Grèce : les créanciers deviennent nerveux

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La Grèce pourrait faire défaut le 5 juin prochain
La Grèce pourrait faire défaut le 5 juin prochain (Crédits : reuters.com)
Selon le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, l'UE serait tentée de prolonger le plan de sauvetage jusqu'à l'automne pour éviter un défaut. Le débat semble désormais se porter au sein du camp des créanciers.

Certains créanciers de la Grèce commenceraient-ils à paniquer ? En tout cas, ils semblent chercher clairement à trouver une porte de sortie au blocage dans lequel leur propre intransigeance a conduit les discussions actuelles. Selon le quotidien munichois Süddeutsche Zeitung (SZ) de ce jeudi 21 mai, les créanciers européens envisageraient de renouveler « jusqu'à l'automne » le programme d'aide à la Grèce qui, rappelons-le, devait venir à échéance le 31 décembre 2014 et a déjà été prolongé deux fois, de deux, puis de quatre mois, jusqu'au 30 juin.

4 milliards d'euros pour cet été

Selon la SZ, cette prolongation est désormais considérée par « un fonctionnaire européen de haut rang » comme « la meilleure option. » Cette prolongation s'accompagnerait du versement de « près de 4 milliards d'euros » à Athènes (sur les 7,2 milliards d'euros encore disponibles) et permettrait d'engager des discussions pour un « troisième plan d'aide. » En compensation, Athènes devra réaliser « 5 milliards d'euros » d'économies, souligne le journal allemand. Mais en réalité, ces 5 milliards d'euros correspondraient aux mesures prévues par le « plan Juncker », révélé lundi 19 mai par le quotidien grec To Vima. Les deux principales mesures envisagées par ce plan étaient le maintien de l'impôt sur les résidences principales, l'Enfia, et une réforme de la TVA. Le premier point serait clairement une concession du gouvernement puisque Syriza avait promis de supprimer l'Enfia, le second est encore en discussion au niveau technique pour définir l'étendue de l'unification du taux de TVA (il y en a aujourd'hui trois).

Une victoire pour Syriza ?

En revanche, selon la SZ, les réformes du marché du travail et des pensions seraient remises à plus tard, officiellement à l'automne. Les créanciers seraient donc alors prêts à reconnaître leur impossibilité à franchir les « lignes rouges » tracées par le gouvernement grec et sur lequel ce dernier a clairement fait savoir qu'il ne bougerait pas. Ce serait donc une victoire pour Athènes que le gouvernement pourrait utiliser pour faire accepter le maintien de l'Enfia et la réforme de la TVA, notamment à l'aile gauche de Syriza qui est de plus en plus sceptique sur la stratégie menée par Alexis Tsipras. Preuve aura en effet été faite que la résistance grecque a permis de « faire plier » les créanciers. Quant à ces derniers, ils pourront toujours prétendre vouloir rouvrir le dossier à l'automne.

Division au sein du camp des créanciers

Ce plan évoqué par la SZ ressemble à s'y méprendre à celui publié lundi par To Vima. Comme lundi, des sources gouvernementales grecques affirment à La Tribune que les négociateurs grecs n'ont pas reçu de propositions de ce type de la part des créanciers. Autrement dit, il s'agit de propositions internes au camp des créanciers qui semblent de plus en plus divisé. Alors que, mercredi 20 mai, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble affirmait «ne pas pouvoir garantir qu'il n'y ait pas de défaut de la Grèce », certains semblent désormais s'alarmer de cette perspective. Or, Athènes augmente la pression. Par la voix d'un porte-parole de Syriza, mercredi, elle a fait savoir que, si le 5 juin, aucun accord n'était trouvé, la Grèce ne paiera pas l'échéance de 302 millions d'euros due au FMI. Une stratégie qui semble porter ses fruits puisque certains créanciers cherchent une porte de sortie.

Que fera Angela Merkel ?

