Le PIB du Royaume-Uni pourrait se contracter de 30% au deuxième trimestre

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Sollicité par Reuters, un porte-parole du Trésor n'a pas souhaité faire de commentaire.
Sollicité par Reuters, un porte-parole du Trésor n'a pas souhaité faire de commentaire. (Crédits : TOBY MELVILLE)
Ces prévisions sont rapportées par le quotidien The Times, qui relaie des propos attribués au ministre des Finances, Rishi Sunak, tenus lors d'une réunion ministérielle.

La contraction du produit intérieur brut de l'économie britannique pourrait atteindre 25% à 30% au deuxième trimestre, rapporte lundi le quotidien The Times relayant des propos attribués au ministre des Finances, Rishi Sunak. Le ministre, poursuit le journal, s'exprimait lors d'une réunion ministérielle portant sur les conséquences de l'épidémie de coronavirus au cours de laquelle des membres du gouvernement ont réclamé un allègement des mesures de confinement à partir du mois prochain afin de limiter les dégâts sur l'économie. Sollicité par Reuters, un porte-parole du Trésor n'a pas souhaité faire de commentaire.

"Il est important que nous ne finissions pas, avec ce confinement, par provoquer plus de dégâts. Nous envisageons trois semaines supplémentaires de confinement puis nous pourrons commencer à l'alléger", a dit un ministre lors de cette réunion, ajoute le journal.

Le Times, qui n'identifie pas les ministres qui assistaient à cette réunion, indique que certains participants ont mis en garde pour leur part contre tout relâchement précoce des mesures de protection.

Le cap des 10.000 morts franchi

Le nombre de décès imputés au Covid-19 en milieu hospitalier a franchi dimanche le cap des 10.000 morts en Grande-Bretagne. Jeremy Farrar, directeur du Wellcome Trust, une fondation active dans le domaine de la santé, et membre du conseil scientifique rattaché au gouvernement, a déclaré à la BBC que le pays serait "certainement l'un des plus lourdement atteints, sinon le plus lourdement atteint, en Europe".

Touché par le coronavirus, Boris Johnson, 55 ans, a quitté dimanche l'hôpital Saint-Thomas de Londres où il avait été admis une semaine plus tôt et entamé sa convalescence dans la résidence officielle de Chequers, au nord-ouest de Londres. Le Premier ministre britannique, qui avait été admis le dimanche précédent à l'hôpital Saint-Thomas puis transféré lundi soir en soins intensifs avant d'en ressortir jeudi, a clairement indiqué qu'il avait frôlé la mort.

"J'ai quitté aujourd'hui (dimanche) l'hôpital après une semaine pendant laquelle le NHS (service national de santé,) a sauvé ma vie, cela ne fait aucun doute", a-t-il déclaré dans une vidéo.

Aucune précision n'a été fournie sur la durée de sa convalescence, et le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, qui assure l'intérim, ne jouit pas de la totalité des prérogatives d'un Premier ministre en exercice. Un examen des mesures en vigueur depuis le 23 mars pour freiner la propagation du virus est prévu cette semaine. On s'attend à ce que le gouvernement prolonge le dispositif.

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Commentaires
a écrit le 14/04/2020 à 8:19 :
Donc cela signifie que la France va connaître une récession de même ampleur, aggravée, même, par le fait qu'elle va rester confinée plus longtemps ?
a écrit le 13/04/2020 à 17:02 :
L'idéalisme bourgeois. Si pour sauver l'économie libérale on met fin au confinement, on provoque dans les semaines qui suivent une saturation de la totalité du système de santé. Tous les membres du corps médical seront réqusitionnés pour faire face a l'afflux massif de patients covid-19. Plus moyen de soigner un cancer, un infarctus, ou de greffer des implants mamaires...matériellement l'économie libérale est morte, n'en déplaise à l'idealisme bourgeois il ne reste pas grand chose a part la planification économique...égalitaire ou pas, si jamais on a le choix..
Réponse de le 13/04/2020 à 20:45 :
L’économie planifiée ? Staline a essayé mais il il avait un gros avantage : la kalachnikov.
Vous rêvez. Comme si l’économie planifiée avait favorisé les progrès pour la prise en charge des infarctus des prothèses de hanches des IRM.
Allez donc vivre dans les pays totalitaires.Créez de la richessse et vous irez mieux au lieu d’être envieux.
a écrit le 13/04/2020 à 15:12 :
Que l'économie Britannique sombre de 30% ne me fait ni chaud ni froid tant que nous on ne sombre pas davantage.
a écrit le 13/04/2020 à 15:07 :
Voilà la nuée de sauterelle, tant vanté par l'UE de Bruxelles, pour ceux qui oseraient sortir du dogme!
a écrit le 13/04/2020 à 14:18 :
Une paille. On s'en remet vite.
a écrit le 13/04/2020 à 13:39 :
Le coût du confinement est disproportionné. Toute une génération va être condamnée à des années de chômage et de précarité.
Mettre à l'abri les personnes à risques, oui. Mais pas tuer l'économie! Il faut laisser travailler et vivre normalement la majorité de la population pour qui le virus n'est pas dangereux.
90% des personnes en réanimation ont plus de 60 ans. Les 10% restants, sont des "jeunes" en surpoids (IMC supérieur à 30).
Réponse de le 13/04/2020 à 15:10 :
L' économie sans les populations, ce n'est que du virtuel!
Réponse de le 13/04/2020 à 17:52 :
Génération perdue, mais cela va permettre de renier sur leurs droits sociaux et baisser les salaires. Cela sera très positif à moyen terme, on va améliorer notre compétitivité internationale....
a écrit le 13/04/2020 à 12:18 :
Pourrait, pourrait...ou peut-être pas. Donc, ça reste à voir. Et l'Allemagne ? Son économie pourrait aussi se contracter de 0,3% ou sera t'elle en super croissance ?
Quant à nous, que dire, mine de rien, nous sommes déjà en récession. Presqu'en cantimini.

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