Inondations : l'Espagne annonce une nouvelle aide de 3,2 milliards d'euros
latribune.fr
« Le Conseil des ministres approuvera demain un troisième paquet d'aide comprenant 60 mesures destinées à accélérer le retour à la normale et le redressement des zones touchées », a annoncé Pedro Sanchez.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annoncé, ce mercredi, un troisième paquet d'aides portant l'enveloppe globale dédiée aux régions affectées à 16,6 milliards d'euros.
Le Premier ministre espagnol ne lésine pas sur l'aide aux régions ravagées par les inondations de fin octobre. Celles-ci ont pour rappel fait 229 morts, dont 221 dans la seule région de Valence, et mis à terre de nombreuses entreprises.
« Le Conseil des ministres approuvera demain un troisième paquet d'aide comprenant 60 mesures destinées à accélérer le retour à la normale, et le redressement des zones touchées », d'une valeur de près de 2,3 milliards d'euros, a annoncé Pedro Sánchez, ce mercredi, devant le Parlement. L'enveloppe globale dédiée aux régions affectées atteint ainsi 2,3 milliards d'euros.
Pedro Sanchez contre l'opposition
Le chef d'Etat socialiste a aussi dit qu'il avait assumé ses responsabilités dans la gestion chaotique des inondations. La question « est de savoir si le gouvernement espagnol a assumé (ses) responsabilités et la réponse est "oui". Il l'a fait dès le début, et continuera à le faire aussi longtemps que nécessaire », a déclaré le dirigeant socialiste devant le Parlement espagnol.
L'exécutif a fait « ce qu'il devait faire » face à cette catastrophe, a-t-il poursuivi, accusant l'opposition de « polariser » l'opinion, « de susciter le découragement et d'alimenter la méfiance à l'égard des institutions » depuis cette tragédie. Depuis le 29 octobre, le gouvernement et l'exécutif régional de Valence, dirigé par le Parti populaire (PP, droite), ne cessent de se rejeter la responsabilité du bilan meurtrier. Ces accusations ont tendu un peu plus le climat politique espagnol, déjà délétère.
« Nous sommes tout à fait ouverts à la création d'une commission d'enquête au sein du Congrès des députés pour traiter cette question » de la responsabilité de la gestion chaotique des inondations a ensuite ajouté le Premier ministre espagnol. « je vous assure que mon gouvernement mettra à la disposition du public toutes les informations » dont il dispose.
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Le gouvernement défend les agences météo
Appelé à s'expliquer mi-novembre sur sa gestion de la catastrophe, le président conservateur de la région de Valence Carlos Mazón, très critiqué par les sinistrés pour sa gestion jugée chaotique de la tragédie, avait reconnu des « erreurs ». Mais il avait également critiqué les services de l'État central, et notamment l'Agence météorologique nationale, affirmant que cette dernière avait déclenché « à 36 reprises » l'alerte rouge au cours des dix dernières années, « sans qu'aucune d'entre elles ne soit suivie d'inondations brutales ».
En Espagne, pays très décentralisé, la gestion des catastrophes relève de la responsabilité des régions. Mais le gouvernement central, chargé d'émettre les alertes via l'Agence météorologique nationale (Aemet), peut fournir des ressources et prendre la main dans des cas extrêmes.
En réponse, le chef du gouvernement a défendu les agences de l'Etat impliquées dans l'alerte météorologique, et dans la gestion des secours, visées par de nombreuses critiques. « Je demande que l'on n'induise pas les gens en erreur: si vous voulez trouver des coupables, cherchez-les, faites-le, mais ne pointez pas du doigt les services publics qui ont fait leur devoir », a lancé Pedro Sánchez
« Le changement climatique tue, et nous devons tous prendre cette menace au sérieux, car il y a quelque chose de bien plus dangereux que l'urgence climatique, à savoir les gouvernements négationnistes qui nient les effets dévastateurs » que cela induit, a enfin conclu l'homme politique.