Grèce : un ministre pronostique des élections anticipées faute d'accord avec les créanciers

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La Grèce pourrait être contrainte à des élections anticipées si aucun accord n'était trouvé avec ses créanciers.
La Grèce pourrait être contrainte à des élections anticipées si aucun accord n'était trouvé avec ses créanciers. (Crédits : ALKIS KONSTANTINIDIS)
Le ministre délégué à la Sécurité Sociale a estimé que l'absence d'accord sur la dette pourrait conduire la Grèce à de nouvelles élections. Les élections précédentes qui avaient porté au pouvoir le parti de la gauche radicale Syriza, datent de décembre dernier.

Le ministre délégué grec à la Sécurité sociale, Dimitris Stratoulis, figure de l'aile radicale du parti Syriza, a prévenu vendredi que le gouvernement d'Alexis Tsipras pourrait être contraint d'organiser des élections anticipées si les créanciers d'Athènes n'assouplissent pas leur position.

"Propositions extrêmes"

"Les créanciers veulent imposer des mesures dures. S'ils ne font pas machine arrière sur ce paquet visant à faire chanter le gouvernement, nous devrons rechercher des solutions alternatives, des élections", a-t-il dit.

Alexis Tsipras, qui s'est une nouvelle fois entretenu au téléphone avec Angela Merkel et François Hollande dans la soirée de jeudi, informera le Parlement grec de l'avancée des négociations ce vendredi à 15h00 GMT.

Le Premier ministre grec a déclaré à ses ministres qu'il ne pouvait pas accepter les "propositions extrêmes" qui lui ont été soumises mercredi à Bruxelles par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

Remboursement reporté à fin juin

La Grèce a annoncé au Fonds monétaire international qu'elle reportait à la fin du mois un remboursement de 300 millions d'euros initialement prévu ce vendredi. Athènes compte regrouper en une seule échéance payable le 30 juin ses quatre remboursements dus ce mois-ci -- 1,6 milliard d'euros au total --, repoussant ainsi le risque d'une faillite imminente.

