Les retards de vaccination reportent la reprise de l'économie européenne, déjà laminée en 2020
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DADO RUVIC
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« Nous estimons que les injections vont rester limitées au premier trimestre 2021, forçant les gouvernements à maintenir des mesures de confinement strictes, tandis que les taux de contaminations restent élevés ». Pour les experts du cabinet d'études Oxford Economics, le lien de cause à effet ne fait plus de doute : plus les campagnes de vaccination contre le Covid-19 tarderont à arriver à destination, plus le bout du tunnel de la crise économique s'éloignera. « Les économies européennes ont pêché au moment de mettre en place leur programme de vaccination », constate le cabinet d'études qui s'attend même, au premier trimestre de l'année, à de nouveaux reculs du PIB parmi les 19 États membres de la zone euro. Résultat, la reprise rapide, qui devait aider à effacer le recul historique de la croissance européenne en 2020, à -6,8% selon Eurostat, ne devrait intervenir « qu'en fin d'année 2021 », anticipent les experts.
De quoi laisser du temps aux autres économies développées de se redresser plus vite ? Le scénario d'une Europe plus lente à se relever face à des zones plus réactives semble se dessiner. Pour 2021, le Vieux continent devrait croître de 4,2%, contre +5,1% pour les États-Unis et, surtout, une reprise insolente en Chine, à +8,1%, selon les dernières projections du FMI.
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Sans oublier, à l'intérieur même de la zone euro, des disparités qui devraient s'accentuer entre les États. En 2020, le Covid-19 rebattait déjà les règles du jeu, à l'image d'une Allemagne limitant la casse, avec une récession de 5%, contre un plongeon abyssal de -8,3% en France, -8,9% en Italie, et surtout -11% en Espagne.
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