Grèce : le Parlement vote une première loi contre la pauvreté

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Le texte prévoit la fourniture d'électricité gratuite, de bons d'alimentation, de transports et de soins gratuits pour les plus démunis.
Le texte prévoit la fourniture d'électricité gratuite, de bons d'alimentation, de transports et de soins gratuits pour les plus démunis. (Crédits : Reuters)
Le parlement grec a voté mercredi les principes de la première loi du gouvernement Tsipras, visant à lutter contre l'urgence humanitaire. Selon la presse britannique, la Commission européenne aurait tenté de s'opposer à cette initiative "unilatérale".

Les pressions de Bruxelles n'ont pas arrêté l'exécutif et les députés grecs. Le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras a en effet fait quand même adopter mercredi 18 mars par le parlement la première loi de sa mandature consacrée à un paquet de mesures sociales en faveur des plus démunis frappés par la crise.

La loi a été votée dans ses principes par les 149 députés Syriza et ses 13 alliés des Grecs indépendants, mais aussi par les partis conservateur Nouvelle Démocratie et socialiste Pasok. Le texte, qui prévoit la fourniture d'électricité gratuite, de bons d'alimentation, de transports et de soins gratuits pour les plus démunis, doit encore faire l'objet d'un vote article par article dans la journée.

"Pas peur"

Alors que les relations sont tendues entre Athènes et ses créanciers, qui cherchent un nouvel accord sur le déblocage de fonds à la Grèce, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a livré un discours très offensif avant le vote de la loi.

"Certains technocrates essaient de nous effrayer avec des ultimatums", a déclaré le Premier ministre, selon lequel sa majorité élue le 25 janvier a dû affronter "50 jours de menaces". Il a affirmé que son gouvernement n'avait "pas peur".

"Certains nous ont demandé de geler ces lois, mais nous répondons en procédant au vote de ces lois", a-t-il renchéri.

Le gouvernement grec a vivement réagi depuis mardi soir à une information de presse selon laquelle le représentant de la Commission européenne au sein des créanciers, Declan Costello, a demandé des "consultations" avant le vote de loi. Faute de quoi, semblait dire Declan Costello, la Grèce agirait de manière "unilatérale".

"Nous ne sommes pas la continuité des gouvernements précédents"

"Nos partenaires commencent à nous connaître aussi et à savoir que nous ne sommes pas la continuité des gouvernements précédents, ils ont dû être déçus, c'est sûr", a noté Alexis Tsipras.

Le Premier ministre s'est dit toutefois "ouvert aux propositions à l'intérieur et l'extérieur du pays", et désireux de "respecter l'accord du 20 février" avec les créanciers, tout en mettant en garde:

"Nos partenaires doivent faire pareil".

Cet accord a prolongé de quatre mois l'aide financière à la Grèce mais le déblocage des fonds fait actuellement l'objet de difficiles tractations.

