Hollande veut que la France soit à l'avant-garde d'une nouvelle zone euro

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Publié le 19/07/2015 à 09:17. Mis à jour le 19/07/2015 à 17:47.
François Hollande se sent-il pousser des ailes après avoir contribué à éviter un Grexit ? Dans une tribune publiée par l'hebdomadaire Le Journal du Dimanche, le président de la République a déclaré que la France est prête à participer "à une organisation renforcée" de la zone euro et à constituer "avec les pays qui en décideront, une avant-garde".
Les deux dernières propositions avaient déjà été formulées en mai ainsi que lors de son interview télévisée pour le 14 juillet.
"Partager une monnaie, c'est bien plus que vouloir une convergence. C'est un choix que 19 pays ont fait parce que c'était leur intérêt. Nul gouvernement d'ailleurs depuis quinze ans n'a pris la responsabilité d'en sortir", poursuit François Hollande.
Et de renchérir: "Ce qui nous menace, ce n'est pas l'excès d'Europe mais son insuffisance."
Interrogé dans le même numéro de l'hebdomadaire, Jacques Delors lui-même juge que le système actuel de l'Union européenne et de la zone euro "n'est plus gouvernable". "Cela ne peut plus durer. Il faut refonder cette Union économique et monétaire. Vont-ils le faire ? Il y a eu un vice de construction au départ. Il y a eu aussi des bêtises et une incapacité de l'eurozone à y mettre fin ", analyse M. Delors.
L'ancien ministre de l'Economie et des Finances estime néanmoins que "dans la situation actuelle, on a évité le pire. Mais l'Europe n'est pas une puissance morale, je dis morale au bon sens du terme. Il faut reconstituer cette puissance morale qui a fait la force de l'Europe en d'autres périodes, comme au moment de la chute du mur de Berlin".
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En visite à Avignon, dimanche 19 juillet, Manuel Valls a renchéri, s'appuyant sur les propos de François Hollande: "Il faut pleinement reprendre l'initiative, c'est ce que dit le président de la République depuis 2012, sa voix était isolée, maintenant elle est partagée, je m'en réjouis."
Il a précisé que l'avant-garde devait être constituée "de la France, l'Allemagne, l'Italie, les pays fondateurs" de l'UE.
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