Le débat se place donc désormais au sein du camp des créanciers entre ceux qui sont prêts à accepter les « lignes rouges » d'Alexis Tsipras pour éviter l'aventure du défaut et ceux qui considèrent qu'il faut maintenir les exigences de « réformes » en comptant sur l'assurance que la Grèce n'osera pas aller jusqu'au défaut. Grosso modo, ce conflit semble opposer la Commission européenne à Wolfgang Schäuble et ses alliés au sein de l'Eurogroupe. La BCE semble également plutôt dans le premier camp. Elle a très légèrement augmenté, de 200 millions d'euros hier, le montant disponible de l'aide à la liquidité d'urgence, qui atteint désormais 80,2 milliards d'euros. Un petit geste, mais qui s'est encore accompagné d'un refus de durcir les conditions de collatéral. Depuis le 4 février, la BCE a augmenté l'enveloppe de l'ELA de plus de 20 milliards d'euros...

La décision, comme toujours, est entre les mains d'Angela Merkel. La chancelière va s'entretenir ce jeudi avec Alexis Tsipras à Riga. Un entretien qui pourrait bien être décisif. Si la chancelière joue l'apaisement, ce plan « Juncker II » pourrait être une base pour un compromis. Avec quelques nuances, car il faudra trouver le moyen de réunir les fonds pour rembourser les échéances des 6,7 milliards d'euros titres grecs détenus par la BCE et arrivant à échéance cet été...

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Commentaires
a écrit le 23/05/2015 à 22:38 :
Alors, comme ça, le hold-up pourrait réussir ? Les créanciers lèveraient les mains en l'air devant les braqueurs ? Et les pigeons accepteraient de se faire encore plumer ?
Wolfgang, au secours !
a écrit le 22/05/2015 à 23:55 :
Si j'ai compris quelque chose à ce drame de la Grèce les impôts dont la TVA ne rentre. Les oligarchies et les propriétaires fonciers ne paient pas d'impot. Par contre les gouvernements grecs successifs ont su réduire les pensions et les salaires des fonctionnaires, les indemnités de chômages. Toutes la classes populaire et une grande partie de la classe moyenne ont vus eurs revenus fondre pendant que toujours les mains continuaient à ne pas payer. ans que ça dure!
Où est passé l'Europe incapable d'imposer des mesures constructives en construisant par exemple une administration fiscale digne de ce nom! Pendant ce temps l'argent donné par les contribuables européens est allé en Grèce pour en ressortir aussitôt et placés Dieu sait où?
Les gouvernements grecs n'ont fait aucun effort à part étriller le petit peuple
Réponse de le 23/05/2015 à 8:54 :
"Si j'ai compris quelque chose à ce drame de la Grèce les impôts dont la TVA ne rentre" : non, ça c'est ce qu'on vous explique pour justifier la mise a mort de la Grece, mais si vous regardez les chiffres officiels de l'Europe, la Grece a un taux de collecte de l'impot tout a fait dans la moyenne europeenne, et ce meme avant la crise. Les causes de la crise sont a chercher ailleurs, donc !
a écrit le 22/05/2015 à 20:05 :
Je ne comprend pas bien pourquoi se serait à Angéla Merkel que reviendrait la décision ? C'est elle qui décide pour tout le monde ? Qu'est-ce qui lui donne un tel pouvoir, ce sont les Allemand uniquement qui prêtent de l'argent à la Grèce ? Quel "contrôle" les citoyens Grecs ont-ils de la destination et de l'usage de ces "prets" ?
a écrit le 22/05/2015 à 16:51 :
Faut comprendre, comme les Grecs l'ont compris depuis longtemps, entre autres, que le gratin politique des membres majeurs de la communauté européenne est prêt à tout pour sauver la construction européenne et ce pour de multiples raisons, vues comme bonnes, moins bonnes ou franchement mauvaises, c'est selon, mais, sans oublier celle, jamais évoquée, qu'aux yeux de ce gratin à l'égo hypertrophié, cette communauté lui assure un piédestal dans la cour des très grands, sans commune mesure avec celui que lui procurerait un retour au bercail advenant la dissolution de la communauté. Encore une fois, cela, les astucieux Grecs, l'ont très bien compris et semblent bien partis pour pouvoir retraire la vache communautaire
Réponse de le 22/05/2015 à 20:19 :
Traire la vache, vous y allez fort. Le gouvernement Tsipras demande juste un peu de temps pour appliquer son programme et montrer sa bonne volonté.
a écrit le 22/05/2015 à 12:12 :
Quelqu'un est-il capable de dire s'il existe une solution moins coûteuse en termes de € que le Grexit ? Je pense que le choix doit être binaire :

