Le nouveau gouvernement grec prête serment

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Comme pour le premier gouvernement Tsipras en janvier, les ministres ont prêté serment en deux fois, dans les locaux de la présidence de la République. Un premier groupe a prêté serment sur l'Evangile, devant des dignitaires religieux orthodoxes. Le second, plus important, a prêté un serment civil au Président de la République Prokopis Pavlopoulos.
Comme pour le premier gouvernement Tsipras en janvier, les ministres ont prêté serment en deux fois, dans les locaux de la présidence de la République. Un premier groupe a prêté serment sur l'Evangile, devant des dignitaires religieux orthodoxes. Le second, plus important, a prêté un serment civil au Président de la République Prokopis Pavlopoulos. (Crédits : MICHALIS KARAGIANNIS)
De nombreux ministres du premier cabinet Tsipras ont conservé leurs portefeuilles. Euclide Tsakalotos revient notamment aux Finances.

Le nouveau gouvernement grec d'Alexis Tsipras a prêté serment. La cérémonie s'est tenue mercredi 23 septembre, avant le départ du chef de l'exécutif pour le sommet européen de Bruxelles sur les migrants.

La composition avait été annoncée plutôt dans la nuit.

Tsakalotos revient aux Finances

Les têtes ne sont pas toutes nouvelles. De nombreux ministres de la formation précédente sont de retour, en particulier Euclide Tsakalotos aux Finances, dont la première tâche sera de mettre en oeuvre le plan d'aide de 86 milliards d'euros sur trois ans conclu avec les créanciers du pays -UE et FMI- en juillet. Il sera épaulé par Georges Houliarakis, qui devient son adjoint. Lui aussi membre de l'équipe impliquée cet été dans les négociations du troisième plan d'aide financière, il a également été ministre des Finances dans le gouvernement intérimaire mis en place pendant la campagne électorale.

La présence de ces deux des artisans des négociations avec les créanciers de la Grèce semble être destinée à assurer une continuité entre la négociation et la mise en oeuvre du troisième plan d'aide, et ainsi à rassurer les partenaires européens sur l'intention d'Athènes de mener à bien les réformes économiques promises. Contrairement à son prédécesseur, Yanis Varoufakis, parti du gouvernement au lendemain du référendum du 5 juillet, Tsakalotos a en effet fait bonne impression auprès de ses partenaires européens. Il n'en est pas moins membre du groupe "53+" de Syriza, qui a récemment estimé que la coalition de la gauche radicale s'éloignait de ses valeurs fondamentales en cherchant à se maintenir au pouvoir.

Rattaché au ministre de l'Intérieur, le ministre des Migrations sera, comme dans le gouvernement intérimaire, Yiannis Mouzalas, un chirurgien engagé avec Médecins du Monde. Il devra apporter une réponse à la fois humanitaire et politique à l'afflux de réfugiés qui submerge les capacités d'accueil des îles grecques.

Le chef des souverainistes, Panos Kammenos, confirmé à la Défense

D'autres nombreux ministres du premier cabinet Tsipras ont conservé leurs portefeuilles, malgré leurs critiques parfois sévères contre les mesures d'austérité et le "diktat" des créanciers. La controverse a enflammé les réseaux sociaux grecs.

  • Les Affaires étrangères ont de nouveau été confiée à Nikos Kotzias, un ancien des Jeunesses communistes qui comme nombre de dirigeants de Syriza considère le nouveau plan d'aide comme une forme de néocolonialisme.
  • Panos Skourletis conserve son poste de ministre de l'Energie. A la veille de la convocation des élections anticipées, en août, il a suspendu un projet controversé de mine d'or du groupe canadien Eldorado Gold dans le nord du pays.
  • Le portefeuille de la Défense reste aux mains de Panos Kammenos, chef de file du parti de droite souverainiste des Grecs indépendants, partenaire de coalition de Syriza. Kammenos a quitté le parti conservateur Nouvelle Démocratie en 2012 pour protester contre le deuxième plan d'aide, qui violait selon lui la souveraineté de la Grèce.
  • Theodoris Dritsas redevient ministre de la Marine. A ce titre, il est chargé de superviser un des projets de privatisation les plus critiqués du pays, celui du port du Pirée. Après la victoire de Syriza en janvier dernier, Dritsas avait annoncé que l'Etat ne vendrait pas sa part majoritaire dans le premier port du pays, comme le prévoyait le deuxième plan d'aide internationale. Sous pression des créanciers, le projet a depuis été relancé.

Un des nouveaux ministres accusé d'antisémitisme

Un nom fait particulièrement lever les sourcils, celui du secrétaire d'Etat aux Infrastructures, Dimitris Kammenos, homonyme du ministre de la Défense et comme lui issu des Grecs indépendants. Il s'est illustré ces dernières années par des propos à connotation antisémite, raciste et homophobe. Dimitris Kammenos s'était excusé à propos de certains de ses tweets après avoir été désavoué par son propre parti. Il a désactivé son compte Twitter après avoir été nommé au gouvernement Tsipras II.

Comme pour le premier gouvernement Tsipras en janvier, les ministres ont prêté serment en deux fois, dans les locaux de la présidence de la République. Un premier groupe, qui comptait parmi ses membres Panos  Kammenos, a prêté serment sur l'Evangile, devant des dignitaires religieux orthodoxes. Le second, plus important, a prêté un serment civil au Président de la République Prokopis Pavlopoulos.

(Avec Reuters et AFP)

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