Grèce : un "plan Juncker" pour sortir de l'impasse ?

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Jean-Claude Juncker tente de sauver les négociations avec la Grèce
Jean-Claude Juncker tente de sauver les négociations avec la Grèce (Crédits : © Eric Vidal / Reuters)
Selon le journal grec To Vima, Bruxelles aurait proposer un compromis qui reporterait à plus tard les questions qui fâchent en accordant 5 milliards d'euros aux Grecs. Un plan bancal qui n'est pas confirmé par la Commission.

C'est le premier mouvement en près de trois mois des Européens en faveur d'un compromis avec la Grèce. Selon le quotidien grec To Vima, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker a proposé un « plan » pour sortir de la crise grecque. Rien d'étonnant à ce mouvement, car le temps presse. To Vima cite un document de la Commission parvenu à Athènes ce lundi 18 mai et baptisé « notes sur l'aide à la Grèce. » Mais Bruxelles a affirmé ne pouvoir confirmer l'existence d'un tel document. Selon des sources gouvernementales contactées par La Tribune, ni le coordinateur Euclide Tsakalotos, ni le vice-premier ministre Yannis Dragasakis, autrement dit deux des principaux négociateurs, n'ont reçu ce lundi 18 mai au soir ce texte. "Ceci ne signifie pas qu'il n'existe pas, il a pu être transmis directement à Alexis Tsipras, soit à d'autres institutions", expliquent ces sources.

5 milliards d'euros contre des mesures de 5 milliards d'euros !

Que propose ce plan ? D'abord, de débloquer 5 milliards d'euros sur les 7,2 milliards d'euros dont dispose encore le programme. En échange, la Commission propose des conditions bien moins strictes que celles exigées jusqu'ici par les créanciers. Le gouvernement devra cependant accepter deux mesures délicates à faire accepter par sa base : l'établissement d'un taux de TVA unique de 18 %, contre trois aujourd'hui de 23 %, 13 % et 6,5 %. Un taux réduit de 15 % sera attribué en cas de paiement par carte bancaire. Le taux de 6,5 % sera maintenu sur certains produits (il est aujourd'hui appliqué sur les livres, les journaux et la restauration). L'effet de cette mesure sur l'économie reste encore incertain. La deuxième mesure, qui sera sans doute la plus difficile à faire accepter, sera le maintien de l'ENFIA, la taxe sur l'immobilier, qui est très impopulaire et que Syriza avait promis de supprimer. De façon générale, ces mesures pourraient conduire sur deux ans à rapporter 5 milliards d'euros.

L'idée centrale  du plan Juncker : tout remettre à plus tard

En retour, cependant, Athènes obtient plusieurs éléments qui lui sont favorable. D'abord, un objectif d'excédent primaire qui ne devrait être que de 0,75 % du PIB en 2015, avant de monter en 2016 à 2 % et à 3,5 % du PIB en 2017 et 2018. C'est, pour 2015, compte tenu de la dégradation de l'économie, un objectif beaucoup plus réaliste que les 3 % du PIB du mémorandum et même que les 1,5 % du PIB proposés en janvier et février par Athènes. Mais en réalité, l'idée de Jean-Claude Juncker a été de reporter les problèmes à plus tard. La hausse de la TVA ? Ce sera pour après la saison touristique. La réforme des retraites ? On rouvrira le dossier à l'automne. La réforme du marché du travail ? La Commission la réclame, mais là encore la reporte à plus tard.

Un nouveau blocage à l'automne ?

Bref, la Commission propose de faire ce qu'elle sait le mieux faire : gagner du temps. L'idée est que, à partir d'octobre, les échéances pour la Grèce sont moins lourdes. Au cours du dernier trimestre 2015, Athènes ne devra ainsi rembourser que 1,7 milliard d'euros au FMI. Reste qu'il ne s'agit là que d'un plan d'urgence. Le blocage actuel ne sera simplement reporté qu'à l'automne. Sans épée de Damoclès financière directe, peut-être, mais on ne voit pas pourquoi le gouvernement grec accepterait cet automne ce qu'il refuse aujourd'hui. Surtout qu'il aura dû faire accepter à l'aile gauche de Syriza et à la population quelques mesures n'allant pas réellement dans la logique du programme de Thessalonique proposé par Syriza en septembre dernier. Par ailleurs, les objectifs d'excédents budgétaires pour 2016, 2017 et 2018 semblent toujours aussi peu réalistes et, en tout cas, pas convaincants sur leur capacité à dégager des marges de manœuvre pour le gouvernement...