- Si l'Europe doit débourser plus que ce que l'europe a déjà déboursé => alors Grexit
- Si l'Europe a espoir d'avoir de voir la dette de la Grèce à son encontre diminuer alors on continue à prêter

En effet, le deuxième cas ne ferait qu'empirer la situation et le débiteur d'être chaque jour davantage l'otage de la Grèce, ce qui incitera chaque jour moins la Grèce à faire des réformes
Réponse de le 22/05/2015 à 15:22 :
Vous oubliez la solution preconisée par Varoufakis, qui est aussi a mon avis la plus censée. Ne pas prêter plus d'argent, mais repousser les echeances de remboursement, en attendant que la Grece se redresse éventuellement. Rien de plus a perdre, mais au contraire possibilité de se faire rembourser. Par exemple cette année, la Grece a deja remboursé 7 milliards d'euros il me semble (a vérifier), si elle avait été forcée a faire défaut, ça aurait été zéro !
Réponse de le 22/05/2015 à 16:41 :
Vous oubliez la solution preconisée par Varoufakis, qui est aussi a mon avis la plus censée. Ne pas prêter plus d'argent, mais repousser les echeances de remboursement, en attendant que la Grece se redresse éventuellement. Rien de plus a perdre, mais au contraire possibilité de se faire rembourser. Par exemple cette année, la Grece a deja remboursé 7 milliards d'euros il me semble (a vérifier), si elle avait été forcée a faire défaut, ça aurait été zéro !
a écrit le 22/05/2015 à 12:01 :
Voir les affirmations de certain qui ne prennent pas en compte la notion de négociation honorable pour les 2 partis me surprendra toujours. Et regarder une nation comme une simple ligne comptable comme si nous ne parlions pas en même temps d hommes et de femmes fait peur à lire.
a écrit le 22/05/2015 à 11:58 :
La sortie de l'Euro de la Grèce pourrait bien vite faire des émules....en Italie, en Espagne et même en France !
Réponse de le 22/05/2015 à 13:16 :
@Fanny: tout à fait, et c'est là que les politiques sont en émoi. Le problème de la Grèce n'est plus d'ordre économique, car on sait qu'ils ne rembourseront jamais, il est politique. Au niveau du contribuable européen, il faut arrêter d'alimenter le tonneau des danaides :-)
Réponse de le 22/05/2015 à 20:32 :
Patrickb a raison, la peur de l'Europe est politique et pas économique.
Pas économique, parce qu'il est difficile d'imaginer que Tsipras fasse pire que le gouvernement precedent. D'ailleurs ses premiers résultats sont plutôt encourageants.
Politiques, car imaginez une seule seconde que la Grece se redresse en mettant fin a l'austerité : ce serait un chaos impossible dans tous les pays soumis a cette austérité.
a écrit le 22/05/2015 à 11:39 :
Une chose est sur la Grèce ne paiera jamais, pourtant nos gouvernants continue de leur faire des chèques en blancs. Peut faut il rappeler que Les Grecs ont largement bénéficié des largesses de l’Europe. Ainsi en 2010 ils perçoivaient en moyenne une pension de retraite équivalente à 110,4% de leurs revenus moyens. La retraite moyenne annuelle est de 20.685 €. Ils peuvent partir à la retraite à 65 ans ou après 37,5 ans de cotisations. 11,5% du PIB est consacré au versement des pensions.
En 2015 les retraités grecs touchent des pensions plus élevées que leurs homologues allemands: en Grèce, un retraité qui a cotisé durant 45 ans sans interruption toucherait 80% du salaire moyen, soit environ 1.100 euros par mois.
La Grèce dépense 17,5% de sa performance économique pour les retraites, c'est plus que les 13,2% que les Etats de l'UE dépensent en moyenne et les retraites grecques ont à peine baissé malgré la crise.
Réponse de le 22/05/2015 à 13:00 :
La retraite moyenne annuelle en 2010 est de 20.685 € après 37ans1/2 de cotisation?? Soit 1724€ mois
En 2015 le retraité qui a cotisé durant 45 ans sans interruption toucherait 80% du salaire moyen, soit environ 1.100 euros par mois.
Vous ne trouvez pas que c'est une baisse?? surtout ayant cotisé 45ans. Vous semblez avoir des moyennes à géométrie variable.
Réponse de le 22/05/2015 à 15:27 :
Tiens, on dirait les faux chiffres sortis par un commentateur au pseudo different, mais a l'écriture similaire. Bref. Tous vos chiffres sont faux, vous pouvez vérifier sur le site de l'OECD. Par exemple, la retraite moyenne en Grece est de 750€ par mois, ça fait 9000€ par an, moitié moins que ce que vous avancez. La Grece dépense 8,5% de son PIB pour les retraites. C'est moins que la France, l'Autriche, la Suede, le Danemark, et d'autres que j'ai oublié. Mais de toute façon tout est sur le site de l'OECD. Les retraites ont baissé en moyenne de 40%, et c'est surtout les classes les plus pauvres qui ont subit la plus grosse baisse. Certaines classes on subit jusqu'a moins 75% sur leur retraites. Et vous dites que ça baisse a peine ? D'ailleurs d'ou sortez vous vos chiffres ?
