• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieUnion européenne

Grèce : la dangereuse ambiguïté des "réformes"

Photo de Romaric Godin

Romaric Godin

Publié le 20 mars 2015 à 15:41 - Mis à jour le 20 mars 2015 à 15:58

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

  • 6

    Mondial 2026 : Dix buts et une défaite pour finir

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Tout le monde, Grecs et Européens, veut faire des réformes. Mais la conception de ces réformes est opposée. La stratégie européenne consiste à jouer la montre pour imposer sa définition...

La langue, c'est bien connu, est chose vivante. Les mots ont des vies : certains meurent, d'autres naissent, d'autres encore changent de sens comme les êtres humains peuvent parfois changer de sens, d'autres encore sont à certaines époques dans toutes les bouches, puis passent de mode jusqu'à être oublié. Le mot du moment, celui qui domine notre belle époque, est indubitablement « réformes », au pluriel. Tout le monde en parle, surtout les économistes, les journalistes et les dirigeants politiques, mais il est devenu si populaire qu'il s'est rapidement diffusé dans le reste de la population.

Pourtant, comme souvent avec les mots à la mode, on peine à trouver un sens précis à ce mot. Que sont-ce donc que « ces réformes » ? On les sait éminemment « nécessaires », on peut préciser ce qu'elles concernent, souvent le « marché du travail » ou « les retraites » ou « la fiscalité », mais on est souvent bien en peine de donner un contenu précis et constant. Les « réformes » semblent désigner une entité étrange, incertaine, fuyante et mouvante.

Les deux « réformes »

Aussi pourrait-on presque considérer que la crise grecque qui s'est ouverte avec la victoire de Syriza entre Athènes et les gouvernements de la zone euro n'a tenu qu'à cette question a priori de vocabulaire. Tout le monde, le nouveau gouvernement grec comme les membres de l'Eurogroupe, voulaient faire des « réformes. » L'ennui, c'est que nul n'était d'accord sur ce dont il s'agissait, au fond. En Grèce, les réformes visées étaient le rééquilibrage de l'effort fiscal, la reconstitution du tissu de PME détruit par la crise, la remise sur pied, dans un cadre budgétaire maîtrisé, d'un Etat providence comprimé sévèrement par l'austérité et, pour finir, la fin du clientélisme politique et économique. Ces réformes pouvaient très bien être jugées « structurelles. » Du côté européen, on avait une vision des « réformes » qui consistaient à assainir davantage les comptes publics et sociaux et à améliorer la compétitivité, principalement par une poursuite de l'abaissement du coût du travail.

L'incertitude de l'accord du 20 février

Dès lors, donc, que l'on se contentait d'en demeurer à la volonté de réformes, chacun était d'accord et pouvait se féliciter de cet accord. Mais dès lors qu'il fallait en venir aux détails, autrement dit à donner une définition précise aux « réformes », tout était beaucoup plus difficile, voire impossible car on en revenait à la divergence précitée. C'est tout le drame du fameux accord du 20 février sur lequel Grecs et Européens patinent depuis un mois. Cet accord ne réglait rien quant à cette divergence sémantique. Il se contentait de souligner que « les autorités grecques exprimaient leur engagement à une large et profonde réforme structurelle visant à améliorer durablement les perspectives de croissance et d'emploi. » Tout le monde ne pouvait qu'être d'accord avec une telle affirmation, mais chacun pouvait mettre dans ces réformes ce qu'il voulait. D'autant que l'accord ne ménageait pas les ambiguïtés, donnant raison parfois à la Grèce pour « mettre en place les réformes qui ont longtemps été en suspens pour combattre la corruption et l'évasion fiscale et l'efficacité du secteur public », tout en affirmant ailleurs que la Grèce devait réaliser des réformes « sur la base des accords actuels. »

