Les contours du scénario se précisent : le 26 octobre, à la sortie de la réunion des responsables de la Banque centrale européenne (BCE), son président Mario Draghi doit annoncer "l'essentiel des mesures" sur la sortie du programme d'achat de dettes, dit d'assouplissement quantitatif (quantitative easing, abrégé "QE" en anglais), lancé en mars 2015. Voici comment l'institution de Francfort devrait s'y prendre :
Actuellement, et jusqu'à la fin de l'année, la BCE achète pour 60 milliards d'euros d'actifs chaque mois. Plus de 80% sont des titres de dette souveraine des pays de la zone euro (Grèce exclue) détenus par des banques commerciales. Dans le cadre de la sortie de ce programme, Mario Draghi devrait annoncer une réduction de ce volume d'achats (ou tapering en anglais).
Les analystes tablent sur un montant de 40 milliards d'euros mensuels pour la plupart, voire proche de 30 milliards. Ces attentes sont conformes aux informations de Reuters. L'agence a indiqué ce vendredi que "les opinions varient de 25 à 40 milliards d'euros" au sein du Conseil des gouverneurs de la BCE, "mais il y a au moins un consensus pour réduire sensiblement le montant actuel". Les sources officielles interrogées par l'agence Bloomberg ont, quant à elles, confié que "réduire le quantitative easing à 30 milliards par mois [...] est une option réaliste".
Outre le volume, l'autre question importante est celle de la durée. "Le principal point faisant encore débat [entre les responsables de la BCE, Ndlr] porte sur la nécessité ou non d'arrêter une date fixe de cessation du programme", selon Reuters.
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Jusqu'à présent, les analystes s'accordent sur une prolongation de 6 mois à compter de janvier 2018. Une durée trop courte pour les responsables de la BCE, qui entendent retarder autant que faire se peut la hausse des taux. Les sources de Reuters et Bloomberg s'accordent à dire que le QE devrait se poursuivre au minimum pendant 9 mois. L'éventualité d'étendre cette période jusqu'à 12 mois ne serait pas écartée, mais Francfort pourrait avoir des difficultés à tenir la barre aussi longtemps car le nombre de titres éligibles au programme commence à s'épuiser.
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