• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieUnion européenne

Chute du mur de Berlin : "La transition s'est faite dans l'urgence"

Grégoire Normand

Publié le 08 novembre 2019 à 06:30 - Mis à jour le 08 novembre 2019 à 17:52

Photo d'illustration

Photo d'illustration

Reuters

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 2

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Formule 1 : Toto Wolff, des victoires qui valent des milliards

  • 6

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
[ENTRETIEN] Alors que l'Allemagne s'apprête à fêter les 30 ans de la chute du mur de Berlin ce samedi 9 novembre, l'économiste spécialiste de l'Allemagne, Isabelle Bourgeois, rappelle que si le rattrapage entre l'Est et l'Ouest a permis de réduire certains écarts, des inégalités persistent. Pour la chercheuse, beaucoup d'habitants à l'est ont le sentiment d'être "des citoyens de second rang".

LA TRIBUNE - Quelle était la situation économique de la RDA au moment de la chute du mur de Berlin ?

ISABELLE BOURGEOIS (*) - Au moment de la réunification, la RDA était en banqueroute. Le système économique et social s'est effondré. Il fallait tout reconstruire en commençant par les routes, ou l'installation du téléphone. Les investissements que l'on réclame actuellement à l'Allemagne ont alors été réalisés massivement à l'Est au détriment de l'Ouest. Il fallait d'urgence reconstruire une économie viable. L'économie étant le préalable pour le modèle social.

Comment la transition s'est-elle opérée ?

Il a fallu défaire tous les combinats, c'est-à-dire toutes ces unités de production de type soviétique, qui étaient obsolètes. Le processus de transition d'une économie planifiée vers une économie de marché sociale s'est fait dans l'urgence. Au moment où les Allemands de l'ex-RDA ont demandé leur adhésion à la République fédérale, les États de l'Europe de l'Est menaient eux aussi leur révolution. Il y a eu à ce moment des accords de voisinage préfigurant l'intégration de ces États dans l'Union européenne.

Dans ce contexte-là, l'est de l'Allemagne s'est retrouvé pris en étau. Les investisseurs ont sauté par-dessus l'Allemagne de l'Est pour investir en Pologne par exemple. Ce qui manque aujourd'hui dans les Länder de l'est de l'Allemagne, ce sont les sièges de grandes entreprises. Il y a certes un tissu de PME très compétitives et innovantes, mais il n'y a pas de grands groupes cotés. Il y a surtout des filiales. La qualité de l'emploi reflète cette situation. Ce sont surtout des emplois d'exécution. Il y a moins d'emplois à responsabilité qu'à l'Ouest. Globalement, les emplois dans les Länder est-allemands sont donc moins rémunérés.

Les disparités entre l'Est et l'Ouest sont-elles encore marquées ?

Les disparités qui subsistent ont pour origine de multiples facteurs. Le dernier rapport sur l'état de l'unité allemande (2019) révèle que le PIB par habitant en l'Allemagne de l'Est équivaut à 75% de celui de l'Allemagne de l'Ouest. Ce qui correspond peu ou prou à la moyenne européenne. En 1990, au moment de la réunification, ce niveau était de seulement un tiers.

Au niveau des revenus, les écarts ont-ils diminué ?

Le revenu disponible des habitants de l'Est atteint 85% de celui des habitants dans les Länder de l'Ouest. Il faut toutefois rappeler que le coût de la vie est inférieur dans les Länder de l'ex-RDA. Au niveau des salaires, les niveaux sont aujourd'hui presque identiques, mais le rattrapage a été trop rapide. Il y avait une urgence politique, et non pas économique, à harmoniser les salaires. L'économie des Länder est-allemands n'a pas eu le temps de mener sa transition lentement comme ont pu le faire la Pologne et les autres États est-européens. Dans le contexte de l'unification, le patronat et les syndicats avaient peur de voir se profiler à l'horizon un dumping salarial qui aurait pu faire des émules à l'Ouest, et ont donc forcé le rattrapage. Les entreprises ne pouvaient pas rémunérer à la hauteur de la productivité, d'autant que celle-ci ne s'élevait que lentement. La brusque augmentation des salaires a entraîné un collapsus juste après le boom qui avait suivi immédiatement l'unité. C'est là la principale origine d'une croissance qui reste légèrement plus lente à l'est.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Aujourd'hui, la situation de l'ex-RDA est normalisée économiquement et socialement. Il y a moins de disparités entre l'Ouest et l'est de l'Allemagne qu'entre Paris et une autre région française. La différence est nettement plus réduite, même en termes de structure d'activité.

La réunification a-t-elle été le point de départ d'un modèle économique spécifique pour les trois décennies à venir ?

