû faire face à un mur. La zone euro semble en réalité ne pas se soucier de cette réalité, ni des efforts grecs. Elle ne cherche qu'une chose : faire capituler le gouvernement hellénique pour imposer « son » agenda.

Le compte rendu budgétaire de mars du ministère hellénique des Finances (en anglais) : ici.

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Commentaires
a écrit le 30/06/2015 à 22:53 :
Très chère Grèce... depuis son entrée dans l'Union, le reste de l'Europe lui a _donné_ plus de 100 000 000 000 euros en divers fonds pour l'aider dans son développement... et c'est maintenant la faute de cette méchante Europe si la Grèce a dépensé follement, maquillé ses comptes, et si elle veut continuer cette gabegie sur le dos des autres états européens.
Chaque Français a déjà prêté plus de 650 €, 2 600 € pour une famille de quatre, et nous paierons si la Grèce fait défaut. Sommes nous vraiment aussi méchants?
a écrit le 28/04/2015 à 5:46 :
bon, ben si ca va mieux c'est plus la peine de nous demander de payer. youpi !

ah ce godin.....
Réponse de le 28/04/2015 à 14:59 :
Ah mais tu as déjà été payé et même sans t'en rendre compte alors... tu t'es fais faire tes poches de contribuable quand on a transféré des risques privés a des institutions publiques -de la dette grecque détenue par des fonds et des banques privées, de la dette jugée unanimement irrécouvrable, et que nos analystes des services risques valorisaient alors à moins de 50% du nominal. Tu as payé le coût du risque, tu as payé parce que ça t'a été imposé par nous. Et nous, les financiers on a dit ouf, soulagés de pouvoir continuer à nous payer sur la bête...
Réponse de le 29/04/2015 à 18:14 :
Encore une légende urbaine !
Les créanciers privés - dont les banques européennes - ont dû accepter un "haircut" de 50 %
http://www.liberation.fr/economie/2012/11/27/dette-grecque-athenes-soulage-de-40-milliards_863532
a écrit le 27/04/2015 à 21:53 :
...la dernière "histoire grecque" :
Dans un communiqué de presse, publié le 23 avril 2015, la banque PIRAEUS BANK a annoncé deux mesures majeures à destination de ses clients à revenus faibles :
Un abandon de 100% des dettes concernant les prêts à la consommation dans la limite de 20 000 euros. Gel des remboursements sur les hypothèques pour certains bénéficiaires (loi 4320/2015)
La banque effectue cette démarche dans le but de répondre à la crise humanitaire que connait actuellement le pays. L’établissement indique que cela reflète sa mobilisation générale afin de répondre aux besoins de l’économie et de la société grecque. Il s’agit d’une première dans le pays.

D’après la banque, le montant des dettes ainsi effacées sera de l’ordre de plusieurs dizaines de millions d’euros.

Bon baisers d'Hélène
Réponse de le 28/04/2015 à 9:07 :
A noter qu'il s'agit d'une initiative de la banque Piraus elle meme, la loi que vous citez uniquement des rétablissement de l'electricité et des subventions pour de la nourriture aux familles les plus démunies. Le communiqué explique que la banque utilisera les memes critères de sélections que la loi 4320/2015 pour identifier les personnes pouvant bénéficier de son programme !
a écrit le 27/04/2015 à 18:46 :
Grèce éternelle pardonne les mauvaises langues (Patrickb,Churcill et d'autres ) ils ne savent pas de quoi ils parlent...ils font de la démagogie.
Un grand encore merci à Monsieur Godin pour son article parfait
a écrit le 27/04/2015 à 14:59 :
C'est bien ce que je pensais. M. Godin confirme que la troïka avait raison puisque que les reformes entreprises permettent à la Grèce de s'en sortir facilement et même de rembourser ses dettes sans avoir besoin de nouveaux emprunts !!! La Grèce faisant bien mieux que pévu, nous ne verront bientôt plus d'article dans "la Tribune" !
Réponse de le 28/04/2015 à 9:08 :
Et par le fait, nous ne vous verrons plus non plus !
Enfin une bonne nouvelle !
a écrit le 27/04/2015 à 13:40 :
" Le gouvernement a sans doute sa part de responsabilité, mais la BCE et les Européens qui n'ont eu en février que des menaces à la bouche. ", "C'est assez amélioration doit donc être prise au sérieux et elle prouve que la baisse de décembre à février pourrait bien n'être que provisoire." Je cite et, en bon français, cela donne quoi???
a écrit le 27/04/2015 à 13:24 :
Romaric Godin nous régale encore d'un article sur la Grèce, vue depuis son univers parallèle.

