COVID-19 en 24h : vaccination interrompue en régions, rebond des Bourses, Sanofi...

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(Crédits : ERIC GAILLARD)
Les Bourses européennes et américaines, après avoir plongé une bonne partie de la journée, se sont redressées spectaculairement (sauf Londres) malgré le bras de fer entre les laboratoires et la Commission européenne. Le manque de vaccins a d'ailleurs des effets immédiats: trois régions dont l'Île-de-France viennent de déclarer l'interruption des vaccinations. Voici les informations éclairantes de ces dernières 24 heures à suivre sur l'actualité Covid, en France et dans le monde.
  • L'INFO À SUIVRE - Les Bourses mondiales ont spectaculairement rebondi

Après une grande partie de la journée en berne, les places européennes ont réussi à inverser la vapeur de façon spectaculaire: Paris a pris +0,93% et Francfort s'est hissé à +0,33% après être descendues bien bas en première partie de séance. Milan a rebondi de +1,10%. Londres était en revanche la seule grande place à reculer: -0,63%.

De l'autre côté de l'Atlantique, Wall Street repartait de l'avant après avoir fortement baissé la veille, secouée par des agitations spéculatives et une réunion de la Fed: le le Nasdaq avançait de +1,48% tandis que le Dow Jones grimpait de +1,98% !

"Après la dissipation des inquiétudes liées aux fonds spéculatifs, la tendance sur les actions s'est améliorée", a commenté David Madden, analyste pour CMC Markets.

La Banque centrale américaine (la Fed) a clairement indiqué mercredi qu'elle maintiendrait sa politique monétaire accommodante. Mais elle a diagnostiqué un "affaiblissement" de l'activité de l'emploi ces derniers mois et un "long chemin avant une pleine reprise économique". Ce que confirment les chiffres du jour : l'économie américaine a connu en 2020 sa pire année depuis la Seconde guerre mondiale, le PIB s'étant contracté de 3,5% par rapport à 2019. Mais les investisseurs ont été rassurés par les inscriptions au chômage qui ont reculé plus qu'anticipé à 847.000 la semaine dernière.

Pour autant, sur le front du vaccin, le bras de fer entre le laboratoire britannique AstraZeneca et Bruxelles se poursuit, la Commission Européenne ayant demandé une inspection dans une usine en Belgique. La chancelière Angela Merkel a convoqué pour lundi une réunion des autorités allemandes et des fabricants de vaccins, au moment où les tensions sur la distributions des doses ne cessent d'enfler.

  • LE CHIFFRE - JCDecaux a perdu 40% de ses revenus en 2020 (après un record absolu en 2019)

Le géant français de l'affichage publicitaire JCDecaux a perdu précisément 39,8% de ses revenus en 2020, qui retombent à 2 milliards d'euros à l'issue d'une année marquée par les confinements et restrictions sanitaires, qui ont pesé sur les audiences du groupe. Selon un communiqué, le chiffre d'affaire IFRS est diminué de 1,4 milliard d'euros par rapport à 2019, l'année qui avait vu JCDecaux atteindre ses "meilleurs résultats depuis sa cotation".

Mais pour le groupe spécialisé dans la publicité dans l'espace public, les gares et les aéroports, l'impact de la pandémie était prévisible et anticipé par les analystes. Le titre de l'entreprise a perdu un tiers de sa valeur depuis le 1er janvier 2020, s'échangeant désormais à 16 euros.

  • LA PHRASE - "Les données disponibles actuellement sont insuffisantes pour évaluer l'efficacité du vaccin au-delà de 65 ans"

C'est ce qu'affirme la Commission de vaccination (STIKO) dans son avis remis, jeudi, au ministère de la Santé allemand, à propos du vaccin AstraZeneca pour les personnes âgées de plus de 65 ans, un revers pour le laboratoire britannique déjà sous pression des Européens à propos de ses livraisons.

Le groupe pharmaceutique AstraZeneca a répliqué dans la journée : "Les dernières analyses (...) appuient l'hypothèse d'une efficacité du vaccin dans le groupe des plus de 65 ans." Le porte-parole du groupe britannico-suédois a ajouté attendre une décision de l'Agence européenne du médicament sur l'approbation du vaccin dans l'UE "dans les prochains jours".

  • LE GRAPHIQUE - Défaillances d'entreprises : le calme avant la tempête ?

Chiffre paradoxal face à la crise, les défaillances d'entreprise ont chuté de près de 40% en 2020, selon les données provisoires de la Banque de France le 13 janvier. En année classique, un peu plus de 50.000 entreprises mettent la clé sous la porte, mais en 2020, les entreprises ont été mise sous perfusion avec l'ensemble des mesures prises pour soutenir le tissu économique. Cependant, les perspectives de croissance sont très incertaines pour 2021 et la forte hausse de l'endettement des entreprises françaises inquiète.

"Il y aura probablement 20 à 25.000 dépôts de bilan de plus que l'année dernière", a indiqué ce jeudi le président délégué du Medef Patrick Martin, qui assure qu'un "reconfinement dur" pourrait se traduire par "l'effondrement définitif de beaucoup d'entreprises".

La remontée brutale prévisible en 2021 pourrait ramener la France dans les eaux du niveau de 2019 (51.496 défaillances d'entreprises selon la Banque de France). Ce sont "plutôt des petites et des toutes petites entreprises" qui seront victimes en 2021 des conséquences économiques de la crise sanitaire, estime Patrick Martin.

"Beaucoup d'entreprises sont à bout de souffle même si les dispositifs du gouvernement ont été puissants et efficaces. On est à un point de bascule. Si on referme de nombreux secteurs d'activités, l'économie va partir en vrille. Il y a d'autres options" que le confinement, a-t-il assuré.

