Grèce : la mort par la dette !

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Michel Santi est également l'auteur de : Splendeurs et misères du libéralisme, Capitalism without conscience, L'Europe, chroniques d'un fiasco économique et politique et de Misère et opulence.
Michel Santi est également l'auteur de : "Splendeurs et misères du libéralisme", "Capitalism without conscience", "L'Europe, chroniques d'un fiasco économique et politique" et de "Misère et opulence". (Crédits : DR)
Les créanciers de la Grèce reproduisent les même erreurs que dans le passé, en refusant de reconnaître que la charge d'une dette peut pousser une nation dans l'abîme. A moins que ce soit précisément ce que veut l'Allemagne... Par Michel Santi, macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales.

Ce fut une erreur lourde de conséquences que d'exiger de la République de Weimar le remboursement de ses dettes, au moment où l'Allemagne était précipitée dans un premier temps dans l'hyperinflation puis dans la dépression, vers la fin des années 1920 et le début des années 1930. Les dirigeants allemands de l'époque plaidèrent leur cause désespérée auprès des américains, qui leur consentirent certes un moratoire dans le règlement de leur dette. Trop tardivement car le chômage allemand massif, l'effondrement du système bancaire en 1931 et la fermeture des banques (comme en Grèce) aboutirent logiquement à Janvier 1933.

Ce fut également une erreur lourde de conséquences que d'exiger le paiement intégral de la dette russe en 1992, alors que Yeltsin devait tant bien que mal gérer les décombres d'une économie soviétique en ruine. Instabilité politique, fragilisation économique extrême, corruption et, en finalité, perte de confiance en cette démocratie russe naissante furent en effet les effets collatéraux prévisibles de l'intransigeance occidentale. La déroute de Weimar, l'instabilité politico-économique russe des années 1990 et même actuelle, tout comme la flambée nationaliste allemande des années 1930 et russe de ces vingt dernières années sont la résultante d'un principe absurde selon lequel la dette doit être intégralement remboursée.

Comment ébranler le diktat de cette orthodoxie étouffante qui ne parvient décidément pas à admettre que, combinée à des déficiences structurelles, la charge d'une dette substantielle pousse une nation et sa société dans l'abîme ? Car, avec un chômage de l'ordre de 30%, un chômage de ses jeunes dépassant 50%, un P.I.B. en décrue de 30% et l'effondrement de ses banques, la Grèce d'aujourd'hui a d'ores et déjà dépassé son point de rupture. Comment se fait-il, dès lors, que l'écrasante majorité de nos responsables politiques et économiques actuels soit inculte et dénuée de tout sens historique ? A l'image de cette Allemagne de Brüning du début des années 1930,  une Grèce que l'on contraindra à plus d'austérité et à plus de privations est inévitablement condamnée à l'effondrement. Plus aucun gouvernement démocratiquement élu ne durera dans cette Grèce acculée dans ses derniers retranchements, où - après l'élection de Syriza en janvier et le référendum en juin - la population a désormais le sentiment que son vote ne sert plus à rien.

Dans un tel contexte nauséabond, qui serait étonné demain d'un coup d'Etat militaire dans un pays et chez un peuple qui ne croit plus en rien ? Et à qui l'on continue d'asséner que notre générosité a désormais atteint ses limites... quand notre argent a surtout servi à nous sauver! Le premier plan de sauvetage de 100 milliards d'euros (en 2010) n'était-il pas destiné à rembourser les dettes dues aux banques allemandes et françaises ? Idem pour le second, troisième et actuel paquets mis en place afin de repayer les créanciers étrangers. Le contribuable allemand - que son gouvernement ne cesse de désinformer - est-il seulement conscient que l'écrasante majorité des sommes mises à disposition de la Grèce ne bénéficièrent pas plus à la réforme de son économie qu'à la couverture de son urgence sociale et humanitaire?

Voilà pourquoi un cinquième et par la suite d'autres plans sont à programmer, à mesure de l'agonie des PME et des banques grecques. La Grèce est-elle en état de mort cérébrale ? Qu'à cela ne tienne: l'Allemagne populiste et mercantile d'aujourd'hui maintient néanmoins la respiration artificielle à coup de plans de sauvetage inutiles. Une Grèce dans l'euro conduira fatalement à un affaiblissement supplémentaire de la monnaie unique qui profitera encore et toujours plus aux exportations allemandes.

Michel Santi est macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et Directeur Général d'Art Trading & Finance.

Il est également l'auteur de : "Splendeurs et misères du libéralisme", "Capitalism without conscience", "L'Europe, chroniques d'un fiasco économique et politique" et de "Misère et opulence", préface rédigée par Romaric Godin.

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Commentaires
a écrit le 13/08/2015 à 16:10 :
Le plus étonnant dans tout ces commentaires, c'est un oublie, la misère engendre le crime, en l'occurrence ce qui devrait nous inquiéter c'est le crime organisé, qui coûtera une fortune une fois qu'il ce sera installé en Grèce, car bien sur il voudra s’étendre au reste de l'Europe pour s'en sortir actuellement je ne vois pas d'autre solution pour les grecs, bravo nous aurons crée un état mafieux!
a écrit le 08/08/2015 à 18:37 :
La comparaison avec la république de Weimar est une escroquerie intellectuelle, car la dette allemande était une punition des vainqueurs contre les vaincus et ne résultait pas d'un prêt. Dans le cas de la Grèce, il s'agit de prêts librement consentis par les parties et les prêteurs ne voulaient punir personne.
a écrit le 08/08/2015 à 0:45 :
Mr Santi. Certes, vous êtes financier. Et donc, pas historien. Je vous signale donc que la crise de 1929 vient des us. De personne d'autre (comme celle de 2007). Que les Allemands se soient retrouvés dans la situation des Grecs a simplement été une question d'opportunité. Circonstance, dirons-nous...
a écrit le 05/08/2015 à 21:40 :
La Grèce ne peut pas mourir de la dette, puisque les dettes n'existent pas.
Les dettes ne sont que des prêts de fausse monnaie, de l'argent créé ex-nihilo, destiné à enrichir les banques sur le dos des con-tribuables.
a écrit le 04/08/2015 à 12:51 :
La dette du client grec, c'est la création monétaire gratuite, sans travail, sans impôt, et sans limite des banques commerciales européennes. C'est donc la mort par la fausse monnaie, en réalité. cf https://www.facebook.com/groups/monnaie.pleine/455080217992425/

Le plus injuste c'est donc bien que les banquier puissent endetter des gens avec de l'argent qui n'existe pas.
Réponse de le 05/08/2015 à 9:26 :
@bernard: argent virtuel certes, mais ce n'est pas nouveau, car les banques quand elles te font un prêt créent de l'argent (voir ou revoir L'argent dette de Paul Grignon). Toutefois, la Grèce a bien reçu et dépensé 320 milliards, et tout n'est pas virtuel puisqu'ils ont organisé les Jeux Olympiques de 2004 par exemple. Et ce ne sont pas les Allemands les premiers responsables de la situation actuelle, mais bien Goldman Sachs et les dirigeants grecs.
a écrit le 04/08/2015 à 12:50 :
Oui mais si on renonçait à la dette, officiellement, ce serait pour les Grecs l'occasion de continuer avec une gouvernance si inefficace, que c'est beau de tricher, de compter sur les autres pour huiler des finances raplapla et de se laisser vivre au Soleil dans une corruption qui défrise et qu'on ne veut surtout pas corriger
a écrit le 03/08/2015 à 20:35 :
Triste et injuste anti germanisme où l'on fait porter les fautes sur celui qui as su gérer et s'organiser avdc des réformes afin que son economie soit plus forte.
À Merkel avec son casque de Uhlann en est hélas le triste et indigne exemple de ceux qui ne regardent pas la réalité et continuent de croire que l'on peut vivre uniquement à crédit en injectant de la dépense publique que l'on finance en empruntant.
Réponse de le 04/08/2015 à 1:18 :
C'est la "Bildzeitung" allemande qui lui a mis ce casque sur la tête ! Pas nous. Ils veulent une "chancelière de fer"...
Réponse de le 04/08/2015 à 20:50 :
ahhh, on attendait le couplet du merveilleux 'modèle' allemand, heureusement qu'on peut compter sur les moutons... figurez-vous que votre merveilleux modèle est sclérosé : degré de qualification faible et en deça de la moyenne de l'OCDE, démographie rachitique, maintien artificiel d'une monnaie forte afin de s'assurer le financement de l'épargne des (nombreux) pensionnés allemands (et oui, elles sont capitalisées en bourse), grand nombre de jobs faiblement rémunérés et, le clou sur le cercueil : une politique monétaire austère dont la crédibilité ne survit ni à sa pauvreté intellectuelle ni aux faits qui, systématiquement, la disqualifient.
a écrit le 03/08/2015 à 19:50 :
Il est assez étrange et immoral qu'un pays qui a triché sans vergogne comme la Grèce et a dépensé sans compter l'argent des autres n'ait plus de compte à rendre ni à rebourser ses dettes lorsqu'il arrive en faillite.
Tous ces économistes au grand coeur comme Santi prêchent l'oubli et le pardon des erreurs. N'est ce pas trop facile? Sinon il suffit de continuer de dépenser plus qu'on ne gagne de faire de la démagogie avec l'argent qu'on vous prête, de recruter à tire larigo des fonctionnaires. Puis quand arrive la banqueroute et bien il suffit de tout effacer. N'est ce pas immoral. Hélas la France se prépare à un tel scénario ..
Réponse de le 04/08/2015 à 17:42 :
En 1953 les grecs ont accepté d'effacer la dette des allemands, mais ces derniers n'avaient fait que tuer des millions de personnes !
Alors effectivement, ce serait un peu facile d'effacer la dette de gens qui ont triché ...
a écrit le 03/08/2015 à 17:27 :
Le seul remède aux pays du SUD, c’était l'inflation (6 ou 8%) Angéla n'en veut pas compte tenu de la balance commerciale allemande ! Concernant la Grèce, ça va secouer d'ici la fin de l'année !
a écrit le 03/08/2015 à 17:20 :
Pour faire simple ... on ne peut tondre un œuf ! N'en déplaise à Angela .... et au train où vont les choses ça va être bientôt une demie-douzaine d’œufs ! Avec notre 0.2% d'inflation en zone euro !
a écrit le 03/08/2015 à 16:12 :
La réalité que décrit cet article est dans la tête de tous les gens raisonnables et si les Allemands veulent "tuer" la Grèce, c'est pour "faire un exemple". Ils veulent terroriser les autres peuples (surtout au sud) d'Europe pour imposer leur vision unique et discrétionnaire. La prédiction redoutable de l'ancien ministre allemand des affaires étrangères, Joskha Fischer, va hélas se réaliser : pour la troisième fois en un siècle, l'allemagne va jeter le chaos et et la ruine en Europe...
a écrit le 03/08/2015 à 14:55 :
Invoquer le défaut de tout sens de l'histoire n'est pas faux, peut-être par inculture mais plus vraisemblablement par faiblesses sinon lâcheté. Les deux guerres mondiales ont commencé par la guerre intestine de souverainetés européennes. La Vieille Europe n'a pas été ainsi qualifiée sans raison. Cela fait un siècle que l'empire anglo-saxon a placé les Etats-Unis maître d'oeuvre du chantier européen, et au delà de l'hégémonie mercantile du Nouveau Monde. Après la seconde guerre mondiale, les Etats secourus sont fatalement devenus vassaux, la vieille Europe agglomérée dans le foirail bruxellois d'antagonismes censés se dissoudre dans le consumérisme généralisé, et renforcé dans les années 1980 par un monétarisme et une "financiarisation" déterminant la valeur des choses et, avec, la croissance. La liquidité a remplacé la solvabilité et les techniques sophistiquées ont épaulé les marchés-casinos ; le capital est devenu symbolique mais l'emprunt est devenu marqueur de puissance économique, au coût quasi nul. En moins de trois décennies a été obtenu le krach de 2007/2008, camouflé par l'hyper-liquidité tant que sont évités les méfiances conflictuelles au sein de la nomenclature financière et un nouveau krach d'importance.
La mort par la dette de la Grèce a de quoi troubler les souffreteux ou gisants du voisinage.
Réponse de le 04/08/2015 à 6:59 :
Cher Yokikon, il faudra quand même un jour prendre le temps de respirer. Et tant qu'à vouloir dire quelque chose essayer de le faire en mettant un peu de cohérence dans le propos ce qui suppose déjà de cesser d'utiliser ce verbiage aussi pompeux qu'incompréhensible. Cela dit, vous lire est toujours un grand moment, Pierre Dac serait content de savoir qu'il a un émule qui tente petitement d'imiter son style ... inimitable.
a écrit le 03/08/2015 à 14:33 :