Des créanciers sans doute dubitatifs

Du côté des créanciers, cette proposition de la Commission risque également d'avoir du mal à passer. Du point de vue des pays les plus critiques, reporter à nouveau le problème risque de ne pas constituer une solution. Reporter les « réformes » pourrait, à leurs yeux, revenir à les enterrer. L'objectif d'excédent pour 2015 risque également de faire grincer des dents. Surtout, il y a un risque que ce compromis soit traité comme une défaite par certains créanciers, car l'enjeu est tout autant politique que financier. Le nouveau gouvernement finlandais, le gouvernement néerlandais ou le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble risquent d'émettre des doutes sur un tel compromis.

Le financement de cet été pas assuré

Du reste, ce compromis semble laisser encore bien des questions ouvertes. Les 5 milliards d'euros libérés permettent-ils au gouvernement grec de passer l'été ? Rien n'est moins sûr. Outre les 1,5 milliard d'euros dus au FMI en juin, la Grèce devra rembourser jusqu'au mois d'octobre 8,4 milliards d'euros, dont 6,7 milliards d'euros à la BCE. En tout, la facture pour les créanciers est de 9,9 milliards d'euros de juin à octobre. Comment trouver les 4,9 milliards d'euros qui manqueront ? La BCE doit certes libérer 1,9 milliards d'euros d'intérêts sur les bons grecs qu'elle détient. Mais il restera 3 milliards d'euros à débourser. Où les trouver quand on sait que le gouvernement ne parvient pas à mobiliser les 2 milliards d'euros de réserves des entités publiques. Bref, au mieux ce plan est incomplet. Il ne règle pas le problème des échéances de cet été qui ne seront pas, rappelons-le, non plus réglé en cas d'accord sur la totalité des fonds disponibles par le programme...

Si ce document est un vrai, il prouve en tout cas la nervosité chez les créanciers. Derrière leur apparente unité, ces derniers commencent clairement à s'inquiéter de l'échec des négociations et des conséquences d'un défaut grec. La ligne dure de Wolfgang Schäuble n'est peut-être plus la seule...

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Commentaires
a écrit le 21/05/2015 à 1:38 :
Puisqu'il vous a dit qu'il mentait dès que c'était grave...
a écrit le 20/05/2015 à 10:14 :
Merci à La Tribune de "modérer" - c'est-à-dire censurer et supprimer - les commentaires haineux mensongers de certains intervenants manifestement menés par leur incapacité d'oser penser par eux-mêmes, leurs frustrations personnelles et leur ignorance. Merci donc d'interdire notamment "patrickb" dans ces discussions
a écrit le 19/05/2015 à 17:35 :
Quand j'ai entendu que l'on voulait mettre la construction de l'UE sur "les rails", j'ai compris que sa direction était déjà déterminé! A moins de vouloir la faire déraillé, on ne pouvait pas faire participer les peuples! Et le moyen est de commencer par la fin pour forcer "le train" a suivre...
a écrit le 19/05/2015 à 10:27 :
D'accord je signe, mais à condition qu'il s'en tienne à ces 2 mesures (ENFIA et TVA "unique"), et pas essayer d'en rajouter d'autres au dernier moment histoire de rejeter la faute aux grecs .. commme à l'habitude avec ces crénciers!