Toujours aussi plaisant à lire, cette fiction.

Sinon, dans la réalité, la Grèce n'a pas le choix, n'a jamais eu le choix, et Tsipras sait parfaitement qu'il a le choix entre l'austérité européenne ou une tiers mondisation définitive de son pays, sachant que l'Europe, d'un point de vue strictement pécunier, aurait plutôt intérêt à choisir la deuxième solution.
Réponse de le 27/04/2015 à 14:16 :
Alors d'un coté nous avons un excellent journaliste, qui fait son travail consciencieusement, tres apprécié des expatriés français en Grece, qui connait tres bien la Grece et sa situation, qui nous sort comme d'habitude un article posé et pondéré, et de l'autre, vous, qui critiquez a base de, je cite : "dans la réalité, la Grèce n'a pas le choix, n'a jamais eu le choix, et Tsipras sait parfaitement qu'il a le choix".

Vous voyez l'univers de l'auteur comme un univers parallèle, sauf que c'est vous qui etes dans le mauvais univers, celui ou on peut allegrement se contredire dans la meme phrase ! Dans l'univers normal, tout pays a toujours le choix de sa destinée !
Réponse de le 27/04/2015 à 14:36 :
Un excellent journaliste effectivement, très apprécié par ses pairs en plus : Sapir, Berruyer... bref que des références.
En plus ses analyses sur la Grèce ont parfaitement été confirmées par les faits (dans son monde en tout cas).

On pourrait quasiment faire un "Godin-Generator", un peu comme pour les thèses de Bogdanov.

Par contre je suis d'accord, ma formulation est très bancale. J'aurais dû supprimer la première partie, donc je le refais :
Sinon, dans la réalité, Tsipras sait parfaitement qu'il a...

Et c'est là qu'on se rejoint : la Grèce a tout à fait le choix de sa destinée. Rester dans l'Europe au prix de l'"austérité" ou rejoindre le tiers-monde, sans la méchante BCE et la méchante Allemagne. Vu tous les renoncements de Tsipras, il a effectivement choisi.

Au fait, dans la vraie vie, l"austérité" grecque consiste à brûler les centaines de milliards d'euros que lui donne la méchante Europe. Oui, je dis bien "bruler" et "donner".
Réponse de le 27/04/2015 à 18:24 :
Et bien vous ne devriez pas le dire, puisque ce n'est pas donné, mais jusqu'a preuve du défaut, prêté, et avec interets s'il vous plait. Quand a l'argent, ne vous inquiétez pas, il n'est pas brulé, mais bien au chaud dans des coffres. Comment croyez vous qu'on soit partis d'une dette a 80% detenue par des entités privées en 2010, a une dette detenue a 80% par des entités publiques en 2014 ?
Quand a Godin, je vous mets au défit de relire ses articles passés et de trouver une prédiction totalement incorrecte : pour le moment, de ce que j'en vois en étant en Grece, il a tout juste ! Retournez donc lire Quatremer et faites nous grâce de vos aneries.
Quand a votre expression "tiers monde" que vous employez avec dédain, la démocratie en Grece existait deja il a 4000ans, a l'époque ou nous n'étions encore que des sauvages.
Réponse de le 27/04/2015 à 18:48 :
Non non, c'est donné, parce qu'évidemment y'a aucune chance que la Grèce rembourse quoi que ce soit, un jour. Techniquement, y'a des intérêts, mais elle est obligée d'emprunter aux créditeurs pour leurs payer des intérêts ça compte pas. Et comme les seuls qui veulent bien prêter de l'argent ce sont les européens...

Et évidemment, c'est brûlé dans par le fonctionnement de l'état grec. Tout comme les milliards d'euros de fonds européens brûlés avant 2010, quand le maquillage des comptes à été révélés. On se demande même comment un aussi petit pays peu consommer autant de liquidité... à part en les brûlant.

Quant à Godin, exemple de la première phase : "Mais les créanciers refusent toujours d'y voir un signe positif..." "Les créanciers". Les créanciers, ce sont ceux qui ont renfloué 4 ou 5 fois la Grèce, qui continuent à y déverser des milliards sans aucun espoir de les revoir...

Et la Grèce a le choix : la porte de l'Europe est grande ouverte, cette dernière s'en remettra parfaitement.
Réponse de le 27/04/2015 à 20:06 :
"Et évidemment, c'est brûlé dans par le fonctionnement de l'état grec."
Pourtant, si vous vous renseignez un peu, vous verrez que seul a peu près 10% de ces sommes arrivent effectivement entre les mains de l'état grec. Le reste finit dans les coffres des banques notamment allemandes et francaises qui ont speculé sur la dette grecque, et perdu. Effectivement je vous l'accorde, cet argent (vos impôts) a été donné. Révoltez vous !
a écrit le 27/04/2015 à 10:56 :
Il faut non seulement que Syriza résiste et faire pour tout pour qu'il réussisse, il faut aussi et surtout garder ce Romaric Godin! Depuis les nombreuses années que je lis la presse, rare ont été des articles si précis et de bonne qualité. Et je ne dis pas ça parce que je soutiens le gouvernement grec, mais parce que ce qui est écrit est .... EXACT!!
Réponse de le 27/04/2015 à 13:47 :
En effet, restaurateur à Athènes mes revenus ont diminués de 90% depuis 2010 dans ces conditions je ne suis pas en mesure de m'abonner, mais dès que les Allemand auront remboursés la Grèce je me ferai un plaisir de le faire.
a écrit le 27/04/2015 à 10:08 :
Donc si la Grèce qui est en situation d'exédent primaire décidait de faire défaut, ce sont plus les créanciers que les grecs qui en souffriraient....
Réponse de le 27/04/2015 à 11:08 :
Exactement. Cette excédent budgétaire pourrait permettre de relancer l'économie, par des investissements publics, embaucher des fonctionnaires avec un salaire augmenter brut de 751€ (au lieu des 586€ actuellement), càd tous le salaire dépenser dans l'économie réelle. Certes, il resterait une dette envers le FMI, car la Grèce ne veut pas de défaut envers le FMI.

