Vaccins : l'UE menace les laboratoires de contrôler leurs exportations s'ils ne livrent pas les doses prévues

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Les laboratoires ont beaucoup de mal à livrer le nombre de vaccins commandés par l'UE, et la présidente de la Commission, Ursula van der Leyen a durement réagi alors que les programmes de vaccination européens accumule les retards : Nous allons mettre en place un mécanisme de transparence des exportations de vaccins. En France, la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, exactement sur la même longueur d'onde, a embrayé: C'est juste pour contrôler les doses qui sortent.
Les laboratoires ont beaucoup de mal à livrer le nombre de vaccins commandés par l'UE, et la présidente de la Commission, Ursula van der Leyen a durement réagi alors que les programmes de vaccination européens accumule les retards : "Nous allons mettre en place un mécanisme de transparence des exportations de vaccins." En France, la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, exactement sur la même longueur d'onde, a embrayé: "C'est juste pour contrôler les doses qui sortent." (Crédits : Reuters)
Face aux retards de livraisons de vaccins anti-Covid annoncés par certains laboratoires pharmaceutiques, l'Union européenne perd patience : "L'Europe a investi des milliards pour aider à développer les premiers vaccins contre le COVID-19 au monde. Pour créer un bien commun véritablement mondial. Et maintenant, les entreprises doivent tenir leurs promesses", a déclaré la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, mardi lors du Forum annuel de Davos.

DOSSIER - La course aux vaccins

L'Union européenne, appuyée par la France et l'Allemagne, a maintenu mardi la pression sur les laboratoires pharmaceutiques, en particulier AstraZeneca, pour qu'ils honorent leurs promesses de livraisons de vaccins anti-COVID, quitte à contrôler strictement leurs exportations.

Après Pfizer, qui a annoncé le 15 janvier une réduction temporaire de sa production, AstraZeneca a informé vendredi l'UE que ses livraisons seraient inférieures aux volumes convenus avec Bruxelles en raison d'un problème de production.

L'UE exige des Big Pharma qu'elles jouent cartes sur table

"L'Europe a investi des milliards pour aider à développer les premiers vaccins contre le COVID-19 au monde. Pour créer un bien commun véritablement mondial. Et maintenant, les entreprises doivent tenir leurs promesses. Elles doivent honorer leurs obligations", a déclaré Ursula von der Leyen à l'occasion du Forum de Davos qui se tient cette année en ligne.

La présidente de la Commission européenne ajoutait:

"C'est la raison pour laquelle nous allons mettre en place un mécanisme de transparence des exportations de vaccins."

L'exécutif européen souhaite ainsi établir d'ici la fin de la semaine un registre des exportations de vaccins produits dans l'UE, sans pour autant, insiste-t-il, imposer une interdiction d'exportation.

Lire aussi : Vaccins : la souveraineté sanitaire de l'Europe de nouveau en question

Pannier-Runacher: c'est "juste pour compter les doses qui sortent"

En France, la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a déclaré sur BFMTV:

"La présidente de la Commission européenne a été très claire, nous allons mettre [en place] une vérification, un contrôle des exportations de ces produits pharmaceutiques aux bornes de l'Union européenne."

"Pas pour empêcher ces produits d'être exportés -il est normal qu'un certain nombre de pays soient approvisionnés (...)-, mais juste pour compter les doses qui sortent", a-t-elle ajouté.

"Il convient de noter que nous ne prévoyons pas d'imposer des interdictions d'exportation ou des restrictions à l'exportation", a renchéri Valdis Dombrovskis, vice-président de la commission européenne chargé du Commerce, à l'occasion d'une conférence de presse à Bruxelles.

Le ministre allemand de la Santé a quant à lui apporté son soutien à la proposition de registre des exportations de vaccins contre le COVID-19.

AstraZaneca propose d'avancer son calendrier de livraisons

"Je peux comprendre qu'il y ait des problèmes de production, mais cela doit affecter tout le monde de la même manière", a déclaré Jens Spahn sur la chaîne de télévision ZDF. "Il ne s'agit pas d'accorder la priorité à l'Europe mais [de lui accorder] sa juste part", a-t-il expliqué, ajoutant qu'il était donc logique de contrôler les exportations de vaccins.

Un porte-parole de la Commission européenne a souligné que l'Europe cherchait avec cette mesure à accroître la transparence.

"La Commission a dépensé pas mal de fonds pour le développement des capacités de production afin de s'assurer qu'il y ait des doses suffisantes pour l'Union européenne et au-delà", a-t-il dit.

Une réunion entre l'exécutif européen et AstraZeneca est prévue mercredi.

