La production industrielle allemande en forte baisse, contre toute attente

 |   |  188  mots
La production industrielle allemande a fortement déçu en septembre en s'affichant dans le rouge.
La production industrielle allemande a fortement déçu en septembre en s'affichant dans le rouge. (Crédits : © Fabian Bimmer / Reuters)
Après la déception sur les commandes à l'industrie, la production industrielle allemande ressort en forte baisse en septembre (-1,1%) alors que le consensus l'attendait en hausse de 0,5%. Il s'agit de la plus forte baisse depuis plus d'un an.

La production industrielle a accusé en septembre sa plus forte baisse depuis plus d'un an, ce qui laisse penser que le ralentissement des marchés émergents a produit un impact sur la première économie européenne.

La production industrielle a diminué de 1,1% par rapport à août, suivant les statistiques publiées vendredi par le ministère de l'Economie, alors que le consensus Reuters anticipait une hausse de 0,5%.

La baisse d'août a été révisée à 0,6% contre 1,2% en première estimation.

"Après une bonne évolution au premier semestre, l'industrie allemande est un peu freinée actuellement par l'économie mondiale en général et par certains grands marchés émergents en particulier", explique le ministère dans un communiqué.

Les commandes à l'industrie avaient déjà déçu hier

Hier, les commandes à l'industrie avaient également déçu en affichant une baisse de 1,7% en septembre, alors que les analystes tablaient sur une progression de 1%. La demande intérieure a diminué de 0,6% mais celle en provenance de l'étranger a reculé de 2,4%, notamment sous l'effet d'un plongeon de 6,7% des commandes en provenance de la zone euro.

(Avec Reuters)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 06/11/2015 à 23:09 :
J ai bossé 40 ans comme export manager dans un grand groupe allemand. Les commentaires des "connaisseurs" me font bien rigoler.
Jai souvenbt demandé a mes clients pourqoui ils achetaient allemand et non francais.
la reponse était toujours la meme .
1) fiabilité et tenue des termes de contrats, delais de livraison.
2) la qualité. Ben oui , il y croient toujours !! Je sais que c est à tort !
3) l avance technologique dans de nombreux domaines (machine-outils numeriques) , ce qui est vrai.
Las pénétration dans tous les marchés par ces mililiers de PME fortement specialisées n est plus discutable et restera pratiquement inebranlable.
Le ralentissement actuel c est la perte de vitesse économique dans plusieurs pays clés comme la Chine, la Russie ou le Brésil.
a écrit le 06/11/2015 à 17:42 :
Sur UN mois. De quoi faire un article... Sinon, les gars devrait néanmoins se méfier car la crise économique dure depuis 2008 et rien ne pourra vraiment l'arranger. C'est ça d'aller trop loin...
a écrit le 06/11/2015 à 13:18 :
Ceci n'enlève rien à l'excellence de la production allemande. Les Français ont une offre miteuse. Avec ou sans demande, on n'achète pas Français. La chasse aux profits et aux patrons, la haine de l'argent des autres ont cassé notre appareil industriel. Il est trop tard.
Réponse de le 06/11/2015 à 13:38 :
L'excellence de la production allemande est un mythe et il y a encore de belles sociétés industrielles en France. Le problème de l'industrie française ce n'est pas la qualité mais la commercialisation et notamment à l'export, là où les pme allemandes se sont investies depuis longtemps.
Réponse de le 06/11/2015 à 14:56 :
@Marteau
Les allemands vous ont bien vaccinés à la "Deutsch Qualität", qui, si elle est globalement bonne n'est en rien excellente. Par contre elle est bien vendue, bien présentée, avec un zeste d'arrogance et de supériorité pour créer l'illusion.
L'Allemagne est le futur malade de l'Europe, (Ce n'est pas de moi) comme il l'a déjà été avant Schröder et le sera à nouveau après Merkel et Schäuble. Mais au fond, c'est le système économique et financier global qui est au bout du rouleau et comme les conservatismes sont "jusqu'auboutistes", l'expérience devrait mal se terminer. Les peuples finissent toujours par reprendre la main lorsqu'ils n'ont plus rien à perdre.
Réponse de le 06/11/2015 à 22:44 :
Eric, il faut se mettre à jour. On n'est plus dans les années 90, hein. Depuis, de nombreuses sociétés françaises se sont fait racheté et ont fermé des usines en France. D'ailleurs celles qui sont encore françaises comme les constructeurs automobiles ont aussi fortement délocalisé leur production.

