Le Portugal ne veut pas de "traitement discriminatoire" pour Barroso après son embauche par Goldman Sachs

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Jean-Claude Juncker avait sollicité lundi des clarifications à son prédécesseur, lui-même blâmé jusque là pour ne pas avoir suffisamment pris la mesure du problème éthique posé.
Jean-Claude Juncker avait sollicité lundi des "clarifications" à son prédécesseur, lui-même blâmé jusque là pour ne pas avoir suffisamment pris la mesure du problème éthique posé. (Crédits : Reuters/François Lenoir)
Le Premier ministre portugais Antonio Costa a demandé vendredi "des éclaircissements" au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker pour s'assurer "qu'aucun traitement discriminatoire" n'a été infligé à son prédécesseur José Manuel Barroso, dont l'embauche par la banque Goldman Sachs fait controverse.

"J'ai demandé des éclaircissements au président de la Commission sur la décision prise par rapport à M. Barroso", a déclaré le Premier ministre portugais Antonio Costa, cité par l'agence portugaise Lusa, en marge d'un sommet européen réuni à Bratislava.

Lire : Les 27 veulent redorer le blason de l'Union européenne

Une explication écrite

"Il faut s'assurer qu'il n'y a aucun traitement discriminatoire" notamment "comparé à d'autres anciens membres de la commission qui seraient dans des situations similaires", a précisé le chef de l'exécutif portugais, ajoutant "attendre une explication par écrit du président Junker".

Dans un courrier rendu public, Jean-Claude Juncker avait sollicité lundi des "clarifications" à son prédécesseur, lui-même blâmé jusque là pour ne pas avoir suffisamment pris la mesure du problème éthique posé.

Le Portugais José Manuel Barroso avait dénoncé le lendemain les critiques et les interrogations sur son intégrité, qu'il juge "sans fondements et complètement imméritées". "Elles sont discriminatoires à mon égard et contre Goldman Sachs", se défend-il.

Des réactions outrées

Le recrutement de José Manuel Barroso, qui a présidé la Commission de 2004 à 2014, avait été accueillie par des réactions outrées et une pétition du personnel de l'UE, s'inquiétant qu'il mette au profit de ce groupe privé la notoriété gagnée dans ses anciennes fonctions publiques.

Le président français François Hollande l'avait qualifié de "moralement inacceptable", rappelant notamment que la banque américaine avait contribué au trucage des comptes publics de la Grèce.

Tout en qualifiant Barroso de "type honnête. C'est un ami", il a également souligné le rôle de Goldman Sachs dans la crise financière de 2007 lors d'une interview par trois jeunes Youtubeurs européens jeudi.


(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 18/09/2016 à 20:50 :
Ils ne signe pas une liste d'interdits quand il devient président de la commission européenne ?
a écrit le 18/09/2016 à 18:06 :
Il faudrait que ce Lenglet arrète de raconter des conneries avec ce plan Junker, selon les vrais économistes il n'y a pour le moment que 30 milliards d'avoir le rete se base sur de la spéculation. barre.....
a écrit le 18/09/2016 à 14:00 :
**************** google
-comment-youtube-la-menacee-pour-plaire-au-president-juncker

les gafa et la commision travaillent main dans la main depuis toujours
a écrit le 18/09/2016 à 9:14 :
On peut legitimement se demander si il n' y avait pas un lien anterieur entre cet homme et cette banque. En tout cas, ca ne va pas redorer le blason de l'UE.
a écrit le 17/09/2016 à 21:06 :
Quand le gouvernement français a embauché l'ancien directeur de la société générale qui a menti ouvertement devant le sénat sur la défiscalisation massive que pratique sa banque l'union européenne n'a exprimé aucune indignation.

Cela reste des réactions de façade, le premier ministre portugais fait preuve de bien de naïveté.
a écrit le 17/09/2016 à 17:43 :
Et la banque Goldman Sachs ? Elle n'intéresse toujours pas les services de la Commission Européenne ? Malgré ce qui lui est reproché ?
a écrit le 17/09/2016 à 13:42 :
Pas anormal du tout que le Portugal défende les siens ! On aimerait que nos dirigeants fassent de même au lieu de se prosterner devant Merkel, Obama et je ne sais quel imam encore :-)
Réponse de le 18/09/2016 à 9:18 :
Les siens ? Parmi les millions de portuguais en difficultés, qui s'intéresse à un type qui applique une politique qui les mets dans la m... ? Et de même dans chaque pays d'europe. C'est juste la caste politique locale qui défend un de ses membres.
Réponse de le 19/09/2016 à 9:46 :
@atlee: quand je dis "les siens", je parle des puissants de son pays, car tout le monde sait ou devrait savoir par expérience que les sans dents comptent pour du beurre :-)

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