Grèce : la BCE s'est-elle comportée comme un "fonds vautour" ?

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La dette grecque détenue par la BCE est-elle légitime ?
La dette grecque détenue par la BCE est-elle légitime ? (Crédits : Reuters)
La Grèce se démène encore pour pouvoir rembourser le 20 août 2015 son échéance vis-à-vis de l'Eurosystème. Une dette qui a pesé lourd dans les événements récents, mais dont la légitimité soulève beaucoup de questions.

Un des éléments déterminants de l'épilogue de la crise grecque a été la double épée de Damoclès de la dette due à la BCE les 20 juillet et 20 août. Encore à présent, l'échéance du 20 août représente un moyen de pression sur le gouvernement grec qui a contraint le parlement à débattre toute la nuit pour pouvoir obtenir un financement avant cette date.

Ces deux échéances, de 3,2 et 3,4 milliards d'euros représentaient un obstacle absolument infranchissable pour les finances publiques grecques. Mais, alors qu'un défaut sur le FMI était un phénomène connu et documenté (même si l'ampleur du défaut grec du 30 juin était inédite), un défaut sur la banque centrale européenne était un fait inconnu qui aurait posé un défi inédit à la zone euro. Et sans doute la BCE et les dirigeants européens sont heureux de pouvoir éviter un tel incident.

La BCE, créancier principal à moyen terme

Mais à quel prix ? Celui du troisième mémorandum et d'un nouvel épisode de récession pour la Grèce. Car sur les 86 à 90 milliards d'euros prévus par le nouveau plan, près de 13,5 milliards d'euros sont destinés à rembourser le capital des dettes détenues par l'Eurosystème, le système des banques centrales de la zone euro d'ici à fin 2018. La BCE et les banques centrales nationales sont ainsi solidairement les premiers créanciers de la Grèce d'ici à 2020, devant le FMI. Le mémorandum a donc d'abord pour vocation de permettre à Athènes de rembourser l'Eurosystème.

Doute sur sa légitimité

Cette dette est cependant particulière à plus d'un titre. Le comité sur la vérité de la dette publique convoqué par la présidente du parlement grec Zoé Kostantopoulou et dont le rapport préliminaire a été remis le 16 juin dernier, avait émis de sérieux doutes sur sa légitimité et sa légalité. Le coordinateur scientifique, le Belge Eric Toussaint, insiste encore aujourd'hui sur le caractère « illégitime » de cette dette. Il est vrai, que ces créances de la BCE sont très particulières.

Le programme SMP

Cette dette a été acquise sur le marché secondaire dans le cadre du programme SMP (Securities Market Programme) lancé en mai 2010, après la décision de lancer un premier plan de soutien à la Grèce par le conseil européen. Ce programme a duré plus de deux ans et a été stoppé en septembre 2012 avec l'annonce officielle du programme OMT par Mario Draghi. Dans le cadre du SMP, la BCE et les banques centrales nationales ont racheté près de 210 milliards d'euros de titres dont 55 milliards d'euros de titres grecs. Au 7 août 2015, l'Eurosystème détenait encore 130,6 milliards d'euros de titres achetés dans le cadre du SMP, dont 23,5 milliards d'euros de titres grecs.

Le but officiel du programme SMP et son échec

Selon le communiqué de la BCE du 10 mai 2010, alors dirigée par Jean-Claude Trichet, l'ambition de ce programme de rachat était de « faire face au mauvais fonctionnement du marché des titres en améliorant sa liquidité et sa profondeur » et de « restaurer la bonne transmission de la politique monétaire. » De ce point de vue, le programme SMP a lamentablement échoué. Il n'a aucunement empêché la crise de la dette souveraine en Europe qui s'est aggravée à l'été 2011, puis encore au printemps 2012. Ce programme peu ambitieux et peu clair n'a pas permis de contenir la contagion et n'a pas été capable de restaurer l'accès au marché des pays « sous programme », alors même que la condition de son application était une politique de rigueur budgétaire, comme le souligne le communiqué de mai 2010. L'échec du programme SMP - qui est aussi celui des plans mis en œuvre en zone euro à partir de 2010 - éclate au grand jour lorsque Mario Draghi doit le remplacer par une arme autrement plus dissuasive : l'OMT qui prévoit des rachats « illimités. »

L'autre objectif du programme SMP

Pour autant, Eric Toussaint souligne que l'ambition de ce programme n'était peut-être pas celui affiché en mai 2010 par Jean-Claude Trichet : « le programme SMP a surtout permis aux grandes banques de la zone euro de vendre leur dette grecque à bon compte. » Selon lui, la BCE a permis aux banques qui se retrouvaient « coincées » avec des titres grecs sur un marché fermé de trouver preneurs et donc de réduire leur exposition au risque grec. Ceci est cohérent avec les informations parues à l'époque, selon lesquelles les banques avaient réclamé une telle intervention. Le SMP a donc été un des canaux privilégiés par lequel il y a eu un transfert du risque privé vers les institutions publiques. Ceci rendrait la dette détenue par la BCE sujette à caution pour Eric Toussaint. « Il y a un problème de légitimité dans la mesure où cette dette n'a pas été utilisée dans l'intérêt général européen par une institution chargée de le préserver, mais pour un intérêt particulier », souligne-t-il.

L'utilisation du programme SMP pour imposer la politique d'austérité

Rappelons cependant que beaucoup estiment que le sauvetage des banques vis-à-vis du risque grec s'inscrit bien dans la sauvegarde de l'intérêt général. Ce qui, alors, cependant, est contestable, c'est que l'achat et la détention de ces titres a été une véritable arme pour la BCE pour faire pression sur la Grèce et contraindre ses gouvernements à appliquer une politique austéritaire qui, in fine, a réduit le PIB et rendu insoutenable le poids de la dette publique. Ainsi, à plusieurs reprises, la BCE a utilisé la suspension du programme SMP pour faire pression sur l'exécutif grec et l'obliger à appliquer des mesures voulues par la troïka (dont la BCE était membre).

Autrement dit, en considérant même que le transfert de créances privées vers la BCE était légitime, son usage en a été plus que contestable. « On reste frappé par le lien direct entre les conditions du programme SMP et la politique adoptée par la Grèce entre 2010 et 2015 », souligne Eric Toussaint. Pour lui, du reste, la conditionnalité adoptée par la BCE dès le 10 mai dans le cadre du programme SMP est contraire à son principe d'indépendance, puisqu'il fait dépendre une action de la BCE d'une action politique d'un Etat membre. De ce point de vue, la légalité même de cette dette pourrait être discutée.