a écrit le 22/05/2015 à 11:31 :
après tout "le tonneau des Danaïdes" vient de la mythologie grecque !
a écrit le 22/05/2015 à 10:58 :
Quand je pense que je suis souvent censuré en annonçant que c'est la Grèce qui nous tient et non l'inverse, je vois que mon avis prend enfin de la consistance. Une chose est établie, la dette ne sera jamais remboursée, mais l'UE n'ose pas déclencher la fin de l'alimentation pu puits sans fond. On va donc encore payer et les grecs ne feront toujours rien de plus pour faire la révolution économique nécessaire.
Réponse de le 22/05/2015 à 11:40 :
Ce n'est pas la Grèce qu'il faut pointer du doigt mais l'inefficacité de l'UE a régler le problème et qui tape dans nos finances!
a écrit le 22/05/2015 à 8:49 :
Tout le monde sait que la Grèce ne pourra jamais rembourser, il faut donc arrêter de nous faire croire au Père Noel
a écrit le 22/05/2015 à 6:03 :
Personne n'est nerveux: la BCE augmente toujours son aide de liquidités d'urgence en cas de besoin ( plus de €20MM depuis le début de l'année), maintenant la Grèce le nez hors de l'eau. Cela restera ainsi aussi longtemps que les grecs accepterons quelques réformes et l'étalement de leur dettes sur une longue durée, pour permettre aux créanciers d'entretenir la fiction comptable que l'argent n'est pas perdu, ce qu'il est en réalité .
a écrit le 21/05/2015 à 20:18 :
errata, il faut lire ' les grecs deviennent nerveux' ( ben oui, les creanciers ont deja fait une croix sur la dette que la grece ne va de toute facon pas rembourser)
par contre, faire savoir que quand on ne paie pas ses dettes c'est paye par les autres, et que donc on peut se resservir le foie gras, c'est un TRES mauvias signal a l'espagne qui risque de vouloir voter podemos, auquel cas la bce ou le mes n'ont pas les reins....
la grece sera une perte mesuree, et tres triste pour les grecs ( vu qu'ils importent tout, ca va etre TRES chaud! il s'arrangeront avec vladimir ;-)))) )
l'intox a la varoufakis fait sourire, il se croit en 2011 ( meme le spiegel est tres sceptique c'est dire!!!)
Schaüble a deja prepare le terrain si les grecs appliquent leurs choix pour lesquels ils ont vote, ce qui est normal, et pour lesquels ils vont payer, ce qui est normal aussi democratiquement, vu que c'est leur choix democratique!
Réponse de le 21/05/2015 à 23:10 :
Il me semble que vous connaissez très peu l'économie et la finance. En cas default, les CDS (Credit default swap) assure tout de même le versement des créances aux créanciers à travers l'intermédiaire d'assurance qu'ils ont choisie. Autrement dit, le problème du Défaut concerne uniquement les assurances. Aussi, le marché des CDS connait un très grand essor avec la crise de la dette souveraine.
a écrit le 21/05/2015 à 19:57 :
Quelle est la position de la France ? Hollande est si discret dans ce dossier.
a écrit le 21/05/2015 à 19:05 :
Il y a des gens qui au lieu de faire de l'information, nous racontent leurs rêves.
Être payé pour faire de la propagande gauchiste...
a écrit le 21/05/2015 à 16:55 :
ha ha , le nœud coulant autour du cou des occidentaux..; Bien joué Syrisa !
Réponse de le 22/05/2015 à 15:52 :
Jouer que sur son pouvoir de nuisance est dangeureux surtout si en plus d'autres pays en crises sont tentés par la même stratégie et là gare à la catastrophe mondiale.
a écrit le 21/05/2015 à 16:42 :
Hmmmm ….cette statue….. non sans rappeler vous savez quoi… ;-) VIVE LA GRECE !
Réponse de le 21/05/2015 à 19:37 :
affligeant, les commentaires!
a écrit le 21/05/2015 à 15:14 :
PREChER LE FAUX POUR SAVOIR LE VRAI
La tactique préférée de Romaric, notre trotskiste de service a la Tribune. Vive la république démocratique et populaire de Grèce
Réponse de le 21/05/2015 à 19:59 :
Et sinon, vous avez des arguments à lui opposer?
a écrit le 21/05/2015 à 15:09 :
Donc, d'après votre analyse, la Grèce va s’arcbouter sur ses positions et elle sortira enfin de l'euro le 5 juin prochain. Merci pour cette bonne nouvelle. L'UE se portera bien mieux sans ces pique-assiettes.
a écrit le 21/05/2015 à 14:52 :
Il est plus facile de compter les milliards qu'on voit passer sur les tables du grand casino que de dire aux créanciers de < faire leur jeu >. Au poker-menteur, ça rigole pas pour perdre sa mise.
a écrit le 21/05/2015 à 14:15 :
"Avec quelques nuances, car il faudra trouver le moyen de réunir les fonds pour rembourser les échéances des 6,7 milliards d'euros titres grecs détenus par la BCE et arrivant à échéance cet été"