Ok ok weimar ca fait pleurer tt lr monde
Pour le reste vous avez eu des cours d economie industrielle ou on vous a parle entre autre de theorie de l agence d alea moral et d antiselection.... Et avec la grece vous avez le cas pratique du freerider
Réponse de le 06/08/2015 à 12:23 :
ah les théories....certains vivent dans la pratique.. pardon
a écrit le 03/08/2015 à 14:10 :
Non, on a pas utilisé les plans d'aide à la Grèce pour rembourser les banques françaises et allemandes, puisque la restructuration des dettes privées à imposer à toutes les banques européennes une décote de 75% du nominal de leurs titres grecques.
Réponse de le 04/08/2015 à 17:46 :
Rien a voir, renseignez vous un peu, ceux qui ont pris la décote sont en particulier les fond de retraites grecs. Les banques françaises et allemandes elles s'en sont particulierement bien tirées. Mais continuez a les soutenir, ca leur permettra de vous faire les poches plus facilement quand votre tour viendra ;)
a écrit le 03/08/2015 à 11:49 :
Pas d'accord du tout ! Je pense que si on avait exigé de l'Allemagne le remboursement des dettes de guerre, on aurait pas eu 39-45. C'est en les laissant réarmer (avec l'argent du non remboursement) qu'on a permis cette 3e attaque allemande. Il faut aussi rappeler que les veuves de nos braves poilus ont reçu dans le meilleur des cas 863 francs d'indemnisation, correspondant à environ 6 mois de loyer à Paris, pour la perte de leur mari et donc des revenus familiaux. Quant à la Grèce, nous avions là une occasion de les virer, mais les politiques ont décidé que le contribuable européen devait continuer à payer pour eux. On est donc en effet dans une impasse, car tout le monde sait qu'ils ne paieront pas et que nous reviendrons à la case depart très rapidement !!!
Réponse de le 03/08/2015 à 12:24 :
Bonjour PatrickB,
JE ne partage pas votre analyse sur l Grèce pour quelques raisons fort simples. Tout d'abord l'argent qui a été prêté à la Grèce l'a été à courte échéance (3-5 ans). Pour faire simple on leur donne d l'argent qu'on leur reprends 3 ans après avant même que les réformes de fond qui prennent en moyenne 10 ans dans nos économies modernes, ne sont mises en place. D'autre part la faute moral d'avoir accepté la Grèce au sein de l'union grâce à des fraudes à tous les niveau des pays de l'Ouest est consommée. On ne peut blâmer la Grèce pour une faute qui nous incombe également. Enfin la France n'est engagée qu'à 20 Milliard sur la dette Grecque, une paille vis à vis de nos 2000 milliard de dette qui nous incombe directement pour la mauvaise gestion de notre nation.
Je rajouterais que de tout temps les dettes ont été révisées, réorganisée, restructurée voir annuler car lorsqu'on pousse des peuples dans le retranchement cela finit toujours en catastrophe on l'a justement vu en 39 avec l'Allemagne. Cette même Allemagne qui malgré des atrocités inénarrable s'est vue restructurer sa dette en 1953 soit 5 ans après la fin complète de seconde guerre mondiale. C'est tout juste ridicule. Et aujourd'hui on voudrait nous faire croire qu'effacer 200 milliard d'Euro et restructurer leur dette sur 20 ans plutôt que su cinq est impossible ? Même le FMI et les célébrités du monde économique expliquent que la mécanique est cassée et que pour rembourser ils doivent restructurer leur économie et que pour restructurer leur économie ils doivent avoir des marges de manœuvres en restructurant leur dette.
LA réalité c'est qu'en Europe certain se sont planté via une othodoxie financière imbécile qui ne tenait pas compte de la ralité du pays, de sa population et de l'état réel de son économie. Aujourd'hui qu'il a été démontré que ces positions sont un tort, certains ne souhaitent pas perdre la face et être désavoués et donc enfoncent le clou sur la Grèce qui n'est pas en état de se défendre. Quid du chantage face au référendum grec qui est un abandon pur et simple de la démocratie en Europe. Le peuple vote nom et l'Europe n'en tient pas compte. C'est le début de la fin de notre rêve de démocratie universelle. Cela implique qu'aucun peuple n'aura plus son destin en main à moins de redite de 1789 ... . C'est la pire confiscation de liberté qu'un peuple libre ai pu subir en Europe depuis la chute du mur de Berlin. LA meilleure chose qui puisse arriver c'est que cette dette soit restructurée et que les grecs puissent retrouver le chemin de la croissance et de l'emploi via des réformes étalées sur 10 ans.
Réponse de le 03/08/2015 à 13:01 :
@Patrickb
Comme vous, je ne suis pas d'accord avec les affirmations de cet article. Tout le monde déforme tout. Le Traité de Versailles était certes extrêmement dur (pour ne pas écrire intolérable) pour l'Allemagne. Comme vous le soulignez, c'est à cause des renoncements et du "laisser faire" de nos hommes politiques (ceux de nos alliés) que la 2ème Guerre Mondiale est arrivée. Ceci étant écrit, il est toujours facile d'accuser à posteriori.
Après la déroute de 1870, la France avait remboursé en deux ans des dettes de guerre équivalentes à 20-30% de son PIB (selon les estimations) car Bismarck avait été intraitable. D'après les historiens, cela avait été encore pire (40% du PIB ?) après le Congrès de Vienne de 1815 mais nos avions sauvegardé nos frontières grâce à Talleyrand (très simpliste explication de ma part...).
En ce qui concerne le problème actuel avec la Grèce, il faut leur laisser un dernière chance de se réformer. Espérons que le troisième essai sera le bon mais cela sera très dur.
Cordialement
Réponse de le 03/08/2015 à 13:39 :
l'Allemagne veut dominer l'Europe comme d'habitude... la 3eme guerre mondiale a déjà commencé : les armes ne sont plus gérés par la vermacht et la luftwaffe mais par la buba et bce.

On aurait jamais du les laisser se réunifier et reprendre autant de pouvoir. C'est un peuple megalo enclin à la suprématie.

Ils vont nous faire crever par l'économie. Les nazi sont de retour, alliés au grand capital... comme d'habitude !

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