Le refus de la BCE de participer au programme PSI

Mais cette dette détenue par la BCE est surtout contestable au regard du plan de contribution du secteur privé (appelé en anglais PSI), autrement dit de la restructuration de la dette grecque privée de mars 2012. Cette restructuration prévoyait l'échange des titres existants contre des titres ayant une valeur faciale 53,5 % plus faible. La BCE s'est toujours montrée opposée à cette restructuration et elle a obtenu de l'Eurogroupe qu'elle ne soit pas concernée. La position de la BCE a été d'affirmer qu'elle ne pouvait accepter une restructuration d'une dette souveraine d'un Etat membre qu'elle détient puisque ceci serait contraire à la fois à sa position d'indépendance et à son interdiction prévue par les traités de faire du financement monétaire de la dette publique. La BCE a donc été exemptée de participation au PSI en tant qu'agent « public. »

Une position contestable

Reste que cette position, à l'époque unanimement approuvée ou presque, était fort contestable. En achetant des titres sur le marché secondaire, la BCE agit comme un agent privé : elle touche les intérêts et attend le remboursement du principal. Elle était détentrice de contrats qui ont été touchés par la restructuration lorsqu'ils étaient dans les mains d'investisseurs privés. Et même parfois dans les mains d'investisseurs publics, puisque le fonds de pension grec a été contraint d'apporter ses titres publics dans le cadre du PSI, et a perdu près de deux milliards d'euros dans l'opération. Autrement dit, la justification de la non-participation de la BCE au PSI est très hasardeuse.

Le traitement des Holdouts

En réalité, la BCE s'est comportée comme un Holdout, autrement dit comme un de ces fonds qui refusent la restructuration des dettes publiques. Du reste, pour écarter tout danger de voir contester le comportement de la BCE, la Grèce n'a pas appliqué la menace qu'elle avait formulée avant l'opération PSI de contraindre les Holdouts à une conversion forcée. Selon le comité sur la vérité de la dette publique grecque, les investisseurs qui ont refusé le PSI ont « été remboursés sur la base du montant nominal. » Les fonds du deuxième mémorandum ont donc servi à rembourser les fonds qui ont refusé le PSI et, précise le rapport, « dont beaucoup étaient connus pour être des fonds vautours », ces fonds qui rachètent à vil prix des dettes publiques pour en viser le remboursement au pair. Le rapport souligne qu'entre mai 2012 et la fin de cette année, pas moins de 3,615 milliards d'euros ont été remboursés à ces Holdouts par la Grèce. Du coup, nul ne peut contester l'exigence de la BCE de réclamer à présent le remboursement de sa dette. Pourquoi ne pas la payer lorsque l'on a payé les Holdouts ?

La BCE, un « fonds vautour » ?

Faut-il en conclure, comme Eric Toussaint, que la BCE s'est comportée dans cette affaire comme un « fonds vautour » ? Pour le coordinateur du comité de vérité sur la dette publique, la BCE a utilisé cette créance pour faire pression sur les gouvernements grecs. « A chaque étape de la crise grecque, la BCE a joué un rôle déterminant pour imposer les politiques d'austérité qui ont mené au caractère insoutenable de la dette grecque », explique-t-il. Autrement dit, comme les fonds vautours utilisent leurs titres pour exercer sur les pays émetteurs des pressions juridiques (comme on le constate par exemple avec l'Argentine), la BCE a utilisé les titres acquis dans le programme SMP pour exercer une pression politique sur la Grèce. Même si cette dette n'est qu'une partie des moyens de pression utilisés par la BCE (l'ELA est un moyen bien plus efficace), la dette due les 20 juillet et 20 août a été un élément important du dénouement de la crise actuelle.

La décision de reverser les bénéfices sur la détention des titres grecs

Sauf que, l'Eurosystème a accepté une forme de restructuration. En décembre 2012, la BCE a accepté de reverser les bénéfices réalisés sur la détention des dettes grecques au gouvernement grec. C'est une concession importante. La BCE a en effet racheté des titres dévalués sur le marché à des taux importants. Le remboursement au nominal avec le versement régulier des intérêts permet à l'Eurosystème d'encaisser d'importants bénéfices. Selon l'association Jubilee Debt Campaign, le total des bénéfices réalisés s'élèvera d'ici à 2028, date du dernier remboursement dû, à 22 milliards d'euros.

Un reversement « volontaire » et conditionnel

Cette décision a notamment permis de verser 2 milliards d'euros au budget grec en 2013. Mais cette magnanimité de la BCE a beaucoup de limites : elle est tout d'abord « volontaire », et donc n'est nullement contraignante pour l'Eurosystème, notamment pour les banques centrales nationales dont certaines estiment que ce retour n'est pas légitime. Ce système de reversement n'est donc pas très clair, ni très transparent et l'on ignore si l'ensemble des bénéfices sera reversé effectivement.

Mais surtout, la BCE, n'étant pas contrainte à ce renversement, elle utilise ce « cadeau » comme une autre forme de pression : elle n'a ainsi toujours pas reversé les 1,9 milliard d'euros de bénéfices réalisés sur l'exercice 2014 à Athènes, malgré le besoin criant qu'en avaient les autorités grecques. Bien au contraire, elle a utilisé ce versement comme un moyen de pression supplémentaire, ce qui semble valider le point de vue d'Eric Toussaint.

Une mauvaise affaire pour la Grèce

Enfin, ce système de reversement volontaire ne saurait remplacer pour la Grèce le bénéfice d'une restructuration qui aurait eu lieu en 2012. Ainsi, entre 2012 et 2015, la Grèce a remboursé 29 milliards d'euros à l'Eurosystème, tandis qu'elle « récupérait » 2 milliards d'euros (et peut-être d'ici la fin de l'année 3,9 milliards d'euros). Pour payer la différence, la Grèce a dû s'endetter via le FESF jusqu'en 2054. Il en sera de même à partir de cette année puisque les sommes versées à la BCE le seront grâce aux moyens versés par le MES dans le cadre du troisième mémorandum.

Du reste, la BCE détenait en mars 2012, selon les estimations les plus courantes, 56,2 milliards d'euros de titres grecs. Une participation au PSI aurait réduit la valeur nominale de cette dette de 30,22 milliards d'euros cette dette. On est déjà au-delà de la valeur estimée du reversement. Bref, la Grèce a clairement perdu, politiquement et financièrement, dans l'attitude de la BCE.

Sans doute inattaquable en droit, la position de l'Eurosystème vis-à-vis de cette dette acquise entre 2010 et 2012 est cependant très fortement contestable sur le plan des principes. Le refus de participer au PSI et l'utilisation de cette dette comme un moyen de pression pour mener une certaine politique économique mettent en lumière la très mauvaise volonté et l'approche très biaisée de la BCE dans cette affaire grecque. Autrement dit : loin d'être évidente, le remboursement de la dette due par la Grèce le 20 août était très contestable du point de vue de l'intérêt de la Grèce et de celui des créanciers publics.

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Commentaires
a écrit le 31/01/2016 à 0:20 :
Je suis absolument d'accord : la BCE se comporte en fond vautour. Mais il ne faut pas oublier que la Grèce avait le choix entre 1) quitter la zone euro 2) accepter la situation actuelle.
Je pense que la Grèce aurait dû être exclue au titre des critères défini par dans la zone euro MAIS, en général, cette solution parait encore plus dure pour le peuple grec que la solution actuelle.
Et puis il serait bon de se rappeler que derrière chaque décision pourrie d'un élu, il y a un électeur. J'utilise la crise grecque pour expliquer à mes enfants les conséquences du suffrage universel et les responsabilités qui y sont associées.
a écrit le 17/08/2015 à 15:05 :
Au lieu de se demander si la dette de la Grece est légitime (sic) - comme le fait Mr Toussaint cité dans l'article et membre du comité scientifique d'ATTAC - on ferait mieux de se poser la question de savoir ou l'argent, contrepartie de cette dette, et qui a bien etait injecté dans l’économie Grecque, est allé.

Juste un indice , sur la période 2000-2009 (début de la crise)

* Evolution des dépenses publiques : +129% (soit de 45% a 57% du PIB)

* Evolution du nombre de fonctionnaires : +70% ( 768 000 fonctionnaires en 2009)

Emprunté pour embaucher des fonctionnaires à tour de bras c'est la recette pour être insolvable.

On comprend mieux l'empressement de la France de Mr Hollande (et de Mr Godin) à venir au secours de ce modèle.
a écrit le 17/08/2015 à 10:01 :
Superbe article. Mais je le compléterais en disant que la BCE n'aurait pas pu agir seule. Il y a également la Commission Européenne, le Président des Ministres de la zone Euro et chacun joue un rôle complémentaire. Tous pour un et un pour tous.
La BCE est devenue d'une manière peu démocratique le principal créancier des différents Etats de la zone Euro, la Commission Européenne vote les lois concoctées, par des technocrates d'une intelligence supérieure, lois qui doivent être obligatoirement être appliquées tout de suite même si elles sont irréalistes et le Président les Ministres applique les punitions si les nouvelles lois ne sont pas appliquées et ce sans devoir passer par la justice.
a écrit le 16/08/2015 à 12:41 :
L'emprunt de la Grèce était à rembourser avant 2028, et avec 22 milliards d'euros d'intérêts.
A la place, la BCE permet que ce même emprunt soit à rembourser avant 2054, et sans aucun intérêt moyennant des conditions pour garantir ce remboursement.
Conclusion : la BCE se comporte comme un fonds vautour, puisqu'elle pose des conditions pour garantir ce remboursement.
a écrit le 16/08/2015 à 10:50 :
Sur la base de cette excellente article, je comprends mieux pourquoi il est si difficile desormais d'obtenir le consentement des creanciers pour une restructuration de dettes comme le montre le cas ukrainien. En clair, les creanciers n'ont aucun interêt a une restructuration car dans le cas d'un defaut de paiement, ils obtiendront gain de cause en justice. Face a ces menaces, le debiteur prefere payer sauf dans quelques cas comme le cas argentin. En tout cas sous l'actuelle presidence de Madame Fernandez Kirchner.
a écrit le 15/08/2015 à 17:07 :
Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris. Je résume. La dette grecque, suite à la mauvaise gestion du pays, ne se négocie qu'avec une forte décote, qui intègre un risque de défaut. La BCE rachète un paquet de dette grecque sur le marché secondaire, donc avec décote (i.e. les prêteurs précédents ont perdu de l'argent, bien fait pour eux). Quand ces obligations arrivent à échéance, elles sont remboursées au nominal, donc sans décote et la BCE gagne de l'argent. Mais elle décide de rendre aux Grecs ce bénéfice. Donc pour elle c'est une opération blanche, et pour les Grecs c'est un haïrcut progressif. Au final, ils ont remboursé moins que ce qu'ils avaient emprunte.
Et c'est là que je suis un peu perdu. Mr Godin râle, dit que ce n'est pas bien de partager, que c'est un comportement de fonds vautour, etc...Romaric, expliquez-nous ça encore une fois.
PS je m'apercois que Uaqvvdb développe plus ou moins la même idée. Désolé pour le doublon.
Réponse de le 16/08/2015 à 2:39 :
Effectivement, vous n'avez rien compris! Concentrez-vous quand vous lisez un article, ça nous éviterait de lire vos commentaires. La Grèce a remboursé 29 mds, elle récupérera au mieux 3,9 mds. Comment peut-elle donc avoir remboursé moins que ce qu'elle avait emprunté? Vous avez compris maintenant ou vous faut-il un dessin?
Réponse de le 16/08/2015 à 2:39 :
Effectivement, vous n'avez rien compris! Concentrez-vous quand vous lisez un article, ça nous éviterait de lire vos commentaires. La Grèce a remboursé 29 mds, elle récupérera au mieux 3,9 mds. Comment peut-elle donc avoir remboursé moins que ce qu'elle avait emprunté? Vous avez compris maintenant ou vous faut-il un dessin?
Réponse de le 16/08/2015 à 14:09 :
Bibo:si je rembourse 29 milliards et que j'en récupère 3.9 mds, je n'ai payé que 25.1 milliards de ce que je devais! Il vous faut un dessin?^^,,
Réponse de le 16/08/2015 à 14:39 :
@goléand : C'est en reprenant la phrase de PME que je vous ai confondu. Je voulais tout simplement dire que la Grèce n'a pas été remboursée de la décote, mais juste des intérêts. Donc, la BCE a fait des bénéfices sur les obligations grecques. Et la Grèce a bien remboursé TOUT le capital qu'elle avait emprunté, mais n'a pas versé d'intérêts au final. Il n'y a eu ni haircut ni remise sur le capital.
Réponse de le 16/08/2015 à 23:16 :
@Bibo.
Désole, mais Mr Godin écrit que les bénéfices de la BCE, reversés ensuite à la Grèce, comprennent le versement des intérêts et le remboursement au nominal. Qui dois-je croire, vous ou Mr Godin ? Pour le reste, le goéland vous a répondu.
Réponse de le 17/08/2015 à 8:18 :
@PME : C'est fatiguant, je comprends que ce soit ardu pour vous, mais concentrez vous un tout petit peu! Le nominal étant de 29 mds, les intérêts de 3,9 mds, la Grèce n'a pu être remboursée du nominal. La BCE ayant acheté les titres à un montant nettement inférieur aux 29 mds, elle a bien gardé le bénéfice pour elle. M. Godin ne dit pas autre chose, relisez, concentrez vous surtout!
a écrit le 15/08/2015 à 14:48 :
Les 22 milliards d'euros correspondent à des intérêts qui pourraient éventuellement être obtenus, si le prêt est remboursé..........................................................................................
La Grèce a déjà obtenu ce prêt, mais, en plus, il faudrait que les intérêts de ce prêt lui soient reversés (plutôt qu'à ceux qui prêtent), dès maintenant (plutôt qu'à l'échéance du remboursement de ce prêt), et inconditionnellement (plutôt qu'au regard des reformes effectivement réalisées pour rembourser ce prêt).................................................................
Bref, il faut prêter à la Grèce, il faut payer pour prêter à la Grèce et il faut refuser que la Grèce rembourse ce qui lui est prêté....................................................................................
Sinon, c'est un prêt odieux (contrairement au don qui évidemment, est gracieux).
a écrit le 15/08/2015 à 14:05 :
intéressant comment le milieu financier à un inventé l'osmose entre capitalisme et socialisme.