Et il faut savoir, qu’on s’est arrangé pour maintenir la résistance le plus longtemps possible (des années), au final, c’est les créanciers qui seront obligés de plier ! Mais pour ça, il faut que la Grèce fasse défaut en juillet.
a écrit le 27/04/2015 à 9:48 :
donc , pour vous resumer : le nouveau gouvernement à fait beaucoup d'efforts , les comptes sont bons , mis à part la dette ...dont le remboursement coute cher ...;
mais alors ? pourquoi les grecques demandent ils encore de l'argent ?
pourquoi en sont ils à vider les reserves des caisses de retraites ?
pourquoi Athenes emprunte aux regions pour boucler les paies des fonctionnaires ?
vous nous citez des reductions de dépenses: très bien , elles font envirron - 1 % ...!
vous nous enfumez mr Godin ? non ?
Réponse de le 27/04/2015 à 12:14 :
L'article de Mr Godin est juste, c'est vous qui l'avez surement mal lu.
La Grece dégage un excedent primaire, cad hors service de la dette. Ce que la Grece demande a l'europe, c'est soit un allegement de la dette, soit une aide financiere pour la payer, le tout pour pouvoir relancer l'économie grecque.
Athenes n'a pas "emprunté" aux regions comme vous dites, mais a fait rappatrier l'argent dans la banque centrale. Argent qui reste disponible pour les differentes entités, mais dont la gestion en cas de sortie de l'euro sera facilité. En gros on appelle ca se preparer au pire.
Pour les reductions, et sous reserve que vos calculs soient justes, j'imagine qu'il faut bien commencer par quelque part, le gouvernement Tsipras est en place depuis 3 mois seulement ...
Réponse de le 27/04/2015 à 14:03 :
Il s'agit ici du renouvellement de certaines tranches de la dette grecque....vous empruntez 1 € pendant xx mois/années et vous renouvellez ce pret lorsque le précédent arrive a maturité ....le problème de la grèce est sa capacité a renouveller ses prets a des taux raisonables (compte tenu du stock total de la dette) ... elle est a 100% dépendante des "institutions" !
Réponse de le 27/04/2015 à 14:19 :
Patrickb, si vous ne voyez pas le changement qui s'opère en Grece depuis plusieurs mois, c'est simplement parce que vous n'habitez pas en Grece ;)
Parce que c'est visible, les exemples ne manquent pas !
Réponse de le 27/04/2015 à 15:12 :
@Fx: 1) j'attend toujours que tu relèves le pari des 500 000 dollars US 2) si tu ne sais pas qu'on peut avoir un compte en USD en Grèce, c'est que tu connais pas grand chose du pays et 3) contrairement à toi, je n'ai pas à faire plaisir à ma copine grecque, donc aucune raison de ne pas dire la vérité :-)
Réponse de le 27/04/2015 à 18:25 :
"donc aucune raison de ne pas dire la vérité"
Pourtant j'en vois une : vous ne la comprenez pas, la vérité.
Réponse de le 27/04/2015 à 18:57 :
@Fx: Y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Tes commentaires sont subjectifs pour aller dans le sens de ta copine grecque, mais n'ont rien à voir avec la réalité sur le terrain :-)
Réponse de le 28/04/2015 à 9:09 :
Mes commentaires vont dans le sens de ce que je vois, vivant pour ma part en Grece, contrairement a vous. Et ma femme n'a pas besoin de ça pour être heureuse. Allez troller ailleurs, vos posts sont juste des mots alignés les uns a la suite des autres, sans aucun sens, sans aucun fondement, sans aucun argument. Par pitié abstenez vous !
Réponse de le 28/04/2015 à 9:11 :
à celui qui m'a repondu en m'expliquant le renouvellement ( 27 04 à 14h 03 ):
essayez donc c'a avec votre banque :
leur demander un pret pour ...remboursercelui que vous a
Réponse de le 28/04/2015 à 9:19 :
à Fx :
1 . la Grece ...degageait ...un excedent : c'est à mettre au passé .
2 . le gouvernement central rapatrie le cash des régions :
en effet , vous avez raison ..ils ne l'emprunte , ils " l'utilisent " .
Réponse de le 28/04/2015 à 11:42 :
Non, vous avez encore une fois mal lu, en gros Tsipras demande aux collectivité de mettre leur argent dans une banque plutôt qu'une autre, ce qui éviterait des problèmes en cas de sortie de l'euro !
Réponse de le 29/04/2015 à 10:31 :
un conseil : diversifiez vos sources d'informations ...
et demandez vous pourquoi ( à moins que vous ne soyez meme pas au courant ) les
Presidents des régions , et la KEDE ( assoc. des maires de Grece ) montent au creneau en cfriant à l'asphixie .
a écrit le 27/04/2015 à 9:37 :
Il serait souhaitable de ne pas confondre l'Europe avec l'Union Européenne et les européens avec la commission de Bruxelles et ses sbires! Merci!
a écrit le 27/04/2015 à 9:22 :
Article tres interessant! Toutefois, Monsieur Godin, il faudrait insister que cette situation n'est pas durable car l'Etat grec a tout bonnement arrête de payer ses fournisseurs au profit de ses creanciers internationaux. Le gouvernement grec doit desaormais revenir a un certain pragmatisme en inversant les priorites en payant desormais ses fournisseurs au detriment de ses creanciers internationaux sous peine de voir son economie se desintegrer et les services publics ne plus être assures.
a écrit le 27/04/2015 à 9:06 :
la grece triomphante a mis a genou l'allemagne, et ca porte ses fruits, grace a tsipras! l'allemagne est exangue, mais l'economie grecque explose ( oui je sais, ca peut avoir plusieurs sens!)
le nombre de fonctionnaires peut donc tranquillement augmenter, payes par les grasses rentrees fiscales plethoriques, y compris dans les mairies...
on dirait pasternak lors de l'avenement de la reussite leninienne des annees 20!!!!
Réponse de le 27/04/2015 à 9:32 :
J'ai beau relire l'article, le mot "allemagne" n'y est absolument pas cité ?
On parle juste d'une maigre réussite du gouvernement Tsipras. Le reste ce sont vos délires anti grece !
Réponse de le 27/04/2015 à 9:52 :
tout à fait d'accord avec vous .
Réponse de le 27/04/2015 à 19:18 :
Tiens, l’aficionado des G.G d’RMC N’est plus en réanimation. ..
a écrit le 27/04/2015 à 8:37 :
la Grèce n'a plus reçu un euro du FMI et des Européens depuis le 14 août 2014 et que, pourtant, le pays s'est acquitté de toutes ses obligations à ce jour.

Vous semblez "oublier" les 110 milliards versés par l'Eurosystème et l'ELA qui maintient ce pays en assistance respiratoire !!

