La Grèce paiera bien ses dettes... quand elle pourra

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Après les déclarations au vitriol du ministre de l'Intérieur dimanche, la Grèce a affirmé sa volonté d'honorer ses dettes quand elle sera en mesure de le faire.
Après les déclarations au vitriol du ministre de l'Intérieur dimanche, la Grèce a affirmé sa volonté d'honorer ses dettes quand elle sera en mesure de le faire. (Crédits : REUTERS/Yannis Behrakis)
Le gouvernement grec a indiqué que le pays, confronté à de gros problèmes de liquidités, honorera "toutes ses obligations financières" "dans la mesure où il sera en situation de payer". Le ministre des Finances a ensuite précisé qu'il accepte des réformes, mais pas une nouvelle cure d'austérité.

La Grèce ne se défilera pas à ses obligations vis-à-vis de ses créanciers internationaux, mais elle le fera à son rythme, quand elle le pourra. C'est, en substance, le message qu'a fait passer le gouvernement grec ce lundi.

"Dans la mesure où nous serons en situation de payer, nous paierons toutes les obligations" financières, a assuré Gabriel Sakellaridis, le porte-parole du gouvernement grec. Une annonce qui intervient alors qu'Athènes doit rembourser 300 millions d'euros au FMI le 5 juin prochain.

"C'est la responsabilité du gouvernement d'être en capacité de rembourser toutes ses obligations", a expliqué Gabriel Sakellaridis, précisant ensuite que "c'était aussi de la responsabilité des créanciers d'être respectueux de leurs engagements de prêts".

Asphyxie de l'économie grecque

Le porte-parole a également fermement démenti tout scénario d'instauration d'un contrôle des capitaux pour stopper le flux des retraits de dépôts bancaires, qui affiche un rythme soutenu depuis cinq mois, même si "les problèmes de liquidité sont connus" et créent "des conditions d'asphyxie de l'économie grecque".

Il a également réitéré l'objectif du gouvernement d'aboutir à un accord "fin mai, début juin" avec les créanciers du pays sur le versement de tout ou partie de 7,2 milliards de prêts entrant dans le cadre du deuxième plan d'assistance internationale au pays en cours depuis 2012.

1,6 milliards d'euros à payer au FMI avant le 19 juin

Le ministre de l'Intérieur grec Nikos Voutsis avait déclaré dimanche que la Grèce n'avait pas d'argent pour payer le FMI en juin, un risque brandi à plusieurs reprises récemment par des officiels grecs dans le cadre des négociations avec les créanciers du pays.

La Grèce, qui a déjà eu recours à un fonds d'urgence pour payer les 750 millions d'euros du FMI en mai, doit envoyer à l'institution de Washington les 5, 12, 16 et 19 juin, un total de 1,574 milliard d'euros. Mais elle doit aussi payer les fonctionnaires, les retraites, les fonds de sécurité sociale pour environ 2,2 milliards d'euros.

Apaiser les tensions

Les déclarations du porte-parole du gouvernement sont, dans le ton, beaucoup moins offensives que celles, au vitriol, du ministre de l'Intérieur Nikos Voutsis, prononcées hier.

"Cet argent ne sera pas donné et il n'y en a pas à donner", avait-il déclaré à la chaîne de télévision grecque Mega.

Le gouvernement, a dit le ministre de l'Intérieur, est déterminé à lutter contre la stratégie d'"asphyxie" menée par les créanciers de la Grèce. "Cette politique d'austérité extrême et de chômage en Grèce doit être combattue", a-t-il dit. "Nous ne ferons pas l'économie de ce combat."

Des réformes, oui, une nouvelle cure d'austérité, non

Suite à ces propos, le ministre des Finances Yanis Varoufakis a assuré lundi que le gouvernement grec était prêt à accepter toutes les réformes voulues par les créanciers, mais il a rejeté les exigences d'une nouvelle cure d'austérité "pire que le mal".

Dans une tribune sur le site d'opinions "Project Syndicate", intitulée "L'austérité serait le seul motif d'échec", Yanis Varoufakis s'élève contre "l'idée fausse" qu'Athènes "ne peut ni ne veut mettre en œuvre un programme de réforme économique".