L'enjeu de la définition

Depuis un mois, donc, chacun va dans le sens de sa propre définition des réformes. Et voilà pourquoi la situation est bloquée. L'enjeu des discussions n'est donc autre que de donner un contenu précis à ce terme de « réformes. » Cet enjeu ne se limite cependant pas à une simple question lexicographique. C'est aussi une importante question politique. Si le contenu du mot « réformes » peut être récupéré par un gouvernement voulant rompre avec l'austérité, alors son sens change et ne peut plus être utilisés pour justifier la politique de compétitivité coût qui reste centrale dans la zone euro. A cela s'ajoute le fait que, et c'est le nœud du drame, les deux parties estiment que les deux définitions des « réformes » s'excluent l'un l'autre. Les Grecs considèrent que les réformes demandées par les Européens replongent le pays dans l'austérité, ce qui rend leurs réformes inutiles. Les Européens jugent que les réformes des Grecs sont coûteuses et inutiles et réduisent l'impact de « leurs » réformes. D'où le refus sec des Européens d'accepter la loi sur l'urgence humanitaire cette semaine, un refus non motivé sur le plan budgétaire, mais qui l'est sur le plan politique.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Les Européens jouent la montre

Dans ce contexte, les Européens, persuadés que les Grecs n'iront pas jusqu'à sortir de l'euro, ont décidé clairement de jouer la montre. Les Grecs ont remis le 23 février, puis le 6 mars, des listes de réformes assez étoffées (comme elles peuvent l'être après quelques semaines de pratique du pouvoir) et conformes dans l'esprit des dirigeants athéniens aux textes du 20 février, puisque visant à améliorer la croissance à long terme et à lutter contre l'évasion fiscale et le clientélisme. Mais l'Eurogroupe a fait mine de rien voir, puisque « ses » réformes n'étaient pas incluses et que les priorités grecques s'opposent dans leur esprit aux leurs. La stratégie européenne a donc consisté à contraindre, par une puissance extérieure - celle de la menace de la faillite et de la crise bancaire - les Grecs a adopté leur propre définition des « réformes. » Le mouvement le plus subtil consistant à reporter sur les Grecs toute la responsabilité de l'échec, précisément grâce au flou du terme « réformes. » D'où les déclarations de Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, voici deux semaines et de François Hollande, à l'issue du « mini-sommet » du 19 mars, que l'on avait « perdu du temps. » Autrement dit, tant qu'Athènes continuent à présenter de « fausses réformes », on fait comme si la Grèce n'avait rien fait. Et tout le monde veut bien le croire.

Faire accepter par ses adversaires sa définition des réformes

Dans ce contexte, ce « mini-sommet » n'a rien réglé. Alexis Tsipras s'est engagé, selon le communiqué, à « présenter une liste de réformes spécifiques. » Dès lors deux possibilités se présentent à lui : soit il propose des « réformes » conformes à ce qu'entendent les Européens, donc il revient à une forme d'austérité, et il obtient l'argent qui lui évitera la faillite ; soit il revient avec une liste de réformes proches du programme de Syriza et les Européens jugeront encore que la Grèce fait preuve de mauvaise volonté. Toute la stratégie européenne réside dans cette subtilité : il faut contraindre la Grèce à accepter « volontairement » des réformes dont elle ne veut pas. Autrement dit, il faut que le nouveau gouvernement se plie aux volontés européennes, mais en présentant ces mesures comme le fruit de sa propre volonté. Tant que cela n'aura pas eu lieu, la situation de la Grèce restera bloquée.

Ambiguïté maintenue

À lire également

  • Grèce: Tsipras s'engage à accélérer les reformes
  • Grèce : l'apprenti-sorcier Jeroen Dijsselbloem
  • Grèce: le Parlement vote une première loi contre la pauvreté
  • Grèce : ce que révèle le refus de Bruxelles de traiter l'urgence humanitaire

De fait, ce mini-sommet a maintenu l'ambiguïté. Alexis Tsipras a affirmé que ses partenaires ne veulent pas la réalisation des objectifs de la troïka sous l'ancien gouvernement. Mais ces mêmes partenaires affirment vouloir la réalisation de l'accord du 20 février et, sans doute entendent-ils par-là, la mise en place de réformes « dans le cadre des accords actuels », donc de ceux qu'on appliqué le précédent gouvernement... La confusion est à son comble. Pour le moment, les Grecs peuvent considérer qu'ils gardent la main en maintenant la possibilité de définir leurs propres réformes, donc leur refus de l'austérité réaffirmée par Alexis Tsipras. Mais cette réalité est de plus en plus fictive. Et le temps, on l'a vu, jouent contre eux. Et, l'argent manquant, la stratégie européenne d'imposer leur définition des « réformes » avec la sanction du gouvernement grec, pourrait bien s'imposer. Cette définition n'est finalement rien d'autre que celle que donnait le premier dictionnaire de l'Académie en 1694 : « le rétablissement dans l'ancienne forme. »