DIRE QUE CE PAYS N'A RIEN RECU DEPUIS AOUT 2014 EST FAUX !!!
Réponse de le 27/04/2015 à 9:24 :
@Livestrong1002, l'ELA est destine aux banques grecques et non a l'Etat grec.
Réponse de le 27/04/2015 à 9:31 :
L'eurosysteme est un mecanisme de supervision, et ELA un mecanisme d'assistance de trésorerie aux banques grecques. Donc rien a voir avec un quelconque prêt au gouvernement. Vous alignez des mots juste pour paraitre cultivé ?
Réponse de le 27/04/2015 à 9:56 :
et alors ?
si l'etat grecque en avait eu les moyens , il n'y aurait pas eu besoin de l'ELA ...
quand l'Europe a debloqué 100 milliards à l'Espagne pour sauver ses banques ,
l'Espagne n' a utilisé que 41 milliards .
Réponse de le 27/04/2015 à 10:01 :
...banques grecques qui rachètent les bons du trésor émis par l´état grec...financement indirect du budget de l´ etat INTERDIT par le traité de Maastricht mis au point entre autres par les lumières grecques...
Réponse de le 27/04/2015 à 10:12 :
@Fx@Yaniv L.L'ELA est détournée par l'Etat grec. Cet argent permet entre autre aux banques grecques d'acheter des Bons à court terme émis par l'Etat pour faire rouler sa dette. Ce fait est vérifié. En cas de défaut, cet argent aura été versé à perte.
a écrit le 27/04/2015 à 8:34 :
"les créanciers refusent toujours d'y voir un signe positif..."
Quel intérêt ont les créanciers à voir la Grèce se redresser ? Comment pourraient-ils pratiquer leurs taux usuriers ?
Réponse de le 27/04/2015 à 11:13 :
a quoi ca sert d avoir des taux d interets tres eleves si votre debiteur fait faillite et ne vous rembourse plus rien ?
A part certains politiciens qui en certes un interet a que Syriza se plante afin d eviter un Syriza chez eux (ex espagne, enetuellement la france avec le FN mais pas la RFA), aucun creancier n a interet a ce que la grece coule car il leur faudra faire une croix sur l argent deja prete!

Les grecs auraient deja eut leur argent sils avaient ete moins provocateurs. on peut pas insulter les gens (rappel du passe nazi de la RFA) et apres leur demander de payer pour vos retraités
Réponse de le 27/04/2015 à 12:41 :
C'est parce que vous ne savez pas comment marche le credit. L'argent prêté n'existe pas, il a été crée a partir d'une simple operation comptable. Ce qui est intéressant pour le prêteur, ce sont les intérêts, qui lui vont directement dans sa poche. En cas de défaut, les creanciers n'ont donc pas grand chose a perdre, sauf leur rente !
Réponse de le 27/04/2015 à 13:40 :
Pour le passé nazi, de l'Allemagne, il me semble que c'est au présent qu'il faut parler, en témoigne la position favorable au national socialisme de l'Union Européenne , et l'UE c'est l'Allemagne (et l'Allemagne c'est les USA, et les USA c'est le régime des banksters) >>l'aide<< de l'UE à l'Ukraine pays qui interdit le parti communiste, élève deux anciens nazis notoire au titre de héros national et place un neo fasciste comme ministre de la défense.

Les grecs n'auraient pas besoin d'emprunter LEUR argent si l'Allemagne avait remboursé l'emprunt obligatoire quelle a imposé à la Grèce.
C'est bien de professer la continuité de l'état c'est mieux de l'appliquer.
Seul les grecs de confession juive ont été indemnisés, est ce à dire que les autres ne valent rien ? Bien sur que non.
Provocateur, les grecs ?
Parce que venir à Athènes en Limousine en écrasant les passants ce n'est pas de la provocation?
Dois je vous faire remarquer que la politique >>libérale<< n'est profitable qu'à 1% de la population et que cela a toujours été ainsi ?
Regardez la situation de l'Amérique latine depuis qu'ils ont envoyé paître le FMI, les gens mangent à leur faim c'est scandaleux non ?
Ici en Grèce nous avons des gens qui mangent 1 fois par jour et parfois pas tous les jours.
En enlevant 100euros par mois aux retraités cela aurait encore pire car un retraité permet à deux trois personnes de manger des pâtes.
Les grecs doivent exiger la restitution et le dédommagement intégral par l'Allemagne, aucun accord n'est passé par le parlement grec l'idée que l'affaire est réglée est une vue de l'esprit.
Réponse de le 29/04/2015 à 17:24 :
un peu de serieux , quand meme :
sans vouloir entrer dans la polemique de " l'emprunt allemand " : regardez simplement les dates concernées ..!
la guerre c'etait 39 / 45 ...nous sommes en 2015 !
vous nous dites finalement , que depuis 70 ans , la Grece attend ?

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