Au contraire, selon lui, le gouvernement "est très désireux de mettre en œuvre un plan incluant toutes les réformes économiques sur lesquelles insistent les experts européens". De plus, souligne-t-il, cet exécutif au pouvoir depuis janvier "occupe une position unique pour conserver le soutien populaire à un programme de réformes économiques sain".

Approbation populaire

Le gouvernement de gauche radicale Syriza maintient en effet de hauts niveaux d'approbation dans l'opinion actuellement.

"Agence indépendante pour les impôts, excédents primaires raisonnables permanents, programme de privatisation sensé et ambitieux combiné avec une agence de développement qui exploite les actifs publics pour créer de l'investissement, vraie réforme des retraites assurant la soutenabilité à long terme du système de sécurité sociale, libéralisation des marchés des biens et services": selon M. Varoufakis, la Grèce est prête à tout cela.

Le ministre poursuit en attaquant les créanciers de la Grèce. "Alors pourquoi les négociations n'ont-elles pas encore abouti à un accord? (...) C'est simple: les créanciers insistent sur une austérité plus forte encore pour cette année et au-delà, (...) et notre gouvernement ne peut pas, et ne veut pas, accepter un remède qui a démontré depuis cinq longues années qu'il était pire que le mal".

Des considérations politiques

M. Varoufakis, économiste de profession, publie à l'appui de ses dires un graphique sur l'évolution des PIB et des déficits structurels en zone euro de 2009 à 2014, qui semble montrer de façon assez criante l'effet désastreux de l'austérité sur la Grèce.

Et pourtant, note-t-il, "l'insistance de nos créanciers en vue d'une plus grande austérité est là, feutrée mais inébranlable", "sous forme de leur exigence à ce que la Grèce maintienne des excédents primaires (c'est-à-dire hors charge de la dette, ndlr) élevés".

Pour lui, cette insistance est en réalité "sans rapport avec le souci d'une réforme véritable ou d'amener la Grèce sur un chemin budgétaire soutenable". "Leur vraie motivation est une question qu'il vaut mieux laisser aux futurs historiens", conclut-il, semblant dénoncer des considérations politiques.

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Commentaires
a écrit le 28/05/2015 à 8:24 :
@Fxd
Il faut être honnête intellectuellement. L'excédent primaire de E 2 Mlds a été obtenu en baissant les dépenses publiques de E 2 Mlds par rapport à l'objectif. En clair, les paiements aux fournisseurs ont été décalés. Les rentrées fiscales sont moindres en direct et en indirect mais la taxe sur les propriétés a été plus rémunératrice.
Bref, ce n'est pas du tout aussi "rose" et tel que vous l'écrivez et, de toute façon, l'excédent primaire n'a aucun sens économique.
Cordialement
a écrit le 26/05/2015 à 12:31 :
"Quand elle le pourra"... Voilà un engagement clair pour décider un banquier hésitant à lui prêter de l'argent. Mais d'où sortent ces apprentis ministres ?
Réponse de le 26/05/2015 à 15:24 :
Onze, le seul commentateur prêt a remettre les lois de la physique en cause pour que la Grece rembourse. Quant tu peux, tu peux. Quand tu peux pas ...
a écrit le 26/05/2015 à 8:58 :
Qu il recupere d abord l argent detourné avant et apres les subventions de l europe. Marre de payer pour des politiques et leurs copains financiers... idem pour la France ou cela ressemble de plus en plus à du racket mafieux....
a écrit le 26/05/2015 à 8:16 :
Depuis 2010 on a versé à la Grèce 320 milliards d'aide et la corruption demeure, les impôts ne rentrent pas, et en plus le gouvernement grec ne veut en faire qu'à sa tête le moment est venu d'en tirer les consequences
a écrit le 25/05/2015 à 18:39 :
La Grèce a un gros problème: les excédents primaires n'existent plus, et personne ne lui prêtera désormais..impossible de payer fonctionnaires et retraites..
Réponse de le 25/05/2015 à 20:10 :
"les excédents primaires n'existent plus" : Bah alors, on ne suit pas l'actualité et on commente a tout va ? L'excedent primaire pour le premier tiers 2015 est de 2,103 milliards d’euros, le double de la meme époque en 2014.
Réponse de le 25/05/2015 à 20:20 :
J'ai d'autres informations que les vôtres. Il y a des excédents primaires mais Merkolande ne veut pas en entendre parler.
Réponse de le 26/05/2015 à 3:04 :
Voir article du Monde: l'état grec n'a pas payé ses fournisseurs, plus de 2 milliards.. L'excédent primaire n'existe plus...
Réponse de le 26/05/2015 à 8:36 :
Voir également ... l'article du monde, d'hier ;)

