L'Allemagne confirme qu'elle a échappé de peu à la récession technique

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Le port de Hambourg, le 14 novembre 2019.
Le port de Hambourg, le 14 novembre 2019. (Crédits : Reuters)
Première économie d'Europe, l'Allemagne reste néanmoins freinée par l'impact des tensions commerciales internationales, les difficultés du secteur automobile et l'incertitude liée au Brexit, qui pénalisent surtout le secteur industriel, très tourné vers l'exportation.

Le dynamisme des exportations, de la dépense publique et de la consommation des ménages a permis à l'Allemagne d'éviter la récession au troisième trimestre, montrent vendredi les statistiques détaillées du produit intérieur brut (PIB), qui confirment une croissance de 0,1%.

Les exportations ont augmenté de 1,0% sur le trimestre, permettant à la balance commerciale d'apporter une contribution positive de 0,5 point de pourcentage à l'évolution du PIB.

Sur un an, le PIB a progressé de 1,0% en données brutes et de 0,5% en données corrigées des variations saisonnières, précise Destatis, l'institut fédéral de la statistique.

La croissance modeste enregistrée sur juillet-septembre après une contraction de 0,2% sur avril-juin permet à la première économie d'Europe d'échapper à une récession technique, définie par deux trimestres consécutifs de baisse du PIB.

Première économie d'Europe, l'Allemagne reste néanmoins freinée par l'impact des tensions commerciales internationales, les difficultés du secteur automobile et l'incertitude liée au Brexit, qui pénalisent surtout le secteur industriel, très tourné vers l'exportation.

La coalition gouvernementale emmenée par la chancelière Angela Merkel continue néanmoins de rejeter les appels à une augmentation de la dépense publique venus de nombreux économistes et des milieux d'affaires.

"L'économie va rester sur le fil du rasoir"

Les chiffres détaillés du PIB montrent que la consommation privée a augmenté de 0,4% et les dépenses publiques de 0,8% au troisième trimestre, chacun d'eux apportant une contribution de 0,2 point à la croissance.

"La vigueur de la consommation privée reste une importante assurance anti-récession pour l'économie", constate Carsten Brzeski, économiste d'ING, dans une note. "La consommation privée affiche une croissance ininterrompue, trimestre après trimestre, depuis le début 2014."

Malgré la croissance des exportations, l'investissement en actifs fixes et en équipements a reculé sur juillet-septembre, une contraction qui traduit le pessimisme des entreprises.

"La chute de l'investissement en équipements et le poids de la réduction des stocks montrent que les entreprises ont fortement réagi aux incertitudes globales et aux problèmes auxquels est confronté le secteur automobile", explique Andreas Scheuerle, économiste de DekaBank.

Les premiers résultats des enquêtes mensuelles de l'institut privé IHS Markit auprès des directeurs d'achats du secteur privé montrent par ailleurs que les difficultés de l'industrie se propagent au secteur des services: la croissance de celui-ci est tombée en novembre à son plus bas niveau depuis 2016 selon les indices PMI "flash".

"L'économie va rester sur le fil du rasoir pendant les trimestres à venir, entre récession et faible croissance", prédit Thomas Gitzel, de VP Bank Group.

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Commentaires
a écrit le 23/11/2019 à 21:33 :
Bonne nvelle pour le secteur industriel français qui est le 3eme partenaire industriel de l'Allemagne après des mastodontes comme la Chine et les US et le 1er ds le secteur de pointe qu'est l'aéronautique...eh oui !! bien meilleur que le pinard et les fromages.
De plus, l'industrie allemande est le 1er investisseur industriel en France.
Dc, inutile de dire que qd ça tousse ds ce domaine outre Rhin, ça a forcément des répercussions négatives de ce côté ci.
a écrit le 23/11/2019 à 8:49 :
"les difficultés du secteur automobile"

Notons quand même, même si j'en ai un peu marre de noter que je disais juste, que les clients français ont acheté encore plus de voitures allemandes cette année ! Ils peuvent compter sur notre marché, toujours...

C'est dans le sang d'une partie des français ce truc là, notre souveraineté nationale massacrée par des politiciens incompétents et corrompus doit y être pour quelque chose et ce serait pire avec les RN au pouvoir qui, incapables de gérer quoi que ce soit car simple société marchande, nous vendraient directement aux allemands, leurs grands modèles où aux russes exposant leur profonde bêtise et surtout leur anti souveraineté nationale.