millirads ne suffiront pas pour les échéances de juin, juillet et août ... il manquera encore les 1,9 milliards que la BCE doit à la Grèce.
Réponse de le 19/05/2015 à 11:37 :
Pas d'accord avec vous pour une fois, l'ENFIA a ruiné bon nombre de personnes, et encore plus d'entreprises, c'est une taxe mortifère, injuste et totalement inadaptée. De toute façon, ça ne ferait que repousser le problème de plusieurs mois, sans rien solutionner !
Réponse de le 19/05/2015 à 13:17 :
On croirait que FX parle de la taxe foncière des entreprises françaises, alors qu'ils s'agit de l'ENFIA grec...lol
Réponse de le 19/05/2015 à 14:33 :
Il faut croire que les dirigeants ont les memes mauvaises idées partout ;)
Réponse de le 19/05/2015 à 21:20 :
D'autant plus que pour calculer ce maidit ENFIA -qui a vraiment ruiné pas mal de gens comme le souligne Fx- on prend comme assiette le prix de l'immobilier d'avant la crise, de 2007 qui peut Etre de 30 à 50% plus élevé que la valeur actuelle d'un bien immobilier.
Voilà une bien bonne idée pour votre président s'il veut trouver de l'argent pour le distribuer aux patrons...
a écrit le 19/05/2015 à 9:09 :
Il faut apporter une précision à ce que dit Varoufakis dans la vidéo. Il dit " l'union monétaire a été mal construite" . En réalité, elle a été construite à la mesure des marchés financiers .L'Europe et ces différents traités qui la régissent ont été construits pourq que les politiques des Etats satisfassent les exigences des marchés financiers. Je vais me répéter, mais à ce propos , il ne faut pas avoir peur d'écouter Fréderic LORDON dans son entretien au monde diplomatique du 19 janvier 2015:

http://blog.mondediplo.net/2015-01-19-L-alternative-de-Syriza-passer-sous-la-table-ou
Réponse de le 19/05/2015 à 21:24 :
heureusement, il ya des économistes comme F. Lordon, bien loin de la pensée unique qui a ruiné l'Europe. Un véritable plaisir de le lire dans le Monde diplomatique!
a écrit le 19/05/2015 à 7:29 :
"Tout remettre à plus tard" : c'est bien "l'Europe qui perd" et dont on ne veut plus...
a écrit le 19/05/2015 à 7:06 :
"Bruxelles aurait proposeR" !?!? Sérieusement? Vous écrivez en langage SMS de banlieue maintenant???
a écrit le 18/05/2015 à 21:14 :
L'article ne resout pas la question de la provenance de ces 5 milliards d'euro. Si je comprends bien, sur les 7,2 milliards d'euros de la derniere trancher a verser, 3.6 milliards proviennent du FMI. Or, le FMI a ete tres clair qu'il n'effectuera plus de versement a la Grece tant que les reformes sur le marche du travail ou les pensions ne seront pas mises en oeuvre. Si le FMI ne verse rien, les "Institutions" ne pourront pas verser plus que 3.6 milliards. D'ou vient donc ce milliard supplementaire?
Réponse de le 18/05/2015 à 21:29 :
Il y a les 7,2 milliards d'euro du plan d'aide de 2012, pourtant promis mais jamais versés, auquel il faut ajouter la retrocession des intérêts sur les prêts a la Grece, décidé il y a plusieurs années, mais jamais versés a Tsipras, sans vraie raison, autre que presser le gouvernement grec (1,9 milliards d'euros).
Réponse de le 18/05/2015 à 23:37 :
@fx: les 7.2 md € n'ont jamais été versés, car les conditions pour leur débloquage souscrites par la Grèce n'ont pas été remplies. C'est entre les mains des seuls Grecs de faire le nécessaire. Vouloir honorer les promesses électorales faites sans avoir les moyens nécessaires ne change pas les contrats conclus. Pour être sincère, Tsipras devrait avouer à son électorat son incapacité de tenir les promesses faites et expliquer les conséquences du refus de se soumettre aux conditions convenues.
Réponse de le 19/05/2015 à 8:26 :
Renseignez vous. Le gouvernement precedent a bien appliqué toutes les demandes initiales de la Troïka, et meme plus encore. Mais a chaque nouveau déblocage, la Troïka émettait encore de nouvelles demandes. C'est d'ailleurs ce qui a aboutit a l'échec du vote sur de nouvelles mesures d'austerités a la fin de l'année derniere, et plus généralement sur la chute du gouvernement precedent !
Réponse de le 19/05/2015 à 9:41 :
Fx, arrête de nous saoûler avec tes inepties !!!
Réponse de le 19/05/2015 à 10:23 :
C'est pas dur : verifiez, c'est dans tous les journaux français ;)
Réponse de le 19/05/2015 à 12:53 :
@fx: la contradiction est que le gouvernement actuel propose un nouveau programme ("to forge a new relationship among member-states", Greek Reforms March 2015), tout en réclamant des aides financières prévues dans le programme actuel, non sans en changer le caractère ("to unlock short-term funding").