"Les chiffres du budget de l’Etat grec pour les quatre premiers mois de l’année (janvier-avril) ont été annoncés, lundi 25 mai, à Athènes par le ministère des finances. Le chiffre le plus scruté, notamment par les créanciers du pays (Fonds monétaire international, Commission et Banque centrale européennes) sera sans nul doute celui du solde primaire, c’est-à-dire avant remboursement des intérêts de la dette : en l’occurrence, les comptes de l’Etat grec sont excédentaires de 2,103 milliards d’euros. Il y a un an, sur la même période, l’excédent primaire se chiffrait à 1,046 milliard d’euros."
Réponse de le 26/05/2015 à 9:26 :
et leur dette s eleve à.... et ils demandent..... combien de siecle pour rembourser???? a c est vrai ils ne rembourseront pas donc....on efface la dette et ils sortent de l euro...et nous on compte nos pertes...
Réponse de le 26/05/2015 à 11:13 :
Les echeances sont dues jusqu'en 2057 a priori.
Réponse de le 27/05/2015 à 0:23 :
Merci fx, très instructif cet article:

En réalité, cet excédent – loin d’être le fruit d’une hausse des recettes fiscales – est d’abord la conséquence d’une compression des dépenses publiques due principalement au gel du paiement de nombreux fournisseurs des services publics. Depuis deux mois, en effet, le gouvernement mobilise ses revenus presque exclusivement pour payer d’un côté les retraites et les salaires et de l’autre les remboursements à ses créanciers, principalement au FMI.

Dans le même temps, l’Etat accuse aussi une baisse des recettes fiscales. Selon le ministère des finances, les impôts directs ont souffert d’une baisse de 11,4 % ..., alors que les impôts indirects ont diminué de 3,4 % par rapport aux recettes attendues. La TVA a particulièrement du mal à rentrer ainsi que les impôts sur les revenus des particuliers et des entreprises. Etc...
Réponse de le 27/05/2015 à 8:31 :
"les impôts directs ont souffert d’une baisse de 11,4 %" : je n'ai pas cité cette partie, parce que l'article du monde ne precise pas par rapport a quand ni a quoi se fait la baisse. En revanche, le ministère des finances grecs fait état d'une augmentation des recettes fiscales (vérifiable sur leur site) de +14% par rapport a attendu en mars, et +10% par rapport a attendu en avril, essentiellement dues a la mise en place de facilité de remboursement pour les personnes et entreprises endettées.
Donc on a bien deux tendances, une tendance a la baisse des dépenses, et une tendance a la hausse de rentrées fiscales !
Réponse de le 27/05/2015 à 8:43 :
On notera donc la mauvaise foi du monde, avec son titre "La Grèce en panne de recettes fiscales" alors que l'URL laisse apercevoir le titre initial "amelioration-pour-le-budget-grec", marrant non ?
D'autant que si on regarde le site du ministère des finances grecs, effectivement un des impôts précisément a rapporté moins que prévu ... mais l'ensemble des recettes fiscales a rapporté 279 millions d'€ d'euros de plus que prévu : "Ειδικότερα, τον Απρίλιο το σύνολο των καθαρών εσόδων του Κρατικού προϋπολογισμού ανήλθε στα 3.795 εκατ. ευρώ αυξημένο κατά 279 εκατ. ευρώ σε σχέση με τον μηνιαίο στόχο."