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Commentaires
a écrit le 17/06/2015 à 11:27 :
Saviez vous qu'avant le début de la crise la Grèce importait 10% de la production totale annuelle d'armement de l'Allemagne?
Voici qui explique les crédits généreusement accordés par les banques allemandes à la Grèce.
a écrit le 06/06/2015 à 21:45 :
La commedia dell'arte se poursuit et n'est pas prête de s'arrêter. Tsipras obtiendra tout au plus des concessions à la marge de la part de ses créanciers sans impact majeur sur la vie courante des Grecs, qui continueront à s'appauvrir et à se faire dépouiller de leur patrimoine public. Sans sortie de l’UE et de l’euro, aucune issue crédible à la mise en coupe réglée de la Grèce qui découle des contraintes des traités européens et des exigences de la BCE n'est possible, comme le dénonce depuis moultes années l'UPR.
a écrit le 06/06/2015 à 18:41 :
Stéphane Hessel parlait de pouvoir d'indignation juste avant de mourir. Ce qui frappe quand on lit beaucoup de posts sur ce site comme sur bien d'autres consacrés à la Grèce, c'est cette absence de compassion à l'égard de ce que vivent les Grecs depuis des années ! Alors pour expliquer ( justifier ?) cette absence de compassion,"le truc ", c'est de mettre tous les GRECS dans le même panier, ceux qui sont victimes des corruptions d'un côté et de l'autre les corrompus et les corrupteurs ! L'autre "truc", c'est de faire comme trop de médias en France, mais surtout en Allemagne -parait-il d'aprés Romaric Godin- y compris dans des journaux, jusque là sérieux, c'est de faire passer "le Grec" pour un fainéant et -bien sûr- profiteur au possible . Mais bon dieu ! Réagissez avec un peu d'humanité (et d'intelligence) et regardez les dégâts causés parles politique promues par Bruxelles et le FMI en Europe et dans le monde entier d'ailleurs. J'enjoins les donneurs de leçons qui trouvent les politiques de Syriza laxistes de se rapprocher des écrits de gens comme Joseph Stiglitz (ancien de la banque mondiale et conseillé personnel de Bill Clinton) à priori pas adhérent au Front de Gauche!
a écrit le 06/06/2015 à 15:51 :
La commedia dell'arte se poursuit et n'est pas prête de s'arrêter. Tsipras obtiendra tout au plus des concessions à la marge de la part de ses créanciers sans impact majeur sur la vie courante des Grecs, qui continueront à s'appauvrir et à se faire dépouiller de leur patrimoine public. Sans sortie de l’UE et de l’euro, aucune issue crédible à la mise en coupe réglée de la Grèce qui découle des contraintes des traités européens et des exigences de la BCE n'est possible : minilien.fr/a0nv7k.
a écrit le 05/06/2015 à 21:41 :
"mesures dures" ? les créanciers veulent être remboursés et les contribuables européens ne veulent pas essuyer une nouvelle ardoise grecque. Le mieux serait quand même que la Grèce se passe des 7,5 milliards qu'elle attend pour continuer sa politique laxiste, et qu'elle se mette au travail de réformes qui sont plus que nécessaires dans ce pays bordélique !!!
Réponse de le 06/06/2015 à 18:13 :
Vous semblez bien connaïtre le contenu des mesures que prend Syriza notamment en matiere de fiscalité, de lutte contre la corruption de lutte contre l'évasion fiscale puisque vous parlez de mesures laxistes . Vous voulez nous en dire plus ?
Réponse de le 07/06/2015 à 14:03 :
@jojoduchato: c'est à toi de nous en direr plus, car les mesures fiscales ne sont pas appliquées et la lute contre l'évasion fiscal est une promesse ! Ce que je vois pour l'instant, ce sont des gens qui ne respctent rien ni personne. Je propose par exemple de verbaliser les gens qui ne restent pas le code de la route, qui se garent n'importe où et n'importe comment.Je garantis que rien que là, y a des millions à récupérer, en plus du fait que cela civilisera un peu les Grecs :-)
Réponse de le 17/06/2015 à 19:03 :
@Patrickb
C'est bête, mais grâce à la Troïka et ses fabuleux mémorandums, il y a moins de policiers, moins d'infirmières et moins d'inspecteurs fiscaux !