Non, les cinq régions (Länder) issues de la République démocratique allemande ont demandé l'adhésion à la République fédérale. C'est le modèle de l'Allemagne de l'Ouest qui s'est appliqué à l'Est. Les Allemands de l'Est ont réclamé le Deutsche Mark, le système social et la démocratie de l'Ouest. Cela s'est fait très rapidement.

Le modèle n'a pas changé. Si quelque chose a changé, c'est l'environnement autour de l'Allemagne. L'Allemagne s'est tout de même agrandie avec 15 millions d'habitants en plus, et aujourd'hui un poids économique supérieur. Il faut néanmoins rappeler que l'unité a coûté cher à l'Allemagne de l'Ouest. Elle a laissé 4% de son produit intérieur brut (PIB) tous les ans dans l'effort consenti à la réunification.

Quel rôle la réunification a-t-elle joué au sein de l'Europe ?

L'Allemagne a retrouvé sa pleine souveraineté, et presque le jour même, elle en a transféré une grande partie à l'Union européenne. L'unité de l'Allemagne a mis fin à la partition entre le bloc de l'Est et le bloc de l'Ouest et permis à l'Union européenne de se développer. La réunification de l'Allemagne a préfiguré la réunification de l'Europe avec l'élargissement à l'Est en 2004.

L'Allemagne, qui était surtout un poids lourd économique avant l'unité, s'est trouvée confrontée à de nouvelles responsabilités vis-à-vis de l'Union européenne et vis-à-vis du monde. L'Allemagne a encore du mal à accepter ce rôle en raison de son lourd passé. Assumer cette nouvelle responsabilité, sans réveiller les démons du passé, est quelque chose de très difficile. Si l'Allemagne ne s'engage pas dans une guerre, on va lui reprocher son inaction. Si l'Allemagne intervient, on lui reprocherait son caractère offensif. L'héritage de l'histoire pèse sur son nouveau rôle politique.

Quels sont les facteurs à la fois internes et externes qui ont contribué à plonger l'industrie allemande dans de grandes difficultés ces dernières années ?

L'ouverture à l'international de l'appareil productif allemand contribue à accroître toutes ces difficultés. Le ralentissement du marché mondial, la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, les incertitudes liées au Brexit, pèsent sur la demande adressée à l'Allemagne, notamment dans l'un des secteurs phares qu'est la construction mécanique. Au niveau externe, l'hystérie autour du diesel affecte profondément l'industrie automobile, l'autre secteur phare de l'industrie allemande. Ces répercussions sont alimentées par la pression de certains écologistes outre-Rhin, le grand nombre d'échéances électorales et le choix du gouvernement fédéral de miser sur le tout électrique.

Un autre facteur est le défi de la numérisation, mais celui-ci n'est pas propre à l'Allemagne. Dans cette situation, beaucoup d'entreprises en Allemagne se livrent à l'attentisme, se restructurent ou commencent à mettre en œuvre le vaste éventail de mesures de flexibilité interne qui leur avait permis de résister à la grande crise de 2008/2009 et de rebondir rapidement ensuite.

Les écologistes ont également acquis un poids considérable sur la scène politique allemande.

L'écologie est ancrée dans tous les partis en Allemagne. Ce processus remonte aux années 70. À l'époque, le souci environnemental s'est traduit par un effort considérable en matière d'innovation. Depuis toujours, en Allemagne, l'innovation relève très largement (beaucoup plus qu'en France) des acteurs du monde de l'entreprise, les mieux à même d'en évaluer la nécessité aussi bien que l'impact économique. Cette approche bottom up a été très productive. Or depuis quelque temps, dans un contexte de rivalité croissante entre les partis politiques, le gouvernement fédéral tend à miser sur une logique top down. Ce qui n'est guère porteur pour l'innovation, une démarche qui nécessite des temps de réflexion, de test sur le marché, et implique de multiplier les pistes de recherche.

Ce qui compte est la capacité des acteurs à anticiper, à se projeter et à tester. L'innovation allemande a toujours été majoritairement incrémentale. Elle ne procède pas par sauts technologues, mais par développements successifs. Il s'agit d'améliorer sans cesse, de proposer de nouveaux produits, démarches ou solutions au plus près de la demande. C'est un processus de progression permanente sur la base d'une profonde connaissance des mécanismes mondiaux et des mécanismes de marché, diffusée à l'ensemble des acteurs économiques grâce au fonctionnement en réseaux. L'industrie allemande est très bien armée pour affronter l'avenir. Cette capacité de l'économie allemande lui donne de quoi rebondir en anticipant des tendances.

Ces difficultés de l'industrie allemande ne vont-elles pas entraîner un changement de modèle économique ?