Attendons aussi de voir l'impact du scandale VW, cela devrait accentuer la baisse de la production idnsutrielle allemande et aussi de ses sous-traitants est-européens. Par contre, cela pourrait relancer les productions industrielles française et italienne.
a écrit le 06/11/2015 à 11:20 :
MAIS....MAIS....Je croyais qu'il fallait faire entrer un maximum de réfugiés pour fournir en emplois une industrie en surchauffe!
a écrit le 06/11/2015 à 11:16 :
Et bien sûr, ceci ne vas pas avoir de conséquences sur notre économie, sur notre croissance et sur le taux de chômage en France.
a écrit le 06/11/2015 à 10:27 :
Les brillants soi-disant économistes du paysage audio-visuel français et autres génies peuvent-ils nous expliquer comment une politique de l'offre peut marcher lorsqu'il n'y a plus de demande ?
Réponse de le 06/11/2015 à 11:16 :
Le politique de l'offre française n'a pas été mise en place pour développer le marché intérieur, mais pour obliger nos entreprises à exporter, ce qu'elles ne savent manifestement pas faire. Le cas allemand est inverse. Sa production a été essentiellement orientée vers les exportations, et dépend donc du marché international. L'erreur de l’Allemagne a été de ne pas favoriser son développement intra-européen, qui aurait aidé les pays les plus faibles de l'union, en nous évitant à tous les déconvenue de la crise. Mais l'opportunité du marché asiatique grand ouvert n'a pas résisté longtemps à l'avidité de l'industrie allemande. L'herbe est toujours plus verte ailleurs, mais l’Allemagne va bientôt tout perdre ce qu'elle a gagnée.
Réponse de le 06/11/2015 à 11:27 :
Il faut redevenir compétitif
Il y a toujours de la demande mais on ne produit plus rien
Réponse de le 06/11/2015 à 12:12 :
Oui, à ceci près qu'il est plus facile de commencer à vendre en Belgique quand on sait déjà vendre en Chine, que de commencer à vendre en Chine quand on ne sait vendre qu'en Belgique. A long terme, l'industrie allemande retombera sur ses pieds. Il y a un problème de compétences commerciales dans l'industrie et c'est plus vrai en France qu'en Allemagne ou en Italie.
Réponse de le 10/11/2015 à 17:30 :
Ton analyse peut paraître pertinente, mais elle est cependant contredite par les faits. La Chine a atteint la capacité de concurrencer l'Allemagne, qui perd inexorablement son leadership. Je ne suis donc pas aussi optimiste que toi pour l'avenir économique de l'Allemagne, car le marché Européen est dans une impasse pour avoir délaissé les pays européens les plus faibles. La stratégie allemande du dumping social européen a fonctionné à court terme, mais a engendré la chute du marché intérieur européen. La rentabilité a court terme se paye toujours le prix fort...
a écrit le 06/11/2015 à 9:10 :
"La production industrielle allemande ressort en forte baisse en septembre (-1,1%) alors que le consensus l'attendait en hausse de 0,5%. Il s'agit de la plus forte baisse depuis plus d'un an."

en conséquence directe

la production industrielle français va connaître la plus forte chute, brutale, de sa production industrielle ;

Ca va saigner du côté des faillites d'entreprises et des suppressions massives d'emplois ;
Réponse de le 06/11/2015 à 9:42 :
Pas forcément de corrélation entre l'industrie française et l'industrie allemande. C'est même plutôt l'inverse. L'allemande allait mieux quand la française s'enfonçait et à présent la française redémarre quand l'allemande baisse.
Plusieurs explications. L'industrie allemande subit le conflit Ukraine-Russie et la faiblesse de la Chine bien plus durement que la France. A contrario, le retour de la croissance en France, Italie, Espagne, Portugal, etc profite bien plus à l'industrie française qu'à l'industrie allemande.
C'est donc beaucoup une question de types de produits fabriqués et de territoires sur lesquels on les vend.
Réponse de le 06/11/2015 à 10:17 :
L'industrie allemande est le moteur de l'industrie européenne ;

explication,

l'industrie allemande manque de salarié,

résultat, les industriel constructeurs de tous matériels allemands irriguent tout les tissus industriels européens dans les secteurs clés de la métallurgie, de la plasturgie, de l'électronique, et autres spécialités

ce sont des secteurs clés de sous-traitance qui génèrent habituellement le plus d'emplois avec de bons salaires,

mais ce sont des PME Françaises généralement sous capitalisées,

qui de facto

sont très sensibles aux écarts brutaux de charge de travail

et vont devoir interrompre tous leurs intérimaires ... pour celles qui resteront vivantes

et pour celles qui vont mettre la clé dans la poubelle vont se traduire par des destructions brutes et brutales d'emplois... les tribunaux de commerce consulaires en conflits d'intérêts
et leurs fameux greffes vont s'en occuper assurément

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :