La Bourse d'Athènes plonge de 16% après 5 semaines de fermeture forcée

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L'Athex a terminé en chute de 16% après avoir dévissé de 23% dans les premiers échanges.
L'Athex a terminé en chute de 16% après avoir dévissé de 23% dans les premiers échanges. (Crédits : Reuters Kostas Tsironis)
Aussitôt rouverte, la place grecque encaissait d'importantes pertes et s'enfonçait de 23% - la plus importante baisse depuis 1987. Les investisseurs s'attendaient à cette pénible remise en route.

La Bourse d'Athènes a terminé lundi en baisse de 16,23%, une chute historique selon l'opérateur boursier, pour sa réouverture après cinq semaines de fermeture liée à l'instauration d'un contrôle des capitaux en Grèce.

L'indice ATHEX a clos à 668,06 points, récupérant légèrement, au fil de la journée, de son ouverture par un plongeon de 22,82%. Selon l'opérateur boursier grec, la dernière chute d'une telle ampleur remonte à décembre 1987 avec des pertes de 15,3% sur une séance.

Les valeurs bancaires amputées du tiers de leur valeur

Les valeurs bancaires ont été particulièrement pénalisées avec un plongeon d'environ 30%, qui traduit la grande vulnérabilité du secteur en attente urgente de recapitalisation après des retraits de plus de 40 milliards d'euros depuis décembre.

Les acteurs du marché prévoyaient cette remise en route difficile après une interruption des opérations boursières depuis le 26 juin sur fond d'impasse dans les négociations entre la Grèce et ses créanciers, UE et FMI, sur la reprise du financement du pays.

Dans la nuit du 26 au 27 juin, le Premier ministre grec de gauche radicale Alexis Tsipras avait procédé à l'annonce surprise d'un référendum sur les nouvelles mesures d'austérité proposées à son pays.

Des échanges limités pour les locaux

Devant le risque de panique bancaire prolongée et d'un effondrement des banques, le gouvernement avait décrété le 29 juin un contrôle des capitaux et la fermeture à la fois des banques, qui ont finalement rouvert le 20 juillet, et de la Bourse.

Les échanges ont repris lundi avec des limitations pour les investisseurs locaux. Ces derniers ne peuvent pas financer l'achat de titres avec l'argent de leurs comptes bancaires en Grèce, restant ainsi soumis au contrôle des capitaux encore en vigueur dans ce pays. Ils peuvent en revanche se servir de comptes à l'étranger ou effectuer des transactions en liquide. Une interdiction des ventes à découvert pour limiter la spéculation à la baisse était également en vigueur lundi.

Les investisseurs étrangers -qui détiennent environ 60% de la capitalisation boursière sur le marché grec- ne sont pas concernés par ces restrictions.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 03/08/2015 à 21:01 :
Qui voudrait miser sur tsipras ???

Apres 6 mois de démagogie la facture arrive et la confiance est partie pour longtemps
a écrit le 03/08/2015 à 20:12 :
Et à part les olives, on négocie quoi à la bourse d'Athènes ? les noyaux consignés :-)
Réponse de le 03/08/2015 à 20:42 :
Pour répondre en partie à votre question, la capitalisation totale de la bourse d'Athènes, hors valeurs internationales, représentait environ 39 milliard €, en juin !!! L'équivalent de Danone ou Schneider Electrique.
Je vous laisse faire le calcul ce soir. Cordialement
Réponse de le 04/08/2015 à 8:15 :
Et cette baisse annoncée de la Variation Spéculative du Jour 16,37% est en fait une baisse de 0, 01108% si l'on prend en compte la faiblesse des volumes échangés. De la VSJ (Variation Spéculative du jour) de 16,37% à la VHR (Variation Humainement Responsable), prenant en compte la faiblesse des volumes échangés, de 0,01108%, à votre avis cela donne quoi en effet de levier et en désinformation pour les néophytes ?
Très bonne journée
Réponse de le 04/08/2015 à 11:40 :
OUI MAIS LES MEILLEURES OLIVES DU MONDE, LES KALAMON!

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