Les gains sont pour eux et les pertes pour nous, de plus en prenant leurs créances douteuses, nous nous endettons auprès d'eux. Ils ont inventés le mouvement perpétuel et ose nous dire que nous nous réformons pas assez alors qu'ils rejettent toutes règlementation pour éviter leurs abus.
a écrit le 15/08/2015 à 12:15 :
Si << le remboursement de la dette due par la Grèce le 20 août était très contestable du point de vue de l'intérêt de la Grèce >> alors le gouvernement grec doit évidemment le contester pour sauver l'intérêt de la Grèce.

Sinon, ce gouvernement a des intérêts supérieurs à celui de la Grèce : lesquels ?
Evidemment, il est impossible d'imaginer que ce gouvernement se serait corrompu en seulement 6 mois.
a écrit le 15/08/2015 à 10:57 :
Le simple fait que les dettes publiques soient détenues par des acteurs étrangers doit les faire considérer comme illégitimes, contraires aux principes de souveraineté et de démocratie.
"la BCE agit comme un agent privé : elle touche les intérêts et attend le remboursement du principal."Comme les agents privés, la BCE se fout du remboursement du Capital, car il ne lui coûte rien, vu qu'il a été créé à partir de rien. .Ex nihilo diraient certains. Par contre les intérêts sont bien produits par de l'argent créé par du travail. Le remboursement du capital peut attendre l'éternité. Il est d'ailleurs désormais acquis que les dettes en capital ne seront jamais remboursées.
Les institutions financières, banques privées, organisations financières mondiales, européennes sont une plaie par la complexité globale de leur fonctionnement. Une complexité voulue et amplifiée, où l'opacité est la règle, pour toujours le même objectif, renforcer le pouvoir des puissants, asservir les peuples, les dominer, les diviser, les rendre dociles, pour les exploiter. Rien de nouveau, sauf que le processus est industrialisé et plus performant.
Réponse de le 15/08/2015 à 13:22 :
Un peu de logique ne ferait pas de mal.
Expliquez en quoi le fait que la dette publique soit détenu pas des étrangers pose problème.
Ensuite la BCE peut créer de l'argent à partir de rien. Pourquoi le prêter alors?
Elle n'a qu'a se le donner à elle même, je vous assure que les euros, que ce soit ceux du capital ou du travail se dépensent aussi bien.
Ensuite les institutions financières sont une plaie qui nous permet de faire nos achat au quotidien, si vous avez des euros dans votre poche c'est que quelqu'un les a imprimés, si vous payez par carte c'est que votre banque vous la fournit.
Ce système n'a rien d'opaque, les règles qui le régissent sont disponibles et chaque acteur important doit expliquer ce qu'il possède, ce qu'il fait et ce qu'il compte faire.
Certe c'est un système complexe, très technique, mais il s'agit de s'assurer de ne léser personne, et de garantir que la monnaie ne va pas se transformer en vent. Ça implique forcément un haut degré de sophistication.
a écrit le 15/08/2015 à 8:55 :
Quand je lis les commentaires à ce type d'article, je comprends que nous allions droit dans le mur. La plupart se contente de vitupérer contre l'auteur car il ose aller à l'encontre du lavage de cerveau dont ils sont victimes, tout heureux que ce lavage de cerveau soit présenté comme le bon sens, ce bon sens ayant arrivé à leur faire croire qu'il va dans leur pauvre intérêt. Ce fameux bon sens est en échec et ça se voit de plus en plus sur les dernières années et dans tous les pays du monde ? Peu importe pour eux, c'est que l'on n'a pas été assez loin dans ce bon sens. Après tout, ils ne sont pas encore touchés et pensent encore que leur exception provient de leurs capacités exceptionnelles ( démenties pourtant par leur maigre réflexion) et que tous les autres touchés sont soient des fainéants soient des assistés par nature. Il y a de plus en plus de pauvres et de l'autre de plus en plus de millionnaires ? C'est pas grave, on présentera le système comme socialiste. Peu importe la réalité pour ces braves gens. Vous méritez ce qui va vous arriver.
Réponse de le 15/08/2015 à 11:39 :
"lavage de cerveau dont ils sont victimes"
prudence pour vos propos, je ne juge pas encore de l'article que je n'ai pas lu en détail. Par contre Mr Gaudin a eu longue histoire de "lavage de cerveau" voir même de maitre gourou de secte. On a pu suivre pour certains dans ce forum son parcours de réécriture en permanence de l'historie dans les évènements récents sur la Grèce. Sachez que Mr Gaudin n'a jamais écrit et expliqué que le Chaos actuel Grec était du au parti au pouvoir mais a toujours accusé les autres : FMI pour commencer puis les Allemands. Donc, maintenant, un article qui accuse la BCE de fond Vautour je reste perplexe.
Réponse de le 17/08/2015 à 11:01 :
Les détracteurs de Mr Gaudin parlent de "réécriture" et de "gourous de sectes"... C'est le Grand Gignol. Laissons-les se ridiculiser. Ils attendent que la presse, quel que soit son camp, apporte une "vérité" universelle et objective, là où il ne devrait s'agir que d'analyses et de faits leur permettant de juger en leur âme et conscience. On mélange tout... Merci pour cet article, et merci pour ce commentaire. L'Eurosystème, réellement dirigé par le Ministe des Finances allemand, pense que la France aurait bien besoin d'une petite troïka en plus d'une restructuration de son système fiscal. On va bientôt comprendre, en France. Aucun doute là-dessus. Et pour ceux et celles qui lisent l'anglais, voici un article qui donne un ÉCLAIRAGE intéressant sur les négociations de la dette grecque :