Tout le monde pourra noter le traitement totalement impartial du monde concernant l
l'actualité grecque ... dans quel but ?
Réponse de le 27/05/2015 à 8:52 :
Et sur l'ensemble du premier quart 2015 :

Το ύψος των καθαρών εσόδων του κρατικού προϋπολογισμού ανήλθε σε 15.815 εκατ. ευρώ παρουσιάζοντας αύξηση κατά 371 εκατ. ευρώ ή 2,4 % έναντι του στόχου.

qu'on peut traduire par un excedent de 371 millions d'euros, sur Q1 2015, soit 2,4% de plus qu'esperé, malgré la chute precedent les élections de janvier, due a l'incertitude dans le pays !
a écrit le 25/05/2015 à 17:58 :
Une lapalissade que pourtant l'Europe n'a pas compris, allemagne en tete. Couler son débiteur, quelle brillante idée !!!
Réponse de le 26/05/2015 à 13:44 :
C'est la gravure -dans le marbre- la plus coûteuse que les peuples européens auront à régler.
a écrit le 25/05/2015 à 17:34 :
Mon message d'hier sur le même sujet n'est pas passé.
Il y a un échéancier (IMF Open source) qui indique que la Grèce doit payer en Juin environ E 1.4 Mds à la BCE et E 5.2 Mlds en Tbills et rien au FMI.
Qui dit vrai ? Il y a de quoi être perdu.
Cordialement
a écrit le 25/05/2015 à 17:03 :
Question : qu'est-ce que la Grèce, petit pays montagneux et sans aucune ressource de type matière première, pourrait bien produire à un coût moindre qu'en Chine ? Comment rendre rentable ce genre d'espace et de population ? Comment peut-on imaginer y (r)établir une balance commerciale excédentaire et donc ne pas fonctionner à fond perdu ? Trouvez une activité économique possible pour la Grèce, et, soit, ils pourront rembourser. Sinon... L'essentiel du problème me semble là.
Réponse de le 25/05/2015 à 17:44 :
"sans aucune ressource de type matière première" : sans rire ? La Grece est 15e au rang des pays possedant du gaz naturel, assez pour renflouer la dette, et vivre grassement. Et sur un seul gisement, sachant que 2 restent encore a mesurer précisément ! Et je ne compte pas le pétrole, l'or, le diamant, le nickel (première réserve europeenne).

Mais vous posez toutefois une bonne question. Premièrement, l'erreur serait de tout reposer sur UNE activité. Il faut un panel diversifié. Le tourisme parait évident, comme le commerce, du a la position strategique de la Grece. La Grece possède aussi la 3e flotte maritime commerciale au monde. La population est relativement bien éduquée (plus qualifiée qu'en France par exemple), et maitrise bien les langues étrangères. On pourrait miser sur des technologies de pointes (dassault fait par exemple sous traiter en Grece), mais il y a un sérieux déficit d'infrastructures (par exemple Patra, troisième ville du pays, n'est relié a aucune autoroute !!!).
Le transport est aussi un problème, vu que le pays est assez excentré, les tarifs sont en général elevés pour expedier vers la France par exemple.

Mais tout ceci necessiterait une réelle volonté politique européenne, avec le financement qui va avec. Ne rêvez pas, les allemands ne permettront jamais a un autre pays de leur faire concurrence sur le secteur !
Réponse de le 25/05/2015 à 18:16 :
Faire croire que la Grèce est un espace pauvre, alors que les Canadiens et autres y ramassent or, cuivre, argent, gratuitement, pour ne prendre que cet exemple, cela suffit!
Peut-être, faudrait-il commencer par rendre rentable l'espace français et sa population. Les entreprises françaises sont présentes partout en Afrique, exploitant des richesses qui ne leur appartiennent pas (la vaccination a été payée très chère par les Africains), mais la France a, malgré tout, emprunté l'année dernière pas moins de 200 milliards d'euros. Ceci est valable aussi pour l'Allemagne à qui on prête en plus à taux 0.
Ce qui se passe en Grèce est clairement du à la volonté des quelques politiciens européens, pour des raisons évidentes, depuis les années sarkozy, que Monsieur Hollande n'a pas su, pu ou voulu arrêter.
Entretemps, des Européens se suicident tous les jours: dix milles suicides en Europe (y compris la France), rien que l'année dernière, directement liés à la crise.
Maintenant, à tous ceux qui pensent qu'en faisant sortir la Grèce de l'Europe, le continent ira mieux, il est inutile de rappeler que l'histoire des peuples qu'il faut faire disparaître en Europe se répète trop souvent et trop rapidement.
Devrait-on, peut-être, écrire désormais Hairope et non pas Europe (nom grec par excellence)?
Réponse de le 25/05/2015 à 23:52 :
"La Grece est 15e au rang des pays possedant du gaz naturel, "

