Les pays baltes arrêtent d'importer du gaz russe
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Christian Charisius
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Alors que l'Union européenne se démène pour s'affranchir du gaz russe qui représente 40% de ses importations, les pays baltes (Lettonie, l'Estonie et la Lituanie) ont mis fin le 1er avril à leurs importations de gaz naturel en provenance de Russie. Un défi de taille. Selon Eurostat, en 2020, la Russie représentait 93% des importations estoniennes de gaz naturel, 100% des importations lettones et 41,8% des importations lituaniennes.
Les Etats baltes sont désormais alimentés en gaz par des réserves de gaz stockées sous terre en Lettonie. "Si nous pouvons le faire, le reste de l'Europe peut le faire aussi !", a ajouté Uldis Bariss.
Sur Twitter, le président lituanien Gitanas Nauseda a également appelé le reste de l'Union européenne à suivre l'exemple des pays baltes: "A partir de ce mois-ci, plus de gaz russe en Lituanie", a-t-il déclaré.
Contrairement aux Etats-Unis, moins dépendants du gaz russe, l'UE n'a pas déclaré d'embargo sur les hydrocarbures russes. Mais la pression monte à la suite de l'annonce jeudi par Moscou d'obliger les acheteurs de pays "inamicaux" à payer le gaz russe en roubles depuis des comptes en Russie mais aussi la volonté de Bruxelles et du Royaume-Uni d'imposer de nouvelles sanctions à la Russie après les massacres de civils à Boutcha.
Selon le chancelier allemand Olaf Scholz, les alliés occidentaux s'accorderont dans les prochains jours sur de nouvelles sanctions. Le président russe, Vladimir "Poutine et ses soutiens doivent éprouver les conséquences" de leurs actes a-t-il déclaré dans une déclaration à la presse à la chancellerie.
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La ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht, a déclaré dimanche que l'Union européenne devait débattre d'une interdiction de l'importation de gaz russe.
Berlin avait jusqu'à présent rejeté les appels en faveur d'un embargo total sur les importations de gaz, de pétrole et de charbon en provenance de Russie en expliquant que son économie, comme celle d'autres pays européens, était trop dépendante de cette source d'énergie.
Mais dimanche, Christine Lambrecht a déclaré que les Etats membres de l'UE devaient désormais discuter d'une telle interdiction, selon un message publié par son ministère sur Twitter.
Sa collègue des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, avait auparavant appelé dimanche à durcir les sanctions visant Moscou, sans toutefois évoquer le secteur de l'énergie. "Les responsables de ces crimes de guerre doivent rendre des comptes. Nous allons durcir les sanctions contre la Russie et nous aiderons encore davantage l'Ukraine à se défendre elle-même", a déclaré Annalena Baerbock sur Twitter.
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L'UE travaille à de nouvelles sanctions depuis un certain temps déjà mais samedi, le commissaire à l'économie, Paolo Gentiloni, a déclaré que de nouvelles mesures ne concerneraient pas le secteur de l'énergie.
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