Quant à votre commentaire, il suffit de regarder les privatisations qui sont toujours tombées loin derrière ce qui était prévu. C'était bien la tâche de la troïka à assurer la réalisation des objectifs financiers.
a écrit le 18/05/2015 à 20:43 :
Gagner du temps c'est la réponse dans une UE qui se construit a l'envers, on attend que les générations sceptiques disparaissent!
a écrit le 18/05/2015 à 18:59 :
Ou pour y demeurer ??
a écrit le 18/05/2015 à 18:25 :
La dette grecque, c'est de l'argent de poche comparée à celle des US. Mais les US ont un avantage, ils impriment la monnaie du Monde et ils ne s'en privent pas. Cependant ça commence à renâcler du côté de la zone pacifique. Chine et Japon sont passablement lestés de dette américaine, ils pourraient un jour avoir l'idée de s'en défaire. La suprématie du dollar serait alors terminée. En échange nous aurons certainement la guerre. Vu sous cet angle, le cas Grec est une péripétie qu'il devrait être facile de régler.
Réponse de le 18/05/2015 à 18:56 :
@valbel89: euh, 1) les Chinois notamment n'ont pas attendu tes conseils pour investir leur montagne de dollars. Ils sont omniprésents sur tous les continents et je ne crois pas que la fin du "mighty dollar" va les affecter tant que cela. 2) La suprématie du dollar fait aussi l'objet depuis quelques années déjà de discussion par les BRICS qui aimeraient constituer un panier de monnaies indépendantes du dollar. Les sanctions russes vont, à mon avis, accélérer le processus. 3) Quant à notre vassalisation aux US, je ne sais pas comment on va la régler. Le Nixon Round d'août 1971 a autorisé les US à imprimer sans contrepartie et nous avons accepté sans broncher les tas de confettis. Quand on voit les politiques de Sarko et Hollande, j'ai la forte impression que nous sommes plus enchaînés que jamais, mais bon ne dit-on pas qu'every cloud has a silver lining :-)
Réponse de le 18/05/2015 à 19:22 :
Ce qui m'etonne Patrickb, c'est que vous soyez aussi lucide sur la situation de la Chine ou en plus de la Russie, alors que vous gobez absolument tout ce qu'on vous dit sur la Grece. J'ignore pourquoi. Imaginez Tsipras dans le meme rôle de paria que Poutine, imaginez la meme desinformation des médias, et vous aurez la mesure de la vraie situation grecque. Pour moi Tsipras et Poutine jouent a peu près la meme partition contre a peu près les memes ennemis, dans deux pays profondément et historiquement liés, ne serait-ce que par leur religion commune !
Réponse de le 18/05/2015 à 20:16 :
Vous connaissez bien la liberté d'expression et vous l'a exercez, bravo ! pour Tsipras et Poutine ce sont les Hollande, Merkel, Obama, Cameron et j'en passe, qui sont les vrais parias de ce monde. Comme vous l'avez bien souligné, ils jouent en effet contre les mêmes ennemis. Et nos parias contre eux.
Réponse de le 18/05/2015 à 20:37 :
Vous savez, je viens de découvrir une chose intéressante : dans un portail-Système comme LT vous pouvez appeler Poutine et Tsipras de parias, mais si vous faites de même avec Hollande, ou Merkel, ou Obama alors la sirène déclenche et votre commentaire est automatiquement "modéré". C'est quand-même curieux la notion de liberté d'expression en France…. non?
Réponse de le 18/05/2015 à 21:11 :
Je ne suis pas sur de bien comprendre ce que vous avez voulu dire, a priori vous n'êtes pas français, je me trompe ?
Sinon Paria n'est pas une insulte, hein, c'est juste un terme qui désigne une personne exclue d'un groupe.
Réponse de le 18/05/2015 à 21:35 :
@Fx: 1) je ne gobe rien du tout contrairement à certains qui véhiculent de faux chiffres n'est-ce pas 2) je constate des faits aussi bien en Russie que je connais très bien, qu'en Grèce. Mon métier m'oblige aussi à être au courant des évènements économiques et financiers de ce monde. Conclusion: contrairement à certains, je ne puise pas mes idées dans des fantasmes, mais sur le terrain, sans idées préconçues ou intérêts de cœur n'est-ce pas :-)