Ah enfin, j'attendais ce petit détail qui n'est venu qu'en fin.

Ceci dit, un bref petit calcul:

1,5 milliard pour le FMI en juin
3,5 milliards pour la BCE en juillet
et 3,2 milliards pour la BCE en août
= un total de 8,2 milliards de dette a rembourser pour les 3 mois à venir.

Si on soustrait les 4 milliards pour la prolongation jusque fin septembre
Il reste toujours à trouver 4,2 milliards sur les ressources propres de la Grèce qui sont déjà à sec.

Ca semble plus un nouveau piège pour ruiner encore un peu plus la Grèce et rogner sur ses réserves et ainsi accroître la pression sur l'économie grecque que vraiment un compromis et une concession des créanciers.

D'ailleurs le plan Juncker parlait lui de 5 milliards ... on l'a déjà raboté d'1 milliard!!

Non merci, le défaut en juin semble encore plus intéressant pour les grecs.

La seule solution prenable, c'est les 5 milliards de Juncker + les 1,9 milliards que la BCE doit à la Grèce du fait des bénéfices qu'elle a fait sur les obligations grecques et qu'elle n'a pas remise à la Grèce, alors qu'elle le fait bien pour les autres pays (Espagne, Portugal, Italie)
Réponse de le 21/05/2015 à 15:51 :
A V-V: Vous n'incluez pas dans vos calculs que l'Etat grec, comme chaque Etat, a aussi des dettes internes a savoir le versement des salaires des agents publics, des retraites, des fournisseurs... Vous pouvez ajouter plus de 2 milliards d'euros par mois pour tout ces depenses si elles sont maintenues. Par exemple, les fournisseurs ne sont plus payes depuis le mois de mars.
Réponse de le 21/05/2015 à 21:58 :
Un nouveau piège pour ruiner les grecs ?
Personne ne les oblige depuis le début à demander de l'aide. Il faut arrêter de déresponsabiliser ce peuple de la sorte, c'est leur manquer de respect. Mais, attendez une minute, leur prêter de l'argent, c'est aussi sur manquer de respect, d'après ce que j'entends ?
Bref, quoi que l'on fasse, ils ne sont pas contents. Il serait donc temps que les créanciers se préoccupent uniquement, et ouvertement, de leur propre intérêt. Le peuple grec, via ses élus, s'est engagé. Ils peuvent le contester en interne, faire tous les procès qu'ils souhaitent, mais il faut qu'ils arrêtent de se comporter en victimes et de s'adresser au peuple de leurs créanciers comme à des coupables. Nous souhaiterions ne rien avoir à faire avec leur dette, nous avons déjà suffisamment avec la nôtre, merci.
Réponse de le 22/05/2015 à 9:09 :
@Yaniv L, qu'est-ce que les dépenses de fonctionnement d'un état viennent faire dans celui de la dette extérieure? Je veux bien répondre et expliquer, mais pas passer du coq à l’âne non plus ! Non le calcul est correct et il tient compte de la dette (la vrai dette), le payement des pensions et salaires ne constitue pas un problème, à l'heure actuelle, pour la Grèce. Et en ce qui concerne le retard de paiements de factures de CERTAINS fournisseurs, justement c'est parce que la Grèce consacre son excédent budgétaire primaire à rembourser sa dette (sur ses propres ressources, 8 milliards depuis le début de l'année). Oui, c'est un choix que jusqu'à présent le gouvernement grec a préféré honorer sa dette (et ne pas faire défaut) et prendre du retard pour payer ses facture, mais ça ne saurait durer si les créanciers rechignent à trouver un accord.
Réponse de le 22/05/2015 à 9:10 :
@Pedro, j'ai lu la première ligne et puis j'ai arrêté ... inutile de perdre mon temps ... gratuitement!
a écrit le 21/05/2015 à 13:49 :