L'Allemagne reste la principale économie industrielle dans l'UE. Le modèle économique allemand n'a pas changé. Il est toujours fondé sur la doctrine ordolibérale, au fondement de l'économie sociale de marché. C'est une forme de libéralisme organisé : un marché libre, oui, mais obéissant à des règles afin d'assurer son bon fonctionnement et limiter les abus. L'Allemagne souffre actuellement d'un marché mondial de plus en plus bridé par des restrictions comme les barrières douanières. L'Allemagne ne modifiera pas son modèle et ses principes - pourquoi le ferait-elle d'ailleurs ? C'est aussi le modèle de l'Union européenne. Cela dit, il peut y avoir des ajustements. La grande coalition actuellement au pouvoir a décidé d'une plus grande redistribution à vocation sociale, mais sans pour autant renoncer à la consolidation des finances publiques. La politique économique allemande consiste avant tout à créer un environnement favorable à l'activité. Elle n'interfère pas dans l'activité. L'activité est l'affaire exclusive des acteurs économiques. Quant à la fixation des salaires, rappelons-le, elle dépend exclusivement des partenaires sociaux.

Les derniers résultats en Thuringe avec l'arrivée en première position de Die Linke, la percée de l'AFD et le recul de la CDU ne sont-ils pas à nouveau un signe de déstabilisation de la première économie européenne ?

Non, je pense que c'est plutôt le signe d'une normalisation. L'Allemagne se rapproche de la France, de l'Italie, ou encore des Pays-Bas. Ces pays ont de plus en plus de difficultés à constituer des coalitions de gouvernement. Cette normalisation peut s'expliquer par une érosion des grands partis fédérateurs, du centre. Le premier grand parti qui a commencé à perdre des adhérents et à perdre son identité est le SPD. Cela a commencé il y a une trentaine d'années. Il y a plusieurs facteurs pour expliquer ce phénomène avec une modification de la base électorale. Il n'y a plus d'ouvriers alors qu'ils étaient à la base du SPD.  Il y a également eu plusieurs scissions idéologiques, donnant naissance aux partis des Verts, ou au parti Die Linke. Les mêmes facteurs démographiques, auxquels s'ajoute une fragmentation de l'opinion, commencent à avoir des répercussions sur la CDU 30 ans après le SPD.

Les élections de Thuringe avaient des enjeux essentiellement régionaux. La campagne électorale s'est jouée sur des thèmes comme les déserts médicaux, le manque d'offre culturelle, le manque d'accès aux moyens de communication, le manque d'enseignants. La Thuringe est composée de quelques pôles urbains très actifs. Ces villes ont voté pour les Verts. Les milieux ruraux ont voté AFD contre les Verts. Les plus âgés et les plus jeunes ont voté Die Linke. Comme dans la France « périphérique », il y a également un vote protestataire très développé en Allemagne.

Quels sont les facteurs qui peuvent expliquer cette percée de l'extrême droite ?

Dans les Länder de l'Est, l'AFD a repris le rôle qu'avait Die Linke auparavant, un parti néo-marxiste à l'origine, spécifique à l'ex-RDA. Nombre d'Allemands de l'Est se sentent des "citoyens de second rang". C'est là un ressenti psychologique qui ne repose sur aucune réalité économique et sociale, mais qui reflète le fait qu'il faudra bien plusieurs générations pour que l'Unité allemande soit réalité vivante et vécue.

Il y a eu une rupture d'identité très brutale. La démocratie est arrivée du jour au lendemain. Cela oblige les citoyens à prendre leur responsabilité. Avant l'État de RDA s'occupait de tout, ce qui a eu pour effet de déresponsabiliser les citoyens. Or la démocratie est un long apprentissage. L'économie de marché créait elle aussi de nouveaux défis. Deux changements de monnaie en très peu de temps - l'arrivée du Deutsche Mark puis de l'Euro ont eux aussi bouleversé les repères. Ce sont là des facteurs et mécanismes de changement d'identité très importants, auxquels s'ajoute l'ouverture au monde. Leurs effets sont loin d'être négligeables.

Sur le plan démographique, quels sont les principaux changements à noter?

En 1989, la RDA a perdu près d'un million d'habitants en très peu de temps. Ils sont tous allés à l'Ouest. De 1990 à aujourd'hui, il y a 1,2 million de personnes qui ont quitté ces territoires. Ce sont surtout des jeunes. La population des Länder de l'Est est donc plus âgée. Ce phénomène s'est enrayé à l'Est depuis deux ans. Maintenant, des gens viennent se réinstaller à l'Est. Ce qui est signe d'attractivité.

En ce qui concerne le taux de chômage (un peu plus de 6%), s'il reste légèrement au-dessus de celui de l'Ouest (un peu moins de 5%), on est loin aujourd'hui de 18,7%, le maximum atteint en 2005. Les conditions de vie sont équivalentes aujourd'hui, même si quelques différences subsistent, essentiellement dans les zones rurales. Mais ces différences sont nettement moins prononcées qu'en France. Et si des écarts de richesse ou d'attractivité existent en Allemagne, c'est aujourd'hui bien plus entre le nord et le sud du pays qu'entre l'Est et l'Ouest.