http://www.newstatesman.com/world-affairs/2015/07/exclusive-yanis-varoufakis-opens-about-his-five-month-battle-save-greece
Réponse de le 17/08/2015 à 12:08 :
@mekameta
Pour répondre à vos propos. Oui nous sommes nombreux a souhaiter que les journalistes fassent objectivement leur travail. Les articles de Gaudin, ils sont très souvent orientés et peu objectifs.
"L'Eurosystème, réellement dirigé par le Ministe des Finances allemand, pense que la France aurait bien besoin d'une petite troïka en plus d'une restructuration de son système fiscal. "
N'importe quoi ... ce qui est sur c'est que c'est une nécessité pour la France de revenir dans les critères de l'Euro pour y rester. A savoir 3% de déficit maximum et un taux d'endettement à -60 % à terme. Et de fait, la trajectoire actuelle fait craindre le pire et il est souhaitable qu'une réforme en profondeur de notre fiscalité se produise (et surtout de diminution de la dépense publique !!!). Maintenant si nous voulons nous isoler et sortir de l'Euro on peut faire se qu'on veut mais le réveil sera douloureux (surtout pour les plus modestes)..
Réponse de le 17/08/2015 à 12:35 :
@nantes44 : je me demande, et vous demande également, de quel côté se situe donc ce journaliste "orienté et peu objectif". Quel serait donc cette position partisane qui semble déranger tant de monde ici? Quel serait donc son intérêt à simplement donner un autre angle de vue? Le journalisme, je répète ma question, est-il ou non du ressort de l'objectivité absolue (si cela existe)? Les autres points de vue actuels ne sont-ils pas parfaitement partisans, et en l’occurrence du côté d'arguments qui justifient l'aliénation complète de populations entières? Il faut également lire les opinions des journaux britanniques, américains et autres pour entendre d'autres sons de cloches que les douces sirènes des médias français aux ordres (qui viennent justifier des politiques et des pressions proprement inhumaines... mais il faut aller en Grèce pour accepter de le regarder en face). Les industriels français en profitent, c'est certain. Les mêmes industriels qui détiennent la quasi-totalité de la presse. Lavage de cerveau, journalistes partisans, avez-vous dit? Liberté d'expression et liberté de la presse? Soyons sérieux. Quand à la légitimité d'une réforme de la fiscalité française, personne ne dit qu'elle n'est pas nécessaire ou souhaitable. Mais que diront les Français, si sûrs de leur démocratie, quand l'Euro-pouvoir leur dira que tout leur petit confort ne vaut plus rien, ou qu'il faut ponctionner leurs comptes épargnes, ou encore quand leurs impôts - déjà parmi les plus élevés d'Europe - grimperont de manière insoutenable? Ne croyez pas que seuls les plus aisés pourront s'en sortir. C'est infiniment plus complexe que cela.
Réponse de le 17/08/2015 à 12:41 :
@nantes44 : c'est bien connu, quand les journalistes ne disent pas ce que vous voulez entendre, ils disent n'importe quoi. Encore un peu de lecture, cela fera du bien à votre recherche d'objectivité.