En parlant de civilisation, je crois qu'un grand pas a été franchi quand on a cessé de condamner un peuple globalement (Carthage anéantie, son sol salé pour empêcher l'herbe de repousser, "Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens", et la liste est longue) pour estimer que chacun est responsable de ses propres actes, et seulement de ses actes, d'où la création de tribunaux. Alors vos échappées hellénophobes, vous pouvez vous les garder pour vous.
a écrit le 05/06/2015 à 10:35 :
la dictature de la finance çà suffit. Mais en fait ou est monsieur Godin mon journaliste préféré entre tous. Ces article sur la Grèce sont très éclairants et complètement documentés. (((o)))(((o)))
a écrit le 05/06/2015 à 9:55 :
il ne rembourseront pas ,ils gagnent du temps ,ils devront quitter l euro et ce sera bien pour eux ..
a écrit le 05/06/2015 à 9:38 :
Si le parti Syrisa envisage des élections, qu'est ce que cela change ? Ce parti gagnera avec une majorité écrasante mais le problème persistera.
Si le problème actuel est résolu fin juin (ce que je pense), je doute que la Grèce puisse revenir d'ici peu sur le marché international des capitaux (sauf FMI et BCE).
Cordialement
a écrit le 05/06/2015 à 9:05 :
Si la Grèce ne règle pas 1,5 milliards à la fin du mois, elle aura gagné les 300 millions qu'elle devait payer le 3 Juin en faisant défaut pour tout. Ce regroupement des créances est une combine de plus avec échéances aux calendes Grecques . Le fond du problème est que l'Euro est trop fort de 30 à 50% pour l'économie de la Grèce, de sorte que ce pays n'a techniquement aucune chance de s'en sortir en restant dans l'Euro. Même si les peuples Européens payaient 100% de la dette, ils n'auraient techniquement aucune chance et la dette reviendrait après quelques 10 ou 20 ans. Au lieu de traiter le problème de fond, les "politiciens" achètent du temps et combinent... cela va imploser au moment où l'on s'y attend le moins. Pour le moment ca tient et la nomenklatura peut garder ses privilèges. Le Communisme a tenu 50 ans. Certaines personnes peuvent vivre vieux avec malgré le cancer qui les ronge jour après jour. On n'a pas fini avec la Grèce et d'autres pays comme l'Italie ou le Portugal attendent derrière, autres belles combines en perspective que nous allons devoir payer pour assurer le niveau de vie extravagant de nos privilégiés.
Réponse de le 05/06/2015 à 9:37 :
La Grèce a le droit de tout rembourser en une fois, cela fait partie des textes du FMI. Elle a tout à fait raison de le faire. On donne bien de l'argent à l'Ukraine qui ne fait pas partie de l'Europe. A bon entendeur salut!!
Réponse de le 05/06/2015 à 9:39 :
l Italie et le Portugal que vous dites vous oubliez la France l Espagne ....qui sont dans de mauvais draps en France plus de 6 millions de chomeurs plus 11 illions soule seuil de pauvreté plus 17 millions qui n arrivent pas à finir leur mois soit avec les millions d assistés faites votre compte l Italie se porte beaucoup meux mossieur venez y faire un tour ici pas d assistés qqs millions de pauvres mais c est mieux que chez vous pays d assistés....
Réponse de le 05/06/2015 à 12:11 :
Le Portugal a un tout autre comportement que LA GRECE pour une économie similaire. Certains veulent, d'autres ne veulent pas ou rechignent,à faire els efforts nécessaires La place de la Grèce dans son intéret est effectivement de revenir au drachme, et dans notre intéret aussi évisemment. Comme le dit l'intervenant ceci n'est pas viable, quand bien même on paierait tous les passifs de la Grèce en pertes, ces pertes se génereraient naturellement, et bien sur à notre charge. Après tout un referendum serait plus simple, accepter et rester dans l'euro, refuser et revenir au drachme.Ca sera le beurre ou l'argent du beurre mais pas les deux, librement choisi par le peuple..
Réponse de le 05/06/2015 à 16:53 :
Le Portugal ne fait pas "des efforts", il fait des sacrifices vains.
Tout simplement, on brade, on sabre dans le budget de l'Etat-providence, on diminue même de moitié le nombre des wagons dans les rames du métro, et il faut toujours plus d'ëfforts", toujours plus...
Tout simplement, les Portugais, après plus d'un demi-siècle de dictature, et avec un temperament bien plus doux (saudade) que le nôtre, n'ont pas la culture de la révolte.
Il n'y eut même pas d'indignés...
Je leur souhaite de tout mon coeur de la découvrir, cette culture de la révolte.
Et, parfois, les "moutons enragés" s'avèrent les adversaires les plus redoutables
Réponse de le 06/06/2015 à 13:28 :
En attendant Vassilis, le portugal se redresse, déficit inférieur à celui de la France autour de 3 %, chômage en baisse autour de 13 %, croissance de retour etc...
La grèce connait une hausse du chômage, le retour de la récession, une fuite des capitaux, des banques hyper fragiles prêtent à faire faillite à tout moment, elle n'a pas accès aux marchés ( Oat grec est à 12 % vs 2.2 % au portugal etc..)
Comme un bon élève travailleur le Portugal récolte les fruits de son travail tandis que la, Grèce récolte les mauvaises herbes de sa nonchalance.

Ca sert à quoi les indignés, la grèviculture etc..? En france quand on voit la grêviculture de la sncf, ratp, sncm, port de marseille , sea france et j'en passe tous en faillite c'est intolérable, ça coûte cher et ça sert à rien !