Il commence à être lassant, le dossier grec .. Depuis 2007 et la crise des subprimes, on nous rebat quotidiennement les oreilles avec l'explosion financière des Etats, des banques, des monnaies et au final de la société telle que nous la connaissons aujourd'hui
Allez, les maîtres du monde trouveront toujours les moyens de retomber sur leurs pattes (de + en + dodues) et il n'y a que les candides , les utopistes ou les prophètes de malheur du dimanche qui peuvent encore croire que le monde va s'écrouler ...
a écrit le 21/05/2015 à 12:56 :
Bonjour,
Je pense qu'en ces temps de planche à billet généralisé, il serait plus simple de massivement recapitaliser toutes les banque européennes impliquées dans les créances des PIIGS puis de massivement restructurer leur dette en l'étalant sur 50 ans voir 100 ans mais avec une obligation de validation des budget des nations chaque année par Bruxelles ainsi que des feuilles de route pour moderniser leur économie. Il faudrait également leur interdire de revendre tout leur fleurons mais leur permettre d'accéder à des liquidités massives afin de se moderniser et de rendre de nouveau rentable leur fleurons nationaux pour rééquilibrer leur balance nationales. En dernier lieu il faudrait les aider dans la création d'entreprise, les obliger à mettre en place un impôt à la source et un environnement réglementaire concernant la fiscalité plus contraignant afin qu'il n'y ait plus ni fraude, ni fuite de capitaux.
Autant restructurer ces dettes pourries pour la plupart illégitimes car issues en grande part de la crise des subprimes via des placements bancaires opaques ayant déstabilisés les banques et obligé les États à leur venir au secours. Prendre des mesures de court terme est inefficaces et inutiles cela paralyse l’investissement créé de la volatilité sur les dettes souveraines et surtout met en difficulté les populations qui ne peuvent plus inventer, innover, construire et investir dans leur propre avenir et celui de leurs enfants.
Réponse de le 21/05/2015 à 13:13 :
Vous avez parfaitement décrit ce qu'était l'urss.
Réponse de le 21/05/2015 à 15:04 :
@Casa, l'URSS n'avait absolument aucun rapport avec la situation actuelle.
Ce qui a mis à genoux l'URSS est d'une part un programme spatial ruineux accolé à des dépenses militaires extravagantes doublé d'une guerre interminable en Afghanistan. Cette peine a été alourdie par la persetroïka qui a ouvert le pays au libéralisme sans transition (Et donc à l'influence économique de l'occident qui s'est ruée dans la brèche de la guerre économique) et a jeté une bonne partie de la population dans la misère. La situation n'a donc aucun rapport avec l'Europe. Révisez votre histoire au lieu de véhiculer des inexactitudes graves qui alimentent un inconscient collectif alarmiste de manière infondée.
Soyons clair tous les économistes sont unanimes que le seul moyen de tout temps de rembourser la dette d'un État sont la croissance par la hausse de PIB ou la dévaluation.
Étant donné que l'Euro baisse la dette des PIIGS devient de moins en moins soutenable et l'argent permet de faire de moins en moins de choses en terme d’investissement.
Un très bon livre d'un économiste français que je ne citerais pas ici explique parfaitement que dans toutes l'histoire humaine les dettes d’État n'ont jamais été remboursées intégralement, elles ont toujours été renégociée, étalées ou tout simplement annulées.