Arrêtez de raconter n'importe quoi. Ces réserves ne sont _absolument_ pas prouvées, l'exploration n'a même pas commencé et si l'exploitation devait avoir lieu un jour, ce ne serait pas avant 2020. Pour l'instant la Grèce produit moins de 1% de sa consommation... 1% !

"Et je ne compte pas ... le nickel (première réserve europeenne)."
Parlons du nickel, la Grèce pourrait avoir la totalité des réserves européennes que ça ne changerait rien. Les gisements de nickel ne sont pas en Europe ! La Grèce représente moins de 1% de la production mondiale... Dérisoire. La France grâce aux gisements de Nouvelle Calédonie en représente environ 10%.

"La population est relativement bien éduquée (plus qualifiée qu'en France par exemple), et maitrise bien les langues étrangères."

LOL, bonne maitrise des langues et bien éduqué. Ecoutez merci pour ce CV monsieur LaGrèce, mais je crois que ça ne va pas être possible. On a eu de très mauvais echos de la part de vos anciens partenaires. Il parait que vous ne foutez rien et même que vous piquez dans la caisse...

"Ne rêvez pas, les allemands ne permettront jamais a un autre pays de leur faire concurrence sur le secteur !"

Ca ça m'a achevé ! On a enfin l'explication au sous-développement de l'économie grecque. Ce sont les allemands qui font tout pour empécher ce dangereux concurrent de prendre leur place. Merci fx pour ce moment d'humour.
Réponse de le 26/05/2015 à 8:52 :
"Arrêtez de raconter n'importe quoi. Ces réserves ne sont _absolument_ pas prouvées" : si, elles le sont, depuis 2013. C'est une exploration norvegienne qui le prouve, dans un rapport commandité par la Deutsche bank. Mais vous pouvez toujours écrire a la Deutsche bank en leur disant que vous, Viktor, commentateur sur la tribune, n'etes pas d'accord. Ils vous liront avec beaucoup d'attention !

"Parlons du nickel, la Grèce pourrait avoir la totalité des réserves européennes que ça ne changerait rien" ça c'est vous qui le dites. Dans la réalité, Larco-Nickel est le premier producteur européen, et 3e producteur mondial. La nouvelle caledonie produit annuellement 53000 tonnes de ferronickel, la Grece 20000tonnes. Négligeable en effet, d'autant que tout le nickel produit en Grece est desormais acheté par ... les chinois, gros consommateurs, surtout pour les batteries. Revisez vos chiffres !

"On a eu de très mauvais echos de la part de vos anciens partenaires. Il parait que vous ne foutez rien et même que vous piquez dans la caisse..." on appelle ça du denigrement, et vous savez quoi, dénigrer un peuple entier, c'est meme puni par la loi. Alors attention. Mais bien sur, si on trouve tellement de grecs a des postes prestigieux partout dans le monde, c'est parce que ce sont des feneants bien sur. Comme le premier (et seul) prix "nobel" d'informatique (prix turing) en France, qui s'avere être mon ancien supérieur, et qui vient ... de Crete.

"Ce sont les allemands qui font tout pour empécher ce dangereux concurrent de prendre leur place" : ça c'est encore une fois votre interprétation tres personnelle du français, mais ce n'est pas ce que j'ai dit. Je n'ai pas parlé de la situation actuelle ou passée, qui comme je l'ai deja expliquée est largement du a la corruption generalisée en Grece (Et oui, j'inclue la France ou l'Allemagne dans les coupable, car pour corrompre, il faut être 2). Je parle d'un éventuel plan marshall de relance focalisé sur l'industrie de pointe. Croyez bien que l'Allemagne n'a pas envie de voir un pays plus compétitif émerger en europe. L'Europe, c'est la competition, pas la coopération !