Lire aussi : Les défaillances d'entreprises à leur plus bas niveau depuis trente ans

EN RÉGIONS -

Trois régions stoppent la vaccination par manque de vaccins

Selon l'agence Reuters, ce jeudi, les Agences régionales de santé (ARS) d'Île-de-France, des Hauts-de-France et de Bourgogne-Franche-Comté, ont annoncé tour à tour jeudi qu'aucune primo-injection ne serait désormais effectuée dans les établissements de santé, compte-tenu de la difficulté d'approvisionnement des vaccins contre le COVID-19. Aucune dose de vaccin ne sera délivrée aux établissements de santé à compter du 2 février, "compte tenu de la situation extrêmement tendue sur les doses de vaccins, et la nécessité de garantir la deuxième injection pour les personnes déjà vaccinées", a précisé l'ARS d'Île-de-France dans un message envoyé aux acteurs de santé que Reuters a pu consulter jeudi. Seules les deuxièmes injections seront ainsi livrées.

Sanofi veut supprimer des postes à Montpellier, à Strasbourg...

À Montpellier, Sanofi prévoit de supprimer 364 postes liés à sa recherche et développement en France d'ici un an, apprend-on de source syndicale. Cette annonce intervient dans un contexte où Sanofi a été distancé dans la recherche d'un vaccin contre le Covid-19. Il prévoit cependant, comme révélé par Le Figaro, de façonner 100 millions de doses du vaccin Pfizer-BioNTech dans son usine de Francfort.

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À Strasbourg, selon l'AFP ce soir, quelques dizaines de salariés du site Sanofi, soutenus par des députés LREM, ont manifesté jeudi contre le transfert de la totalité de leurs postes en région parisienne, craignant qu'il aboutisse à des suppressions d'emplois. "Sanofi sacrifie son excellence strasbourgeoise", proclamait la banderole derrière laquelle se sont réunis environ 35 des 56 salariés titulaires de ce site consacré à la recherche et développement (R&D) en immuno-oncologie.

"Les premières doses du vaccin Moderna sont arrivées dans l'Allier"

 En Auvergne Rhône-Alpes, une des régions les plus touchées par la seconde vague, la campagne de vaccination a démarré et monte en puissance avec près de 8.000 vaccinations par jour, pour 118.000 personnes déjà vaccinées. Jean-Yves Grall, directeur général de l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes, revient sur les défis logistiques et organisationnels découlant de cette gestion de crise, ainsi que les prochaines étapes d'une campagne de vaccination. Entretien.

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À L'ÉTRANGER -

 Aux Etats-Unis, l'arrivée du variant sud-africain

Deux cas du variant initialement repéré en Afrique du Sud, ont été identifiés pour la première fois aux Etats-Unis, ont indiqué les autorités de Caroline du Sud. Les responsables sanitaires de cet Etat du sud du pays n'ont pas établi de lien entre les deux malades, ni identifié de voyage récent susceptible d'avoir causé ces infections.

Aux Pays-Bas, une fuite de données sur les personnes testées au Covid

Les données des personnes testées aux Pays-Bas pour détecter si elles ont contracté le Covid-19 ont fait l'objet d'un commerce illégal, selon des révélations de médias locaux qui ont notamment conduit les autorités à ouvrir une enquête.
Le système informatique du GGD, le service local de santé publique, permet depuis avril le téléchargement et l'impression de listes de personnes testées, selon la chaîne de télévision publique NOS. Ces révélations font suite à celles lundi de la chaîne de télévision privée RTL: "Il existe un commerce à grande échelle de millions de coordonnées, de numéros de téléphone et de sécurité sociale, en provenance des deux plus importants systèmes corona du GGD."

Deux employés du GGD soupçonnés de vol de données ont été arrêtés, a annoncé lundi dans un communiqué la police néerlandaise.

"Sur des services de messagerie en ligne comme Telegram, Snapchat et Wickr, les données privées des systèmes du GGD sont, depuis des mois, proposées à la vente par des dizaines de comptes", a rapporté RTL. "Certains comptes offrent la possibilité de rechercher les données de personnes en particulier. Cela coûte entre 30 et 50 euros et vous recevrez ensuite l'adresse du domicile, l'adresse de messagerie électronique, les numéro de téléphone et de sécurité sociale de la personne".

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Commentaires
a écrit le 29/01/2021 à 21:48 :
"L'exécutif pense qu'on a un petit pois dans le cerveau ?" dites vous. A 75 ans un peu de réflexion devrait vous emmener à savoir que l'exécutif ne produit point de vaccin et qu'il dépend comme partout ailleurs dans le monde entier des industriels et de la capacité de leurs outils de production et que tout programme de vaccination dépend de la quantité de vaccin disponible.
a écrit le 29/01/2021 à 9:31 :
Comment l'exécutif peut-il défendre un tel plan de vaccination par des annonces qui sont à l'opposé de la réalité du terrain.
j'ai plus de 75 ans, j'habite dans l'Oise et à ce jour je n'ai même pas pu avoir ma première injection. Tous mes RDV sont annulés les uns après les autres.
De qui se moque-t-on ? L'exécutif pense qu'on a un petit pois dans le cerveau ?Maintenant on parle de troisième confinement, celui-ci serai bénéfique si en même temps il y avait une vaccination massive. Comme ce ne sera pas le cas, dès l'ouverture du confinement la contagion reprendra sa vitesse de croisière.
En réalité, malgré ses propos, l'exécutif ne gère pas la santé des citoyens mais le nombre d'entrées en réanimation qui n'a pas changé depuis mars 2020.
a écrit le 28/01/2021 à 21:09 :
Vaccination à l'arrêt, confinement autoritaire à venir et les bourses remontent on commence à bien voir ce qui les excite non ?

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