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Commentaires
a écrit le 23/03/2015 à 16:41 :
Votre une loi contre la pauvreté,consistant à prévoir la fourniture d'électricité ,des bons d'alimentations ,des bons de transports,des soins gratuits pour les plus démunis ,est de la politique politicienne.Il me semble que ce sont des actions faites par beaucoup de gouvernements sans loi proprement dite .Ou sont les mesures qui vont éviter d'avoir des gens démunis .Aller demander à des pays "riches " de régler des dettes vieilles de 70 ans ?Voila le résultat quand élit des partis ,soit d'extrêmes gauches ,soit d'extrême droite !!!Du tape à l'oeil et puis ???????
a écrit le 20/03/2015 à 10:46 :
Oui, les allemands vont espacer leurs rencontres et définitivement laisser tomber la Grèce à sa faillite .
Réponse de le 21/03/2015 à 7:01 :
et oui les bohs qui ont toujours le gene de adolf qui coule dans leurs viennes et dire nom a tous et avec ausrerit comme en 40-45- domine l europe et avec la benedicti de la mafia de bruxell et les tous pourries de la politiques stops a la miser ds citoyens de l europes les camps de la miserr deja connue avec les alleme ont deja fait et les ll
a écrit le 19/03/2015 à 12:48 :
Il suffit de voter une loi et hop, on met fin à la pauvreté !
a écrit le 19/03/2015 à 8:39 :
En Grèce, la démocratie est en marche. Voilà qui, c'est sûr, fait peur à la voyoucratie européenne et aux états parasites qui profitent à plein de l'"aide à la Grèce". Pas la Grèce, bien entendu, qui ne perçoit même pas 15 % de l'"aide" qui lui est soi-disant accordée, mais la France et Allemagne. Car l'"aide" à la Grèce l'a été exclusivement pour sauver les bq françaises et allemandes en état virtuel de faillite. Un peu plus de Tsipras et de Syriza en europe mettraient le citoyen au devant de toutes les priorités. Mais bon: cela fait peur aux merkel, hollande, Sarkozy, draghi et autres potentats dictatoriaux qui violent les lois et assassinent leurs populations à petit feu.
Réponse de le 20/03/2015 à 10:55 :
Non, ce n´est pas du tout ce qui se passe . Au début Merkel a essayé d´envoyer des émissaires pour le aider à commencer des réformes mais le gouvernement grec a refusé. Ensuite , elle a écouté le gouvernement grec et elle a attendu que le gouvernement se prononce sur de réformes et aujourd´hui, elle bloque les aides et elle va commencer à espacer ces rencontres avec la Grèce et dans 2 ans , la Grèce ne fera plus partie de la communauté européenne.
Réponse de le 20/03/2015 à 23:08 :
Une vraie démocratie qui serait en marche ce serait une population qui cherche à s'instituer elle même sans mettre de professionnel/carriéristes de la politique au dessus d'elle, ce serait des citoyens qui par tirage au sort (ou autre mode de scrutin si meilleure idée y a il pour éviter au maximum la corruptibilité) écriraient eux même la constitution, texte supérieur à tout pouvoir servant à protéger le peuple des abus de pouvoir, non en Grèce il s'agit d'un gouvernement représentatif et pas d'une démocratie, aujourd'hui tous les peuples ont oubliés ce qu'est la démocratie et si tous prenaient conscience de son importance les masses sortiraient de ce bourbier et ce chantage à la dête des créanciers qui s'engraissent comme jamais.
a écrit le 19/03/2015 à 8:17 :
Pourquoi on est pauvre ? Question de base !
1 - LE gouvernement détourne tout et engraisse quelques personnes
2 - Il n'y a pas de boulot (dans vos compétences mais vous pouvez changer)
3 - Vous êtes dans une situation difficile (maladie, vie privée)
4 - Vous n'avez aucunes compétences (il faudra vous former)
5 - Vous ne voulez rien faire ou avez pris l'habitude de l'assistanat.
Si on prend cette liste, décréter une loi anti pauvreté est sans aucun avenir (sinon il suffirait de décréter ce qu'on veut), ça n'a aucuns sens. Un Etat doit résoudre les 4 premières conditions et ne JAMAIS donner l'impression d'avoir une vie sans but.
Oui pour les aides avec contrepartie, je reçois je donne sinon je ne serais PLUS JAMAIS capable de me remettre dans la vie (sauf maladie/handicap évidement). Donc loi "ANTI PAUVRETE =" je me lève, me prépare et FAIT QUELQUES CHOSES de mes journées payer par les efforts des autres ! Personne n'accepte la pauvreté mais tout le monde souhaite savoir qui et pourquoi il est pauvrea vant de l'aider ! La Grèce se décompose POURQUOI ? La faute à QUOI/QUI ? Il n'y jamais eu de pauvre AVANT ? L'Europe à donner l'impression d'une fontaine permanente de financement, routes neuves, ponts, centrales, fonctionnaires, bureaux, tours, bagnoles ... et comme tout le monde on y prend goût, redescendre est clairement plus difficile et ils ne sont pas les seuls à le sentir...
Réponse de le 19/03/2015 à 8:45 :
Bien d'accord avec vous. Dans le cas de la Grèce, voilà des gens qui du jour au lendemain ont dû composer avec la moitié d'un salaire ou d'une retraite et une augmentation de la TVA et des impôts. Ceux qui ont encore la chance d'avoir un job travaillent mais ont les plus grandes difficultés à payer leurs factures. Dans ces conditions, on ne consomme plus, les magasins ferment, les fournisseurs mettent la clé sous la porte et tout le monde s'appauvrit. Il faut faire quelque chose et l'actuel gouvernement le fait.
a écrit le 18/03/2015 à 22:21 :
...Grexitoutai... c'est ça le tube de l'été?
a écrit le 18/03/2015 à 18:54 :
Il n'y a pas Tsipras en France ? je saurais au moins pour qui voter.
a écrit le 18/03/2015 à 18:53 :
Bravo Mr Tsipras. ! Zito Ellada !
a écrit le 18/03/2015 à 18:47 :
C'est une bonne chose de s'occuper des pauvres au lieu des riches pour une fois dans l'histoire .
Réponse de le 20/03/2015 à 11:07 :
Prendre aux riches pour donner aux pauvres par des réformes internes (ex :impôt foncier,impôt dégressif, ...) .OK mais demander la tranche de 7 milliards à l´Europe pour financer la réforme pour les pauvres grecs ,c´est une honte . Il n´y a aucune perspective d´avenir pour le peuple grecs dans cette attitude et les radicaux vont droit à la faillite de la Grèce
Réponse de le 22/03/2015 à 8:02 :
la reforme pour l aide humanitaire coute 200 millions, sera financée par la privatisation, et la grece vient de rembourser 1,2 milliard au FMI.

si votre idée de l europe est de laisser crever les pauvres la bouche ouverte sous pretexte qu ils ne sont pas francais, alors qu on vous a imposé de socialiser la perte des banques privées ayant preté a la Grece sans que vous sortiez dans la rue, je crois qu il vaut mieux defaire l europe et revenir au nations

en ce qui me concerne payer moins de 10 euros d interet par an pour transformer la dette grecque en bon d etat indexé sur la croissance, comme le propose Varoufakis, me parait une vision plus positives et plus heureuse pour tous.

parce qu une faillite de la grece que votre intransigeance appele, vous coutera 700 euro tout de suite, au lieu de peut etre 10 tout les ans...

a vous de choisir.

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