À lire également

  • Schabowski, le "gaffeur" qui provoqua la chute du mur de Berlin, est décédé
  • "L'ex-RDA est un Mezzogiorno au centre de l'Europe"

(*) Isabelle Bourgeois a été chercheuse au Centre d'Information et de Recherche sur l'Allemagne contemporaine (CIRAC) de l'université de Cergy Pontoise de 1988 à 2017 et rédactrice en chef de la revue Regards sur l'économie allemande.

Grégoire Normand

Sur le même sujet

L'Iran a annoncé dimanche avoir stoppé quatre navires tentant de franchir le détroit sans son autorisation, en immobilisant deux d'entre eux.

Guerre au Moyen-Orient : ce qu'il faut retenir de ce dimanche

Le conflit entre Washington et Téhéran franchit un nouveau seuil d'intensité. Nouvelles frappes américaines, représailles iraniennes contre les alliés des États-Unis dans le Golfe, attaque d'un site nucléaire en construction et trafic toujours perturbé dans le détroit d'Ormuz : retour sur les principaux développements de ce dimanche.

Politique internationale
Photo d'illustration de l'article

Sport professionnel, Ryanair et Farnborough : l’agenda éco du lundi

La semaine s’ouvre sur plusieurs rendez-vous suivis par les investisseurs, entre les résultats de Ryanair, l’ouverture du salon aéronautique de Farnborough et les débats sur l’avenir du sport professionnel en France.

Économie
Des explosions sur un site non identifié, lors de frappes menées contre l'Iran, selon le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Etats-Unis-Iran : les représailles s'intensifient, le Golfe replonge dans la guerre

Les Etats-Unis ont mené une nouvelle vague de frappes contre l'Iran après la mort de deux de leurs militaires en Jordanie. Téhéran a riposté en visant plusieurs pays du Golfe, tandis que le trafic dans le détroit d'Ormuz reste fortement perturbé, faisant peser de nouvelles menaces sur les marchés énergétiques.

Politique internationale
À Kiev, les manifestants font entendre leur mécontentement face aux décisions récentes de Volodymyr Zelensky, ayant notamment entraîné le limogeage de Mykhaïlo Fedorov

« Rendez-nous Fedorov » : en Ukraine, la colère gronde après l'éviction du ministre de la Défense par Zelensky

En limogeant cette semaine Mykhaïlo Fedorov, le président ukrainien a déclenché une crise politique majeure. Saura-t-il calmer la colère ?

Premium
Politique internationale
82 Rue de Tolbiac, Paris : Tolbiac- Opération de surélévation en milieu occupé d’un foyer de travailleurs migrants. Réhabilitation de 184 chambres et création de 70 logements supplémentaires + une maison relais. Ajout de 2 niveaux sur le bâtiment R+5...

Crise du logement : le Conseil de Paris vote le doublement de la taxe sur les logements vacants

En doublant la taxe sur les logements vacants en 2027, comme la loi le lui permet depuis l’adoption du budget 2026, la mairie de Paris espère récupérer 20 000 logements à la location ou à la vente. « Du matraquage fiscal », accusent les élus d’opposition de droite.

Immobilier
Trans-Alaska Pipeline (Photo d'illustration)

Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

Le gouvernement panaméen a annoncé son objectif de détenir 100 % de Petroterminal, aujourd'hui copropriété des Américains. L'Autorité du canal de Panama, une institution autonome de l'exécutif, prévoit par ailleurs d'entamer en 2027 la construction d'un gazoduc de 77 kilomètres.

Politique internationale
Des habitants du Venezuela mènent une opération de recherche et de sauvetage à La Guaira (Venezuela) le 28 juin 2026.

Logement, infrastructures, services publics : le Fonds monétaire international (FMI) débloque 346 millions de dollars pour la reconstruction du Venezuela

Le bilan des séismes au Venezuela a dépassé vendredi les 5 000 morts, un chiffre toujours provisoire trois semaines après la catastrophe qui a laissé des milliers de personnes sans abri, alors que Caracas a obtenu une enveloppe du FMI pour financer la reconstruction.

Politique internationale
Le logo de Polymarket apparaît dans cette illustration prise le 22 avril 2026.

Jeux d'argent illégaux : l'ANJ ordonne le blocage de Polymarket, le géant des paris prédictifs

L'ANJ a ordonné le blocage de cette plateforme de paris décentralisée Polymarket, accusée de promouvoir des jeux d'argent illégaux. Malgré son succès mondial et ses levées de fonds, ce site fait face à une régulation croissante.

Économie