L'exercice peut prêter à sourire, pourtant certains sujets abordés sont graves. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a accepté une interview par trois jeunes Youtubeurs européens, le Polonais Łukasz Jakóbiakh, la Française Laetitia Birbes et l'Allemand Jonas Ems, sans doute pour s'ouvrir à un public plus jeune. Les Youtubeurs ont relayé les questions des internautes posées avec le hashtag #AskJuncker sur les réseaux sociaux. Une interview très polie d'une heure, diffusée en direct ce jeudi matin sur YouTube et Euronews, qui s'est terminée par un selfie de groupe tout sourire, comme il se doit.
La question qui fâche, l'embauche controversée de son prédécesseur, José Manuel Barroso par la banque Goldman Sachs, a été abordée par la Française, "personnellement interpellée par ce choix, en tant que citoyenne" : "Pourquoi cette banque-là en particulier pose problème ?" a-t-elle demandé. Réponse de Juncker, après avoir qualifié Barroso de "type honnête. C'est un ami" :
Une allusion à la crise des subprimes, qui a plongé plusieurs institutions financières américaines et européennes dans de graves difficultés, menant même à des nationalisations.Après deux mois de silence sur fond d'indignation générale, Jean-Claude Juncker a finalement demandé lundi des "clarifications" sur cette embauche annoncée en juillet, dans un courrier rendu public.
La YouTubeuse l'interroge aussi sur la lutte contre l'évasion fiscale, lui, en tant qu'ancien Premier ministre du Luxembourg:
Juncker répond sans se démonter :
L'intégralité de l'interview :
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Mise à jour le 19/09 : ce week-end la Youtubeuse a révélé que YouTube avait fait pression pour qu'elle ne pose pas ces questions dérangeantes, qui risquaient de lui "mettre à dos la Commission européenne, et YouTube et tous les gens qui croient" en elle, comme en atteste une vidéo.
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