Bref, tout le monde aura compris le sens de vos commentaires systematiquement dénigrants pour la Grece a base d'argument faux ou biaisé. Vous roulez pour qui ?
Réponse de le 26/05/2015 à 12:19 :
@fx "Ces réserves ne sont _absolument_ pas prouvées" : si, elles le sont, depuis 2013. C'est une exploration norvegienne qui le prouve, dans un rapport commandité par la Deutsche bank.

Faux, le rapport de la Deutsche Bank fait une extrapolation du rang ou se trouverait la Grèce _si_ les réserves étaient prouvées.

http://www.euromoney.com/Article/3124174/Greeces-600bn-gas-reserves-to-fuel-recovery.html
Mark Wall, economist at Deutsche Bank in London... urges caution on the actual volume of reserves, and the difficult and drawn out exploration and extraction process. He says: “We stress both the uncertainties inherent in natural resource exploration as well as the inevitably lengthy timescale for development of any proven reserves,”

Regardez le schéma en bas de l'article extrait de ce fameux rapport. Je ne vous traduis pas "if proven". Je ne doute pas que vous parliez parfaitement anglais comme tous les grecs...
Rapport CIA 2014 reserves prouvées de gaz naturel, Grece: 104ème
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/rankorder/2253rank.html


Sur le Nickel, http://www.indexmundi.com/en/commodities/minerals/nickel/nickel_t10.html
Production Grèce: 16000 tonnes, Nvelle Caledonie: 129983 tonnes production mondiale: 1620000 tonnes, Grece 1%
Top 10 des pays producteurs:
http://www.statista.com/statistics/264642/nickel-mine-production-by-country/
Grèce ? Nope

"Mais bien sur, si on trouve tellement de grecs a des postes prestigieux partout dans le monde"

C'est toujours touchant ces petits pays tout fier d'avoir quelques célébrités. Je pourrais vous sortir des exemples similaires sur la totalité des pays européens mais c'est juste _complètement_ hors sujet.

"Vous roulez pour qui ?"
Juste un peu fatigué comme beaucoup ici par vos arguments systématiquement biaisés et vos chiffres sortis du chapeau.
Réponse de le 26/05/2015 à 15:47 :
Bon allez, je vais vous apprendre quelque chose, les mention probables et prouvées ne concernent pas la probabilité de présence de petrole ni de gaz. Elles concernent uniquement la probabilité de mise en exploitation de ces gisements.
Votre article sympathique qui dit "urges caution on the actual volume of reserves" date de 2012, alors que les évaluations datent de ...2013 !
Donc oui j'aurais du dire que la Grece a des reserves énormes, qui une fois mises en production (pas avant au moins 5ans) la placeront au 15e rang mondial. Et encore, on parle d'un gisement sur les 3, placant potentiellement la Grece au premier rang européen. Quoi qu'il en soit et meme en lancant la production sur un seul gisement, de quoi lui assurer une rente confortable.

Pour le Nickel, la encore vous me donnez un classement des pays par production, tres bien, mais ce n'est pas de ça que je parle. Je parle des reserves existantes, mises en production ou pas, peu importe.

On parlait donc ici du développement de la Grece, je met en avant les pistes potentielles a explorer. Vous me répondez en dénigrant, comme a l'habitude. Vous etes un peu fatiguant ...
a écrit le 25/05/2015 à 16:59 :
Aux calendes grecques forcément
a écrit le 25/05/2015 à 16:38 :
Voilà, propos plus raisonnables.