C'est qu'ils sont là depuis près depuis près de 80 ans maintenant, ça fait long...
Réponse de le 23/11/2019 à 12:55 :
@Citoyen blasé
"j'en ai un peu marre de noter que je disais juste"
Mais vous naviguer à vue depuis le début, réorientant insensiblement mais continuellement votre discours.
Je suppose que personne n'aura été dupé.
Réponse de le 23/11/2019 à 18:41 :
@ multipseudos:

"Mais vous naviguer à vue depuis le début, réorientant insensiblement mais continuellement votre discours."

Donc de lire tous mes commentaires ne te sert absolument à rien en plus de te coller à moi ou bien tu te colle vraiment à moi en lisant seulement les deux premiers mots ?

Je suis fort c'est pas grave hein t'inquiètes pas je le gère bien, et cela devrait t'inciter à élever enfin ton niveau plutôt que de troller sans arrêt non ?

Signalé
Réponse de le 25/11/2019 à 10:16 :
@Citoyen blaséMulti pseudos, et lesquels je vous prie ?
Je vous collerais, et vos chevilles, elles n’enfleraient pas de trop ?
Vous m’avez signalé, et bien là ça démontre déjà votre niveau, imperceptible.
Vous postez des commentaires en espérant que personne ne vous réponde, ou ne vous contre, puisque constate que sous signalez en permanence d’autres contributeurs ?
Ca ne serait pas un peu totalitaire comme façon de procéder : ca ne me convient pas alors je dénonce, mais vous dénoncez quoi, en fait? La liberté pour chacun de s’exprimer librement ?
Et puis, depuis que votre pseudo existe, déjà quelques semestres, j’ai du, au grand maximum vous répondre 5 ou 6 fois.
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Pour ce qui est des marques allemandes, les têtes de séries, Polo et Golf (grosses ventes) perdent du terrain depuis de nombreuses années en France. Donc je vois mal comment les Françaises perdaient des parts de marché en France, juste par rapport aux seules allemandes.
Avant 2010, il y avait toujours une ou deux allemandes dans le TOP 10 des ventes (Golf et Polo)
J’ai été recherché un PDF du CCFA (Comités des Constructeurs Automobiles Français).
En 2012 : Polo : 9ème, Golf : 11ème
En Septembre 2019 : Polo : 14ème, Golf : 21ème
Là, y’a 7 années d’espace temps, ce ne sont pas des progressions éphémères.
Et ces deux là sont toujours les allemandes les plus vendues en France
Avant, des Ford aussi rentaient dans le TOP10, plus maintenant !
Pour les grosses berlines et 4x4, que les allemandes soient convoitées en période de reprise économique et avec la progression importante du pouvoir d’achat français cette année, c’est juste logique, puisque les marques françaises n’ont pas encore suffisamment de modèles à opposer aux allemands. Rien d’extraordinaire à anticiper ce phénomène qui est un « rebond technique » !
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Et au niveau européen, en 2019, VW gagne des parts de marché, PSA en perd, Renault en gagne, Daimler et BMW en perdent.
Chiffres ACEA (European Automobile Manufacturers Association).
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Mais la championne allemande est en train de craquer pour avoir tout misé sur l’automobile, les exportations vers la Chine s’effondre, seules les pièces détachées tiennent, mais comme les usines allemandes en Chine de tournent pas suffisamment, et que les grosses allemandes ne sont immortelles, les pièces finiront pas aussi baisser en volumes !
a écrit le 23/11/2019 à 5:19 :
L économie va rester sur le fil du rasoir en Allemagne
Ça il faut oser le dire

Allemagne excédent budgétaire 58 milliards
France déficit budgétaire 98 milliards

Bravo Angela

Les français chantent pour le moment comme les grecques autres fois
a écrit le 22/11/2019 à 19:54 :
Wouais, mais si j'ai bien suivi, la taxe de 25%, sur l'automobile allemande exportée vers les Etats-Unis, cogitée fin 2018, n'est toujours pas effective.
On est bons en couche-culottes, on devrait en catapulter des tonnes de l'autre coté du Rhin.
Ne rigolons pas, si ces taxes tombent, nos équipementiers et électroniciens vont souffrir. Mais nos constructeurs autos vont tout de même en profiter un maximum puisque se sont surtout les constructeurs allemands et italiens et les assembleurs britanniques qui exportent aux Etats-Unis. Même dans l'alliance Renault-Nissan, c'est le japonais qui va trinquer. PSA avec Fiat....... Si les taxes US sont exécutées la valeur Fiat-Chrysler va trinquer. Fiat avait réembarqué aux Etats-Unis avec sa 500, si je ne me trompe pas, peu avant de racheter Chrysler.
a écrit le 22/11/2019 à 19:00 :
"échappé de peu", "le fil du rasoir" : Pourquoi dramatiser ? C'est très bien, la récession. Embrassons l'avenir, plutôt que de le craindre.

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