Les indignés en Espagne non plus n'ont servis à rien, heureusement que les Espagnols ont le PPE et j'espèrent qu'ils ne commeteront pas la folie de voter PODEMOS sinon destin catastrophique à la SYRIZA comme en Grèce ! CQFD.
Réponse de le 06/06/2015 à 13:29 :
En attendant Vassilis, le portugal se redresse, déficit inférieur à celui de la France autour de 3 %, chômage en baisse autour de 13 %, croissance de retour etc...
La grèce connait une hausse du chômage, le retour de la récession, une fuite des capitaux, des banques hyper fragiles prêtent à faire faillite à tout moment, elle n'a pas accès aux marchés ( Oat grec est à 12 % vs 2.2 % au portugal etc..)
Comme un bon élève travailleur le Portugal récolte les fruits de son travail tandis que la, Grèce récolte les mauvaises herbes de sa nonchalance.

Ca sert à quoi les indignés, la grèviculture etc..? En france quand on voit la grêviculture de la sncf, ratp, sncm, port de marseille , sea france et j'en passe tous en faillite c'est intolérable, ça coûte cher et ça sert à rien !

Les indignés en Espagne non plus n'ont servis à rien, heureusement que les Espagnols ont le PPE et j'espèrent qu'ils ne commeteront pas la folie de voter PODEMOS sinon destin catastrophique à la SYRIZA comme en Grèce ! CQFD.
Réponse de le 06/06/2015 à 19:40 :
@Athena: tout à fait d'accord qu'on ne devrait pas donner d'argent à l'Ukraine, mais le sujet c'est la Grèce pas l'Ukraine :-)
Réponse de le 06/06/2015 à 22:20 :
Le Portugal, l'Espagne, la Grèce, L'Italie, la France se portaient beaucoup mieux avant l'UE et l'Euro. "On" nous avait vendu une amélioration pour tous. Donc c'est un échec pour tous sauf pour l'Allemagne (pas pour le peuple Allemand mais l'Allemagne) et peut être les USA s'ils réussissent à défoncer notre marché avec leurs produits bas de gamme (regardez le poids des Américains dans les rues).
Réponse de le 17/06/2015 à 19:27 :
Mais arrêtez avec votre Portugal ! L'economie grecque n'a que vrais deux points communs avec celle du Portugal :
ce sont deux Pays méditerranéens et la population en nombre est voisine.

Pour le reste, le Portugal était un foyer des juifs et des maranes (et donc fructueuse connection commerciale avec l'Angleterre, il a aussi été le refuge des derniers Templiers, dont on connaît les capacités financières. C'est devenu rapidement un Empire riche sur plusieurs continents. Ensuite, le Portugal a été un des premiers pays à vouloir éradiquer le christianisme, avec la France (d'où les apparitions de Fatima, puis en réaction l'arrivée de Salazar). Le pays a été epargné par deux guerres mondiales ! L'industrie naissante a été épargnée. Les dépenses militaires sont peu importantes depuis 1974.

La Grèce, restée profondément chrétienne orthodoxe (donc plus patriote et hostile au mondialisme, en tout cas jusqu'à récemment) a subi presque tous les guerres récentes, le pays est reste dévasté en 1945 par les troupes de l'Axe, et a été encore en guerre jusqu'en 1949. L'industrie a dû presque repartir de zéro après ça. Les dépenses militaires ont toujours été énormes à cause de la menace turque. La Grèce a encore une flotte aérienne de centaines d'avions, la plus grosse d'Europe pour un petit pays de cette taille. Bon, il n'y a pas que des effets négatifs, elle en a retiré une forte expérience dans la réparation et son Hellenic Space Industry s"est développé jusqu'à comprendre plus d'un millier d'employés. Elle répare les avions de l'OTAN, elle fabrique des drones et tout récemment les tuyères du nouvel avion furtif de chez Dassault (le Neuron).

Maintenant, attendons de voir les "élections au Portugal, pour voir si le peuple est réellement satisfait de ses gouvernements européistes.

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