Hausse des taux ou statu quo ? La BCE sur le fil du rasoir
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Christine lagarde, presidente de la bce, lors d'une conference de presse a francfort
KAI PFAFFENBACH
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Christine lagarde, presidente de la bce, lors d'une conference de presse a francfort
KAI PFAFFENBACH
les taux d'intérêt des opérations principales de refinancement, de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt s'établissent respectivement à 4,25 %, 4,50 % et 3,75 %.
« La BCE est sur le fil du rasoir. Je pense qu'elle laissera les taux inchangés, mais je ne serais vraiment pas surpris si elle les augmentait de 25 points de base », résume Steven Barrow, économiste à la Standard Bank.
L'arbitrage est délicat pour l'institution monétaire : réduire une inflation qui reste élevée, à 5,3% en août en zone euro — +0,6% par rapport à juillet — et largement supérieure à son taux cible de 2%, ou peser sur les économies des pays membres en rendant le coût du crédit plus élevé ce qui réduit les capacités de dépenses et d'investissement des ménages et des entreprises. Le statu quo peut aussi trouver un argument dans l'évolution du taux de l'inflation sous-jacente (hors prix de l'énergie et de l'alimentaire), qui, à 5,3 %, ralentit par rapport aux 5,5 % de juillet.
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Ce n'est pas l'avis de Peter Kazimir, membre du conseil des gouverneurs de la BCE et gouverneur de la banque centrale de Slovaquie. « Mieux vaut prévenir que guérir », affirme-t-il dans un article publié la semaine dernière sur le site de la Banque centrale de Slovaquie. Selon lui, la « solution la plus simple et la plus efficace » est de relever les taux de 25 points de base dès jeudi. « Les marchés reçoivent une indication plus claire sur le taux final probable, et nous avons plus de temps pour évaluer si l'inflation est sur une trajectoire descendante durable vers notre objectif », fait-il valoir.