Plutôt que de menacer les créanciers qui a fait long feu. On entend une déclaration plus acceptable, même si l'on sait que la dette grecque ne sera remboursée en entier.
Réponse de le 25/05/2015 à 17:47 :
N'ecoutez pas le bla bla des médias. Varoufakis réclame depuis le début un delai de paiement, ou une modulation des paiements sur les résultats économiques du pays, solutions a mon avis bien plus censées que continuer a s'endetter ... pour payer sa dette, comme le préconise l'Allemagne.
a écrit le 25/05/2015 à 16:31 :
La BCE se régale illégalement sur le dos de la Grèce avec les intérêts qu'elle n'aurait pas dus toucher. La BCE sait très bien qu'elle est en tord, c'est pour cela qu'elle se pliera. Les règles sont valables dans les deux sens. La loi le précise bien, un créancier qui prête en sachant qu'il ne sera pas remboursé se rembourse lui même. Elle a voulu jouer, elle a perdu.
Réponse de le 25/05/2015 à 17:25 :
Sur quelle planete vis-tu ? Quand qulelqu'un ne rembourse pas, on saisit ses biens !
Réponse de le 25/05/2015 à 19:10 :
Quelqu'un oui, un pays non !
Réponse de le 25/05/2015 à 20:16 :
Saisir la Grèce ?
a écrit le 25/05/2015 à 16:20 :
Oui, vers la fin de l'année…. si il fera beau.
a écrit le 25/05/2015 à 15:44 :
faisons preuve d'imagination un instant et transposons le cas grec à celui d'un particulier, convoqué devant son banquier, car il n'honore pas ses engagements de remboursement de sa dette. "j'honorerai mes obligations financières, quand je serai en situation de payer !!!!" dit il au banquier, que fait le banquier selon vous ?
Réponse de le 25/05/2015 à 17:33 :
Pour les particuliers, il existe un mecanisme de faillite personnelle. Pour les état, il existe un mécanisme de défaut. Comparer les deux n'a absolument aucun sens !
a écrit le 25/05/2015 à 15:10 :
je traduis ' on payera nos dettes jusqu'au 15 mai 2015'
Réponse de le 25/05/2015 à 15:41 :
Chamberlain vous siérait mieux.
a écrit le 25/05/2015 à 14:54 :
"cet argent ne sera pas donné" a déclaré le ministre grec... il aurait du dire "il ne sera pas rendu !!" ce serait plus exact !
Réponse de le 25/05/2015 à 17:36 :
Techniquement, le FMI n'avait pas l'argent qu'il a prêté, et rien n'a été versé a la Grece. C'est juste une ligne comptable crée pour l'occasion. En revanche l'argent que rembourse la Grece, c'est bien de la création de richesse due aux travail des grecs. C'est comme ça que fonctionne la création monétaire par le credit.
a écrit le 25/05/2015 à 14:35 :
Le signal est clair le Grèce de Syriza ne paiera pas ...! donc les 40 Milliards dû à la France faut oublier ....et passer cet énorme montant par perte et profit ...,j'espère que l'UE ne prêtera plus ...! un quelconque Euros de nos impôts à ces gens ..d'ailleurs , plus personne en UE au 21 siècle ,n' a la volonté et les moyens de financer les dettes du marxo/socialisme...!
Réponse de le 25/05/2015 à 15:02 :
Non on oubliera pas 40 milliards de perdus par la faute des europhiles pas plus que bien d'autres gaspillages
Réponse de le 25/05/2015 à 15:19 :
vous êtes dans la caricature !!!!!!!!! comme d'habitude !
Réponse de le 25/05/2015 à 15:47 :
a rajouter dans le tableaux de la dette française , environ 2 mille milliards de la dette courante Made In France , plus le remboursement de 1,2 milliards pour rupture de contrat pout les bateaux russes et 650/680 millions a rembourser à Ecomouv' pour rupture de contrat de Ségolène Royale...c'est fou de constater la légèreté et irresponsabilité des socialo ...! , car avec 5 millions de chômeurs à financer ils rajoutent des pénalités financières aux pénalités c'est tout simplement irresponsable...!
Réponse de le 25/05/2015 à 20:29 :
@Pipolino et vous oubliez dans votre inventaire mesuré les 11 milliards d'euro que l'Europe va allouer à l'Ukraine pas exactement socialo
a écrit le 25/05/2015 à 14:18 :
La Grèce a bien raison.
Ses créanciers se sont déjà bien assez payé sur la bête.
Il lui reste encore à faire payer ou chasser les riches prédateurs Grecs qui lui pompent son oxygène.

Bonne chance !

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