http://www.the-american-interest.com/2015/04/19/german-finance-minister-france-needs-a-troika/
Réponse de le 17/08/2015 à 13:59 :
@Mekameta
"et vous demande également, de quel côté se situe donc ce journaliste "orienté et peu objectif". --> Extrême Gauche en France, parti Syriza anti Euro en Grèce.
Vous pourrez trouver de la littérature orientée dans toutes les langues.
Nous critiquons Gaudin pour ses démonstrations observées dans ses articles depuis quelques mois. Alors que tout montrait que la Grèce se dirigeait vers le Chaos à cause de l'arrogance de ses dirigeants devant les créanciers, Gaudin justifiaient cette manière de faire du gouvernement Grec. Quand le Chaos est arrivé, Gaudin argumentait que c'était la faute des autres BCE, Allemagne etc ...
L'histoire est réécrite en permanence.
Maintenant si vous êtes anti Euro, je comprends tout à fait que le Chaos soit apprécié pour essayer de montrer que l'Euro ne sert à rien et conduit au désastre.
"Euro-pouvoir" je ne sais pas ce que c'est, l'Euro a des règles qui ont été acceptées par les pays membre de l'Euro, a savoir ça n'exclut pas la faillite d'un pays et de ses banques. Pour ce qui nous concerne (LA FRANCE) a nous de choisir, prospérité dans une union monétaire avec respect des règles (et donc évolution de notre société) ou isolationnisme avec faillite à la clef (et retour au Franc). Moi je pense qu'on a plus a gagné à être dans un grand marché avec les autres pays Européen que seul et pauvre.
Réponse de le 17/08/2015 à 15:43 :
@nantes44 : en résumé, le problème est avant tout démocratique. Les Grecs ont voté démocratiquement pour ce parti qui était le seul à vouloir lutter concrètement contre l'austérité qui avait déjà bien détruit la vie de beaucoup de gens là-bas (encore une fois, il faut accepter cette réalité humaine et d'après ce que je lis, ce n'est pas gagné...). Ne vous en déplaise, cela reste un choix démocratique, et sans être ni d'extrême-gauche, ni "anti-euro", et quel que soit son opinion, cela DOIT RESTER une chose à respecter absolument. Le gouvernement allemand n'a simplement pas supporté l'affront d'une contestation à cette politique d'austérité qui a rapporté beaucoup, beaucoup d'argent. Et pas seulement à l'Allemagne, mais à la France et surtout, je le répète aux vrais patrons des pays européens : banquiers, industriels. Pendant le processus électoral, avant même les élections, Merkel et Hollande sont allés faire campagne en Grèce contre l'envol de Syriza dans les sondages. Les gens crèvent de faim, des drames sanitaires se font jour dans un pays européen, la population voté démocratiquement pour lutter et il faudrait applaudir les propos et le chantage anti-démocratique de l'Eurogroupe? Non. Certainement pas, quand on a encore un peu de conscience. "C'est à nous de voir", dites-vous? C'est ce qu'ont essayé de faire les Grecs en négociant des termes de remboursements qui resteraient humainement soutenables, mais ils n'y sont pas arrivés. Le chantage bancaire et financier décrit dans l'article les en a empêché, entre autres. Mais ils se sont battus avec courage pour une population qui les a légitimement élus. Pensez-vous vraiment que les gouvernants français (actuels et futurs) n'auront pas retenu la leçon du traitement imposé aux Grecs, quand l'Eurogroupe viendra donner les mêmes leçons à la France? Les Français sont aux ordres et le resteront. Et c'est tout le pays, à la suite du Portugal, de la Grèce, de l'Espagne et de l'Irlande, qui passera à la moulinette d'un système absolument anti-démocratique. Qui que nous élisions à partir d'aujourd'hui, personne ne sera là pour défendre nos véritables intérêts, à vous, à moi et à tous les autres. Croire le contraire, du moins continuer de le croire en gobant tout cru ces discours des médias réellement partisans est d'une dangereuse naïveté.
Réponse de le 17/08/2015 à 16:05 :
@nantes44 : et j'ajouterais que même si l'euro a été accepté avec les règles qui l'encadrent, cela n'est pas censé remettre en cause le système démocratique européen. Ce qui est manifeste et évident, et que beaucoup ne veulent pas voir, c'est la mise en échec cuisante du respect de deux principes fondamentaux de l'UE : la démocratie (et la souveraineté des peuples) et un principe de solidarité entre les peuples. Non seulement nous découvrons que le Chaos (avec un grand C) provient des tréfonds du système européen, notamment toute cette dimension opaque qu'aucun citoyen n'a jamais élu, de près ou de loin, mais que l'UE ne veut pas spécialement le bien de certaines populations qui se souhaiteraient légitimement (et démocratiquement, je le répète) résister. Le ministre des finances allemand n'a que faire de la démocratie (lisez le premier article que j'ai posé ici) qui le gène plus qu'autre chose, et il ne s'en cache pas. Cela fait bien longtemps, trop longtemps que la machine européenne n'est plus aux mains des populations et que personne n'a réellement son mot à dire. Réveillons nous. Accepter les règles de l'euro ne signifiait certainement pas suivre aveuglément les nouvelles règles réécrites en cours de route par des banquiers, des industriels et des lobbies qui mettent la main sur le bien commun des peuples européens. Faut-il accepter d'affamer des pays entiers pour respecter des règles qui ne s'appliquent pas de manière cohérente pour tous? Pourquoi l'Allemagne reste-t-il le seul pays à ne pas régler ses dettes? Dont certaines datent de la seconde guerre mondiale? Deux poids, deux mesures. Il n'est pas question d'être pour ou contre l'euro. Mais d'être pour ou contre un système opaque, absolument mafieux, qui favorise les plus puissants et vide les poches des pauvres. Saviez-vous que la Grèce était, il y a encore 6 ans, un des pays les plus avancés en obstétrique et en néo-natalité? Aujourd'hui, des femmes meurent en couches dans les hôpitaux grecs. Le cynisme doit-il aller jusque là pour "punir" un peuple, quelles que soient les raisons? La question n'est pas d'être "pour" ou "anti", mais de prendre un peu conscience des raisons qui ont poussé une population conservatrice à voter contre ses propres orientations politiques. Le désespoir. Tsipras et Varoufakis seront reconnus pour leur courage, cela ne fait aucun doute.
Réponse de le 17/08/2015 à 16:40 :
@mekameta
"Les Grecs ont voté démocratiquement pour ce parti qui était le seul à vouloir lutter concrètement contre l'austérité"
Oui c'est bien la cas, par contre Syriza a trompé ses électeurs en laissant croire qu'on pouvait rester dans l'Euro sans rembourser ses dettes et se reformer en profondeur ... et surtout joué avec les créanciers avec son ex ministre des finances spécialiste de la théorie des jeux (qui voulait tirer le maximum d'argent aux autres pays européens avant de faire défaut ---> A vous et à moi, aux Allemands et aux autres pays européens...).