Pour quelle raison devrait-on continuer à pressurer la Grèce avec des plans de court terme alors que les réformes de fonds du pays doivent s'étaler sur une génération (25 ans) afin d'être efficaces, généralisées et acceptées par tous au sen de la société civile. La seule chose que l'on va provoquer c'est la sortie de la Grèce de l'Europe ou la Chine viendra installer ses usines et nous aurons un dumping social au portes de l'Europe qui nous inondera de produits bon marchés (Produits qui commencent à égaler notre qualité depuis 5-10 ans) ce qui aura pour conséquence d'aggraver le déficit de notre balance commercial et nous empêchera de rétablir nos finances européennes sur les rails.
Réponse de le 21/05/2015 à 16:03 :
C'est pas faux
Réponse de le 21/05/2015 à 17:35 :
casa, porquè non te calas ? LOL
Réponse de le 21/05/2015 à 18:06 :
Quel est le mot que vous n'avez pas compris ???? :D
Réponse de le 21/05/2015 à 18:59 :
Marousan, vos idées sont tres bonnes et pragmatiques, mais ne seront jamais appliquées, car pas dans l'intérêt des des creanciers. Un pays croulant sous une dette intenable est une mine d'or pour les financiers. Pas pour les entreprises, mais c'est désormais le monde de la finance qui domine, et plus le monde de l'industrie.
Réponse de le 21/05/2015 à 22:19 :
@Fx
Les créanciers privés sont quasiment tous sortis de la dette grecque lors du dernier plan, en mangeant leur cravate.
Même si vous n'avez pas forcément tort d'une manière générale, choisissez mieux vos exemples car sinon cela décrédibilise tout votre discours.
Réponse de le 21/05/2015 à 22:52 :
@Fx : Certes mais nous sommes dans un vaste schéma de ponzi mondial. Et toutes les bons choses ayant une fin il faudra tôt ou tard redescendre sur terre et faire le boulot.
Il ne faut jamais oublier qu'à moyen terme l’intérêt général prime systématiquement sur les intérêts particuliers sinon c'est la révolution et c'est invariablement le peuple qui gagne et les richesses qui se défont au profit de nouvelle qui se font.
La Grèce est un pays souverain et se faire humilier tout cela pour créer une renté infinie à une caste de banquier est intenable à long terme. Autant reprendre son destin en main et assumer jusqu'au bout si c'est pour être traité de la sorte par des pseudo économistes qui ne sont rien d'autre que des banquiers véhiculant un dogme permettant de créer des rentes infinies pour la finance via des endettement illégitimes mis en place pour les sauver de leur errements dans la crise dite des subprimes. Crise qui est illégitime et pour laquelle les banques devraient mille fois remercier les citoyens qui ont payé pour elles sans contrepartie si ce n'est du mépris et de l'incompétence. Comme disait De Gaulle : L'ambition individuelle est une passion enfantine. Hors les grands financiers, les chefs d’État, les banquiers tous roulent pour leur pomme et non pour la réussite de l'Europe et de ses peuples donc les citoyens vont devoir se bouger et reprendre en main leurs parlements voir repasser à une démocratie non représentative comme en Suisse. La pire bêtise que l'on a pu faire avaler au peuple c'est que la démocratie était forcément représentative alors que c'est rien d'autre au fond qu'une forme de dictature déguisée ou encore de cage dorée. En Islande au moins le message est passé idem en Suisse ... . En attendant os populations souffrent et s'appauvrissent et les banques se paient encore en 2014 des superprofits meilleurs qu avant la crise. Quelque chose ne tourne pas rond. Comme le disait Schumpeter la concentration de capital dans un nombre d'acteurs limité détruira le capitalisme et c'est le cas aujourd'hui car il n'y a a jamais eu autant de millionnaires et de milliardaire sur la planète, ni de pauvre ... . A méditer ...

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