Le premier ministre britannique Rishi Sunak soupçonné de prise illégale d'intérêts
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Rishi Sunak est l'un des plus riches membres du Parlement grâce à son passé dans la finance.
HENRY NICHOLLS
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Rishi Sunak est l'un des plus riches membres du Parlement grâce à son passé dans la finance.
HENRY NICHOLLS
Scandale à Downing Street! Le Premier ministre britannique Rishi Sunak est sous le coup d'une enquête parlementaire sur de possibles manquements dans sa déclaration d'intérêts, a indiqué ce lundi la commission en charge du contrôle des députés. L'enquête a officiellement été ouverte jeudi 13 avril.
Selon des médias britanniques, cette enquête fait suite à des plaintes selon lesquelles Rishi Sunak aurait omis de mentionner que sa femme, Akshata Murthy, détenait des actions de Koru Kids alors que le gouvernement a mis en place de nouvelles aides massives pour la garde d'enfants dans son dernier budget mi-mars. Problème, cette société -et in fine ses actionnaires- pourrait bénéficier de cette hausse des financements.
La commission doit évaluer si le chef du gouvernement a violé le paragraphe six du code parlementaire qui stipule que les parlementaires sont tenus de déclarer tout intérêt financier qu'eux-mêmes ou des membres de leur famille proche ont en lien avec une question débattue au parlement. Le commissaire parlementaire aux normes, Daniel Greenberg, a l'origine de l'enquête n'a donné aucun détail sur le dossier.
L'année dernière, déjà, Rishi Sunak s'était retrouvé au cœur d'une polémique alors qu'il était ministre des Finances, après la révélation par la presse que son épouse, de nationalité indienne, bénéficiait d'un statut fiscal avantageux. Il avait été exonéré de toute violation du code ministériel mais son épouse avait annoncé peu après qu'elle renonçait à ce statut, qui lui permettait d'éviter de payer au fisc britannique des impôts sur ses revenus perçus à l'étranger.
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Rishi Sunak est l'un des plus riches membres du Parlement grâce à son passé dans la finance, et sa fortune a souvent été ciblée par l'opposition travailliste, qui lui reproche d'être déconnecté des problématiques des Britanniques en pleine crise du coût de la vie. Ses avis d'imposition, qu'il a publiés le mois dernier dans un souci de transparence, ont montré qu'il a payé plus d'un million de livres (1,13 million d'euros) d'impôts ces trois dernières années.
(Avec AFP)
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