Romaric Godin

Sur le même sujet

À Kiev, les manifestants font entendre leur mécontentement face aux décisions récentes de Volodymyr Zelensky, ayant notamment entraîné le limogeage de Mykhaïlo Fedorov

« Rendez-nous Fedorov » : en Ukraine, la colère gronde après l'éviction du ministre de la Défense par Zelensky

En limogeant cette semaine Mykhaïlo Fedorov, le président ukrainien a déclenché une crise politique majeure. Saura-t-il calmer la colère ?

Premium
Politique internationale
82 Rue de Tolbiac, Paris : Tolbiac- Opération de surélévation en milieu occupé d’un foyer de travailleurs migrants. Réhabilitation de 184 chambres et création de 70 logements supplémentaires + une maison relais. Ajout de 2 niveaux sur le bâtiment R+5...

Crise du logement : le Conseil de Paris vote le doublement de la taxe sur les logements vacants

En doublant la taxe sur les logements vacants en 2027, comme la loi le lui permet depuis l’adoption du budget 2026, la mairie de Paris espère récupérer 20 000 logements à la location ou à la vente. « Du matraquage fiscal », accusent les élus d’opposition de droite.

Immobilier
Trans-Alaska Pipeline (Photo d'illustration)

Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

Le gouvernement panaméen a annoncé son objectif de détenir 100 % de Petroterminal, aujourd'hui copropriété des Américains. L'Autorité du canal de Panama, une institution autonome de l'exécutif, prévoit par ailleurs d'entamer en 2027 la construction d'un gazoduc de 77 kilomètres.

Politique internationale
Des habitants du Venezuela mènent une opération de recherche et de sauvetage à La Guaira (Venezuela) le 28 juin 2026.

Logement, infrastructures, services publics : le Fonds monétaire international (FMI) débloque 346 millions de dollars pour la reconstruction du Venezuela

Le bilan des séismes au Venezuela a dépassé vendredi les 5 000 morts, un chiffre toujours provisoire trois semaines après la catastrophe qui a laissé des milliers de personnes sans abri, alors que Caracas a obtenu une enveloppe du FMI pour financer la reconstruction.

Politique internationale
Le logo de Polymarket apparaît dans cette illustration prise le 22 avril 2026.

Jeux d'argent illégaux : l'ANJ ordonne le blocage de Polymarket, le géant des paris prédictifs

L'ANJ a ordonné le blocage de cette plateforme de paris décentralisée Polymarket, accusée de promouvoir des jeux d'argent illégaux. Malgré son succès mondial et ses levées de fonds, ce site fait face à une régulation croissante.

Économie
La France affiche une inflation à 2 % en juin, loin des 2,8 % de la zone euro. Ce décrochage, lié à l'énergie, offre un avantage aux entreprises et un répit au pouvoir d'achat. Mais cette accalmie est fragile et ne garantit pas une exception face aux...

Inflation : la France à 2 %, la zone euro à 2,8 %, un avantage national sous la surveillance de la BCE

La France se démarque en juin avec une inflation à 2 %, bien en deçà de la zone euro (2,8 %). Ce ralentissement, dû à l'énergie, allège la pression sur les entreprises et le pouvoir d'achat. Un avantage relatif qui ne change pas la donne monétaire, la BCE, qui doit rendre ses décisions de politique monétaire jeudi 23 juillet, restant vigilante.

Premium
Finances Publiques
Le massif du Vignemale, plus haut sommet des Pyrénées françaises, en juillet 2026.

Comment l'Agence des Pyrénées accompagne les transformations économiques du massif

Cet acteur atypique du développement économique et touristique soutient les communes, associations et entreprises des cinq départements pyrénéens face aux mutations climatiques et économiques.

Premium
Consommation
Nice est la destination la plus visitée de France, après Paris.

Investissement : à Nice, l’hôtellerie locale fait de la résistance

Nice et la Côte d’Azur n’attirent pas que les touristes. La destination apparaît résolument attractive pour les investisseurs qui trustent les investissements hôteliers, en particulier haut de gamme et très haut de gamme. Mais les opérateurs locaux n’ont pas dit leur dernier mot…

Premium
Économie