Pour finir, Syriza a lancé un référendum ambigu en pleine négociations avec les créanciers pour savoir si il fallait dire oui ou non aux propositions des créanciers et en appelant à dire non. Alors que la réponse est non et bien qu'implicitement ça signifie la sortie de la zone euro suite à la faillite de l'état Grec et de ses banques, voila que le pouvoir de peur des conséquences qu'il a lui même provoqué accepte tout !!!
Vous pouvez toujours dire que c'est les Allemands qui font du chantage moi je ne le crois pas .... Syriza a joué au poker avec l'ensemble des Européens et des autres pays du monde (à travers le FMI) provoquant ruine et désastre dans l'économie Grec. Si vous vous moquez de la finance, la finance ne se moque pas de vous et tôt ou tard votre créancier sera vous retrouver. N'oubliez pas que si il y a un emprunteur et une banque qui prête, c'est bien l'emprunteur qui demande de l'argent et pas la banque qui force l'emprunteur à emprunter. Alors si les Grecs décident de vivre au dessus de leurs moyens ce ne sont pas les autres qui en portent la responsabilité.
Réponse de le 17/08/2015 à 17:20 :
@nantes44 : Donc, tout va bien, rassurez-vous : la Grèce crève de faim et les autres pays en profitent. Combien de milliards d'euros économisés par l'Allemagne depuis 6 ans? Et combien gagnés par les industriels français, allemands, américains et chinois? Ce n'est pas grave, ils l'ont bien cherché en "vivant au-dessus de leurs moyens"? C'est bien ça. Oui, je pense que j'ai bien compris. Nous verrons d'ici quelques temps, et rapidement encore, ce que ces vertueux créanciers vous apporteront de bon et comment vous les remercierez. Mais pour le moment, le cynisme est à son comble et le bon sens français se gargarise. Normal que nous en soyons là quand on lit ce type de discours sans aucun sens moral, sans aucune humanité ni aucun respect des "valeurs" européennes. Mais ce qui m'amuse déjà, c'est que cette absence de solidarité est déjà en train de se retourner contre les peuples qui jugent les Grecs (les Espagnols, les Portugais, les Italiens et les autres) comme des bons-à-rien qui méritent leur misère. Ne prenez pas la peine de répondre, je pense que votre propos est parfaitement clair. Lisez donc l'article, au moins. Vous verrez que répéter des mensonges, même des centaines de fois, ne rend pas ce scandale plus acceptable. Bravo à La Tribune de permettre à Monsieur Godin d'apporter un éclairage documenté et réellement riche dans ce brouillard médiatique. Cela permet encore à certains de s'informer et de se regarder dans une glace.
Réponse de le 17/08/2015 à 17:21 :
@makameta
je ne peux pas tout suivre toute vos remises à jour mais
"Pourquoi l'Allemagne reste-t-il le seul pays à ne pas régler ses dettes? Dont certaines datent de la seconde guerre mondiale?"
--> Parce que vous vous faites un amalgame de ce qui n'est pas comparable. La dette allemande résultait de dommage de guerre !!! LA comparaison est étrange avec la dette Grecque ... si vous voulez faire payer pour les dommages de guerre vous pouvez aussi faire payer la France pour les campagnes de Napoléon !!
Pour ce qui me concerne je ne suis pas prêt à payer les 800 € que j'ai prêté à la Grèce à travers les fonds prêtés par la France aux travers des organismes européens à la Grèce et je pense que c'est le cas de beaucoup d'autres Français qui n'ont probablement pas les moyens de le faire.
Réponse de le 17/08/2015 à 17:42 :
800 euros???? C'est le dernier chiffre en date annoncé à la télévision? Ce serait drôle si beaucoup de personnes comme vous n'y croyaient pas... Vous parlez également de désastre et de chaos causés par Syriza, mais ce gouvernement n'est pas en place depuis un an, alors que les désastres sanitaires se développent depuis au moins 5 ans... Le Grand Guignol de la désinformation continue. Si vous aviez lu ce très bon article, vous auriez peut-être compris que c'est l'Eurogroupe et compagnie qui jouent au poker. Le gouvernement grec a fait de nombreuses propositions pour régler la dette tout en essayant de stabiliser une situation intenable pour la population. Le dialogue n'a tout simplement pas eu lieu... Il n'a pas seulement été question de "négocier", mais d'affaiblir un peuple tout en effrayant les autres. J'imagine que vous êtes le type de personne qui fera la révérence aux puissants de ce monde quand ils vous prendront tout ce que vous avez, à vous aussi, sous n'importe quel prétexte. Ne venez pas pleurer et rappelez-vous de ce moment où nous aurions dû TOUS soutenir nos voisins... En ce qui concerne la dette de l'Allemagne, votre propos ne tient pas la route : vous vous gargarisez du bon droit des prêteurs. Une dette n'a pas de date de péremption, si l'on suit pourtant votre logique. C'est toute la différence entre réfléchir par soi-même, avec des informations variées et documentées, et être abreuvé de mensonges toute la journée... Cela permet notamment de rester cohérent. A bon entendeur.
Réponse de le 17/08/2015 à 22:04 :
@makameta
les 800€ sont la somme des engagements Francais dans les diverses organismes FMI fond de stabilité etc ... qui ont prété à la Grèce divisé par le nombre de Francais (en janvier 2015). N'oubliez pas que ce sont les européens et le FMI qui couvrent les prêts Grecs aujourd'hui et je fais parti des personnes qui pensent qu'il aurait peut-être mieux fallu que la Grèce fasse défaut "proprement" lors de la précédente crise géré sous/par Sarkozy (car c'est lui qui a poussé pour impliquer les instances europééenne dans le rachat des créances Grecques qui étaient détenus par des fonds privés en majorité à l'époque). Pour la même raison, je pense que la mise en Chaos actuel de la Grèce (je parle de celle que l'on vit actuellement puisque la Grèce repartait mi 2014) et qui est de responsabilité de Syriza, parti démocratiquement élu, ne devrait pas nous conduire à nous impliquer plus dans un sauvetage qui est déja compromis. Je n'ai pas confiance en Syriza, et tout particulièrement du maitre de la thérie des jeux Yanis Varoufakis qui a conduit a ce désastre actuel (porojection de croissance 2015 à -2.5 % ...)
Maintenant je pense qu'il va etre difficile de discuter avec vous, car vous expliquez qu'en Grèce malgré une situation difficile ca commencait à repartir mi 2014. Qu'il fallait encore faire des réformes pourtant évidentes (réforme des retraites, TVA) pour continuer à équilibrer la dépense publique et alors discuter avec les créanciers pour renégocier la dette. Syriza a fait tout à l'envers, mis son pays dans le Chaos, perdu la confiance d'une grande parti des peuples d'Europe (et oui ... vous oubliez ce détail). Maintenant qu'une partie des Grecs et que quelques "bobos" utopiques de gauche pense que le malheur des Grecs est provoqué par les financiers "fonctionnaire" Européen cela est vraiment attristant. De même comparer les créance de réparation de guerre de l'Allemagne Nazie avec les créances de la Grèce est absurde. Plus d'un Allemand qui vous lit doit regreter d'avoir impliquer leur pays dans les plans d'aide en 2010/2011 aux Grecs.