Réponse de le 19/05/2015 à 8:29 :
Donc c'est bien ce que je dis, vous gobez tout ce qu'on vous dit sur la Grece. J'ignore pourquoi !
Réponse de le 19/05/2015 à 8:42 :
@ Patrickb : c'est vrai ce que vous dites, d'ailleurs je me demande que veut-il un professionnel de votre qualité (je suis sincère il n'y a pas d'ironie) dans des forums comme ceux-là. Que nous voyons ici ? Un débit intarissable de billets quotidiens qui ne débouchent à rien de concret, des "suppositions" des auteurs qui ne s'avèrent que très rarement, les données y sont traitées un peu à la légère, et pourtant une foule de commentaires dans le même style s'en suit. On blablate à cœur joie car on n'y discute rien. À quoi bon donc venir ici pour répliquer des propos qui ne disent rien ? pensez-y, dirigez votre lucidité à d'autres forums, j'ai toujours tenu en bonne considération vos commentaires. Bonne journée.
Réponse de le 19/05/2015 à 9:22 :
Un professionnel qui mélange allègrement Grecs, Ottoman, Arabes, qui colporte les ragots lus sur le figaro concernant la Grece, et qui compte environ 0,1% d'argument par commentaire. Arrêtez, vous allez le faire mousser, ce pauvre Patrickb, tout desoeuvré qu'il est, sans emploi dans son modeste petit apparement HLM.
Réponse de le 19/05/2015 à 9:22 :
Ceci dit, je ne peux qu'approuver votre conseil "dirigez votre lucidité à d'autres forums" !
Réponse de le 19/05/2015 à 9:33 :
Patrickb, le "professionnel de [] qualité" au passeport français, résident canadien, domicilié en Grece, qui se plaint de ne pouvoir retirer des USD auprès de sa banque !
Réponse de le 19/05/2015 à 9:35 :
Patrickb, le "professionnel de [] qualité", qui estime que mes entreprises, touristiques ou fabrication de produits électroniques et produits naturels biologiques, ne peuvent pas fonctionner car je cite, mon village ne fait que 1000 habitants.
Réponse de le 19/05/2015 à 9:43 :
Je pourrais encore allonger la liste, mais j'ai du travail. Certe, moi mon métier ne m"oblige aussi à être au courant des évènements économiques et financiers de ce monde" ni a retirer des USD a Nauplio, mais on fait ce qu'on peut dans mon modeste village de 1000 habitants, n'est ce pas ?
Tiens d'ailleurs, Patrickb, c'est quoi votre job ? Et pourquoi a Nauplio ?
Réponse de le 19/05/2015 à 18:59 :
@Fx: les oliviers, c'est comme le chiendent, ça pousse même sur les cailloux, donc pas trop d'efforts :-) allez délire encore un peu, tu nous amuses :-)
a écrit le 18/05/2015 à 18:23 :
donner 5 milliards a la grece contre du temps, c'est leur donner raison
a la prochaine echeance ils voudront de nouveau 5 milliards contre du temps
evidemment, faudra rien demander en contrepartie!
je pense que ca ferait tellement hurler les espagnols, portugais, irelandais, lettons ou autres, que c'est meme pas envisageable
une echeance, c'est une echeance
Réponse de le 18/05/2015 à 19:18 :
Des irelandais ? Ce sont des landais en colère ?
Réponse de le 18/05/2015 à 19:25 :
Mais l'Euro c'est déja mort......
Réponse de le 18/05/2015 à 21:13 :
Tres fin, ambulo :)
Réponse de le 19/05/2015 à 11:16 :
Merci Fx, j'apprécie toujours vos analyses sur ce site. :))
a écrit le 18/05/2015 à 18:08 :
Tsipras annonce que le gouvernement grec ne cedera pas, la commission europeenne sait très bien que le sort de l'UE dépend du sort de la Grèce. La Grèce tombe, l'euro tombe avec...
Réponse de le 18/05/2015 à 18:25 :
ca c'etait le scenario 2011 que tsipras a essaye de reprendre
entre temps les pares-feu ont ete mis en place; ca a deja coute110 milliards, ca va en couter 320, mais ca va rester contenu ( 320 milliards ca reste gerable au niveau de la zone euro
autre temps, autre moeurs!
Réponse de le 18/05/2015 à 19:17 :