Réponse de le 18/08/2015 à 9:37 :
@mekameta
Vous qui me parlez de lecture de la presse Anglaise et de Poker. Je ne vous ai jamais entendu parler du maitre de la théorie des jeux Yanis Varoufakis (les articles abondent en langue Anglaise)
Et pourtant, c'est bien ce qui s'est passé dans les négociations entre les autorités Grecques et les créanciers, poussant certaines personnes a ne plus supporter Varofaski. Largarde a du prononcer le mot "Gamin". Vous me parler de Guignol de la désinformation, force est de constater que votre argumentation est tout comme Godin orienté, déformant la réalité de c'est qui s'est passé devant nos yeux. Il n'y a pas de solidarité possible sans confiance envers son voisin, une grande partie de l'Europe a compris cela manifestement pas vous.
a écrit le 14/08/2015 à 21:44 :
@bruno_bd 14/8 20:11
Depuis 1974, les acheteurs (Français et Etrangers) d'OAT Françaises ont déversé
E 2 000 Mlds à la France. Ces porteurs d'OAT sont-ils responsables de la "mauvaise" gestion de cet argent facile qui a permis de boucler les budgets ?
J'écris "mauvaise" par facilité: c'est beaucoup plus compliqué...
Cordialement
Réponse de le 15/08/2015 à 12:03 :
Je parlais de SUBVENTIONS européennes, pas de prêts. Et oui, je pense que l'endettement bon marché qui a résulté de l'adoption de l'€ a poussé certains gouvernements (dont les gouvernements français successifs depuis les années 2000) à la facilité des déficits budgétaires.
Réponse de le 15/08/2015 à 13:09 :
@bruno-bd
Veuillez m'excuser: je me suis mal exprimé. Je suis d'accord avec vous. Je voulais juste ajouter que l'argent facile c'est la même chose partout et en particulier en France. Avant l'Euro, c'était facile car c'est l'inflation qui remboursait en partie. Dans un monde sans inflation, c'est beaucoup périlleux.
Cordialement
a écrit le 14/08/2015 à 20:36 :
Que la BCE soit ou ne soit pas un fonds vautour, la Grèce et les Grecs, mais aussi les pays européens qui ont été obligés de faire des efforts, demanderont un jour des comptes à la France qui a profité à plein de la baisse de ses taux d'intérêt tout en continuant à augmenter sa dette et ses déficits budgétaires... On ne peut pas éternellement jouer sur les deux tableaux, même si tant qu'on gagne on joue.
a écrit le 14/08/2015 à 20:18 :
Poser la question, c'est y répondre
a écrit le 14/08/2015 à 20:17 :
La BCE a lancé un programme de rachat de créances illiquides ou douteuses auprès de toutes sortes de banques européennes dont une minuscule minorité des grecques, ce qui a permis d'injecter des dizaines de milliards par mois dans la zone euro. Le but était d'alléger le fardeau des banques et de faire baisser l'euro, ce dont tout le monde s'est félicité. Et la BCE va continuer à prêter des fonds à la Grèce.
Lorsque un fonds vautour rachète une créance à prix cassé, c'est pour attaquer le mauvais payeur dans l'espoir de lui arracher un paiement forcé par voie de justice.
Comparer la BCE à un fonds vautour n'a aucun sens.
a écrit le 14/08/2015 à 20:07 :
C'est surtout la commission sur la légitimité de la dette, totalement partisane, dont la légitimité est douteuse.
Réponse de le 14/08/2015 à 20:57 :
La légitimité de cette commission est aussi "légitime" que celle des ordo libéraux allemands. Ses prises de position ont le mérite de permettre de débattre, ce qui constitue l'apanage de nos régimes démocratiques.
Réponse de le 15/08/2015 à 12:06 :
@Philric : à ceci près que les ordolibéraux allemands ont prouvé la validité de leurs thèses par la remise en bon ordre de l'économie de leur pays. La preuve par les faits, il n'y a que ça de vrai.
a écrit le 14/08/2015 à 19:52 :
De l 'argent a t-il été prêté à la Grèce. Oui.
A t-il été versé effectivement à la Grèce ? Oui.
Je ne vois pas en quoi tous ces prêts seraient illégitimes.
Si les anciens prêts sont illégitimes, pourquoi la Grèce accepte t-elle encore de discuter du prêt de E 80+ Mlds qui est en cours de discussion ? Dans trois ans, monsieur Eric Toussaint (qui paie des impôts dans son pays donc qui contribue au nouveau prêt) écrira qu'il a prêté de l'argent de façon illégitime !
C'est comme si la France disait aux porteurs des OAT: le prêt que vous m'avait fait en achetant les obligations que j'ai émises est illégitime.
Prendre BCE (mais aussi par ricochet les Etats ZE) pour des fonds vautours est un peu déplacé.
Cordialement
a écrit le 14/08/2015 à 19:16 :
Bon, je vais prendre la peine de lire l'ensemble de l'article mais rien que le titre ...
Grèce : la BCE s'est-elle comportée comme un "fond vautour" ?
Ca me fait craindre le pire comme souvent chez Mr Godin. Je rappelle que c'est la France et Sarkozy qui a imposé à l'Allemagne certains dérèglements aux règles de la (inscrit lors de la mise en place de l'Euro) pour sauver la Grèce (et aider l'Espagne, le Portugal, l'Italie) lors du deuxième plan, cet article et son titre me faire craindre le pire.
a écrit le 14/08/2015 à 18:53 :
Illisible
Réponse de le 14/08/2015 à 20:58 :
Difficile, mais pas illisible. Accrochez-vous, cela en vaut la peine.
Réponse de le 15/08/2015 à 0:45 :
Prévisible surtout. M. Godin présente toujours des thèses pro-grecques. Il va repêcher une commission "indépendante" et un "expert" international qui ont été choisis pour faire plaidoyer pro-domo pour la Grèce. Si les européens n'avaient pas aidé la Grèce, celle-ci aurait été très mal. Elle se fait prêter de l'argent à un taux effectif de zéro. On pinaille pour expliquer que ce n'est pas assez, qu'il faudrait que ce soit inscrit dans le marbre. Un tel parti pris, c'est impressionnant.
a écrit le 14/08/2015 à 18:48 :
Une dette ne devient pas illegitime parce qu'elle est détenue par un fonds vautour. Il faut demander aux argentins, divers tribunaux US sont en train de le leur apprendre. A part ça, tout le monde sauf Mrs. Godin et Toussaint sait que la seul moyen d'échapper à la pression exercé par des créanciers est le défaut, solution soigneusement évité par les Grecs parce qu'ils savent que les consequénces seraint nettement pire que les mémorandums.
a écrit le 14/08/2015 à 18:35 :
On va finir par nous faire croire que l'UE est responsable de la gestion irresponsable des gouvernement grecs. Si la Grèce s'est ruinée en 2009 en devenant le quatrième importateur d'armes au monde alors que personne ne la menaçait et qu'elle était sous parapluie OTAN, l'UE n'en est pas responsable !!!!
Réponse de le 14/08/2015 à 20:11 :
Depuis son adhésion en 1980 l'UE a déversé des centaines de milliards sur la Grèce sans réelle exigence sur la façon dont cet argent était utilisé et a donc habitué la Grèce à l'argent facile et sans efforts. C'est en ce sens que l'UE peut être jugée responsable...
Réponse de le 15/08/2015 à 8:17 :
Mario Draghi, vous connaissez ? Quel était son rôle au moment de l'entrée de la Grèce dans l'UE ?

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