C'est sans compter target 2, encore une bonne centaine de milliards d'euros, et tous les CDS liés a un défaut grec, plus tous les CDS liés a ces premiers, que personne ne sait estimer avec precision. Sans compter non plus les attaques des marchés envers les prochaines cibles : Italie, Espagne, Portugal, ...
En gros personne n'en sait rien, du moins avec precision, mais ça risque de faire une belle somme !
Réponse de le 18/05/2015 à 23:48 :
Ah bon ? L'Euro tombe?
Moi je prends le pari: à la sortie de la Grèce, l'euro monte de 10% contre dollar.... :-) c'est évident!
Si tu as investir un fonds a plusieurs milliards de dollars, tu investis plutôt dans une zone Euro avec ou sans la Grèce? .
Réponse de le 19/05/2015 à 8:42 :
Si j'ai plusieurs milliards de dollars a investir, je n'investis pas dans l'euro, tout simplement ! Vous imaginez vraiment que si la Grece tombe, tout sera miraculeux dans la zone euro du jour au lendemain ? Serieux ? Meme pas une petite remonté des taux sur, au hasard, l'italie, l'espagne, le portugal ou encore l'autriche ?
Meme pas un petit fremissement contre l'euro, voyant que la zone euro n'a pas été capable de résoudre un problème mineur comme celui de la Grece, qui avait somme toute une petite dette en valeur absolue en 2012, probablement une des plus petites de la zone euro ?
Réponse de le 19/05/2015 à 14:18 :
Fx: t'es pas à une contradiction près :-) tu me demandes pourquoi j;ai des dollars US et tu nous dis que tu n'investirais pas en euros si tu avais des dollars US. Tu n'as pas l'impression d'être un clown dans tous tes commentaires ? Quant à mon métier: professionnel international avec plusieurs passeports parce qu'on apprécie mes services :-)
Réponse de le 20/05/2015 à 7:34 :
Wow, "professionnel international avec plusieurs passeports"
Faut faire quoi comme étude pour ça ?
a écrit le 18/05/2015 à 17:53 :
Comme d'hab, rien de concret. Comme Fx, je propose le defaut grec, comme cela les grecs vont enfin apprendre a faire des economies et a se debarasser de fonctionnaires inutiles.
Et puis, pour Fx, si Tsipras fait du bon travail, alors il faudrait qu'il ebauche quelquechose sur la liste Lagarde, tant mentionnee durant la periode electorale, et puis aussi sur la disparition de la fameuse ENFIA., hein?
Réponse de le 18/05/2015 à 18:35 :
La liste Lagarde est en ce moment entre les main d'une equipe speciale des services des impôts. D'ailleurs allez demander a Bobolas, symbole du copinage PASOK/ND/oligarques, condamné a payer recemment 4 millions d'euros d'amende.
L'ENFIA quant a lui est a priori supprimé, que voulez vous dire ?
Réponse de le 18/05/2015 à 18:45 :
@Nikias: 1) le défaut est sans doute ce qui va se passer. Cela fera sortir la Grèce de l'Europe, mais attention, il sera aussi extrêmement difficile d'emprunter, car personne n'aura plus confiance pendant des décennies. 2) la disparition de la taxe foncière est une promesse et il faudra attendre la fin de l'année (envoi de la facture) pour voir que ce n'était qu'une promesse. D'autant plus que si la Grèce fait faillite, il va lui falloir renflouer ses caisses, non en implorant la déesse Paresse mais en taxant tout ce qui peut l'être. Je ne crois pas que les Juncker Bonds (5 milliards quand même selon Godin) sont une bonne idée, car la situation n'a que trop duré et sachant qu'ils ne rembourseront jamais, on doit arrêter de leur donner de l'argent à perte et les virer rapidement :-) L'engagement de la France est de 42 milliards a déclaré Sapin à Bloomberg.
Réponse de le 19/05/2015 à 9:27 :
"il sera aussi extrêmement difficile d'emprunter, car personne n'aura plus confiance pendant des décennies." : pourtant, citez moi un pays ayant fait défaut qui n'a pas pu re-emprunter dans la foulée ? Riche ou pauvre, le marché s'en fout, ce qui compte, c'est la stabilité, le présent, et le futur a court terme.

"il faudra attendre la fin de l'année (envoi de la facture) pour voir que ce n'était qu'une promesse" : ou pour voir, comme comme quasiment toutes les promesses de campagne de Syriza, elle aussi a été appliquée ! Je sais, ça fait mal a un Francais d'entendre ça, moi aussi ça me desole pour la France ...

"D'autant plus que si la Grèce fait faillite, il va lui falloir renflouer ses caisses" : ça tombe bien, l'excédent primaire servira justement a relancer encore l'economie, au lieu de nourrir des fonds de pension américains !
a écrit le 18/05/2015 à 17:37 :
Je viens de consulter l'article d'origine sur le site de To Vima. Les circonstances autour de l'apparition de ce document sont très floues (Bruxelles en a déjà démenti l'existence), tout comme la lettre envoyée par TSIPRAS à ses créanciers avant l'échéance du 12 mai.

Le gars n'en est pas à son premier coup de bluff. R.Godin le souligne en émettant l'idée que ce document puisse être un faux !!
Réponse de le 18/05/2015 à 17:57 :
Quel gars ? To Vima ?
Il faut savoir que la presse grecque est tres partiale, et l'info generalement tres orientée. To Vima (la tribune, en francais ;) ), est l'organe de presse du PASOK, le parti socialiste grec mourant autrefois associé a la droite ND.
Il n'est pas étonnant d'y trouver mention de l'ENFIA, impot tres impopulaire, que Tsipras a supprimé, mais dont le PASOK brandit toujours la menace pour decridibiliser Tsipras. On a plusieurs fois entendu parler de son prétendu retour par la presse grecque "aux ordres".
Réponse de le 18/05/2015 à 18:39 :
la Frankffurter allgemeine Zeitung pense qu'il n'y aura pas d'accord, vu l'intolerance de tsipras ( reconnaissons lui honnetement qu'il a ete elu pour ca et respecte son role plus que bcp d'autres politiciens)
les payeurs ont toujours raison; les fonctionnaires seront payes avec des i owe you, et deviendront des creanciers de leur etat, avec de la dette non remboursable ( et qui ne permettra rien d'acheter, car il faut etre idiot pour accepter de se faire payer avec des titres comme ca 'en caution')
le reste, c'est du vent !
Réponse de le 18/05/2015 à 19:49 :
Bof, ou alors la Grece repassera au drachme, ce qui ne changera a priori pas grand chose dans la vie de tous les jours. Changer de monnaie, c'est l'histoire d'une nuit !
Réponse de le 18/05/2015 à 20:43 :
@Fx Du côté grec, je pense comme vous qu'on à moins à perdre à un défaut et au retour à la drachme que l'UE et la ZE. Hormis l'instabilité qui régnerai dans la zone pendant un moment, c'est la remontée des taux des pays périphériques (Espagne, Italie, Portugal, et dans une moindre mesure la France), et surtout l'inscription dans les comptes publics des créanciers de la perte grecque.

ET CA FERAI BEAUCOUP PLUS DE MAL A CERTAINS PAYS COMME LE NOTRE QU'A D'AUTRES COMME L'ALLEMAGNE. LES GRECS ONT DEVANT EUX DES CREANCIERS QUI ONT DES INTERETS DIVERGENTS
Réponse de le 18/05/2015 à 21:15 :
Sans compter quelques problemes dans les balkans en général, la Grece possedant pas loin de 20% des banques des pays de la peripherie !
a écrit le 18/05/2015 à 17:30 :
Un plan qui n'en est pas un, et qui ne règle rien, donc. Comme en 2010, 2011,2012,2013 et 2014. Il serait peut être temps de passer a autre chose ? Un défaut grec par exemple ?
a écrit le 18/05/2015 à 17:17 :
Romaric Godin veut tellement croire au père noël qu'il rapporte immédiatement toute rumeur laissant espérer un assouplissement de la position des créanciers, mais ceux ci savent bien que s'ils flanchent, c'est tout l'édifice qui va s'écrouler, plus aucun gouvernement n'acceptant de suivre les critères d'équilibre européens. Ce serait la fin de l'euro et de l'Europe.
a écrit le 18/05/2015 à 17:07 :
Les faits :
Adoption de deux mesures "inacceptables" en échange de 5 milliards d'euros.

L'interprétation de Godin :
"Si ce document est un vrai, il prouve en tout cas la nervosité chez les créanciers."

Ok. On peut voir ça comme ça, mais uniquement si on est d'une insondable mauvaise foi.
a écrit le 18/05/2015 à 17:02 :
"Bruxelles aurait proposer un compromis"

Sérieux, dans la 1ère phrase... Bruxelles aurait mordre ou Bruxelles aurait mordu ? Elève Romaric !?

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