Le directeur général d'AstraZeneca, Pascal Soriot, a assuré lundi mettre tout en oeuvre pour que le vaccin soit fourni à des millions d'Européens le plus rapidement possible.

Des responsables européens ont déclaré mardi à Reuters que le laboratoire anglo-suédois avait proposé lundi, lors de deux réunions d'urgence avec des représentants de l'UE, de fournir au bloc ses premières doses de vaccins dès le 7 février, avec une semaine d'avance sur le calendrier prévu.

Selon l'une de ces sources informées de la teneur des discussions, AstraZeneca a aussi revu à la hausse ses objectifs de livraisons pour février, par rapport aux réductions annoncées la semaine dernière, mais le flou demeure sur les volumes du mois de mars.

Le deuxième responsable, directement impliqué dans ces négociations, a cependant déclaré qu'il n'y avait pas de proposition concrète de hausse globale des livraisons sur le trimestre.

Ce même responsable a rapporté que l'UE avait explicitement demandé à AstraZeneca s'il pouvait réorienter vers les Vingt-Sept des doses produites en Grande-Bretagne, au moins jusqu'en mars. Le laboratoire n'a pas répondu.

Le laboratoire AstraZaneca ne répond pas aux demandes d'information

Il n'a pas été possible de joindre AstraZeneca dans l'immédiat.

Selon un responsable de l'UE, AstraZeneca a reçu un versement de 336 millions d'euros lors de la commande en août dernier d'au moins 300 millions de doses de vaccins avec une option pour 100 millions d'autres.

Cet argent doit garantir à l'UE ses livraisons et être essentiellement employé pour augmenter les capacités de production.

Cette précommande européenne a été effectuée après celle des Etats-Unis en mai pour un montant pouvant atteindre 1,2 milliard de dollars (988 millions d'euros) et celle de la Grande-Bretagne à la même date pour 100 millions de doses au tarif de 84 millions de livres (94 millions d'euros).

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Commentaires
a écrit le 29/01/2021 à 8:37 :
Des que les allemands ont ne serait-ce qu'une petite responsabilité c'est le bordel... -_-

Vite un frexit.
a écrit le 28/01/2021 à 11:27 :
Effectivement si Ursula se met en colère , ça va .... pas changer grand chose.
a écrit le 27/01/2021 à 19:08 :
Des gesticulations politiques pendant que les labos encaissent le fric des européons...
a écrit le 27/01/2021 à 18:13 :
Bravo pasteur
Double bravo pour sanofi qui supprime 500 chercheurs et qui récupère l’argent des français
a écrit le 27/01/2021 à 17:36 :
On verra bien si Ursula passera de la parole aux actes. pour moi c'est de la com pour couper l'herbe sous le pied des populistes qui allument des polémiques pour se montrer (entre autres Asselineau dont un disciple trolle le forum)
Il y a certainement un vrai problème industriel: il ne faut pas croire les experts BFTMV , on ne lance pas une production de ce genre comme on agite sa souris devant son PC.
Et une machine en panne, c'est la réalité d'un atelier qui travaille no stop. Des capacités de production initialement surestimées par un Directeur Industriel , c'est pas de la science fiction...
a écrit le 27/01/2021 à 17:15 :
Alors que Joe Biden veut instaurer un salaire minimum de 15 dollars de l’heure aux États-Unis, de nombreux Américains qui travaillent dans la restauration restent fortement dépendants des pourboires laissés par les clients. Les employés d’un restaurant du Colorado ont pu bénéficier du coup de pouce d’un client qui a laissé un pourboire de 1.400 dollars pour une addition de 20.04 dollars, détaille CNN. Il y a aussi adjoint un surprenant message : "le Covid, ça craint !" (Covid sucks ! en version originale).

La scène s’est déroulée mercredi 20 janvier au "Notchtop Bakery & Cafe". Le client vient ce jour-là profiter d’un petit-déjeuner conséquent : œuf, bacon, saucisse, biscuit et sauce. Identifié sous le nom de "David" par la patronne de l’établissement, il a demandé combien de personnes travaillaient ce jour-là dans le restaurant. Apprenant que sept employés étaient mobilisés, il a choisi de laisser un pourboire de 1.400 dollars en demandant à ce que chaque employé reçoive 200 dollars. Sa générosité "a fait pleurer les serveurs et les cuisiniers. Vous savez, personne ne pense jamais aux cuisiniers", souligne la patronne. "Nous l'avons remercié, mais j'avais l'impression que nous ne l'avions pas fait assez."
a écrit le 27/01/2021 à 16:55 :
En parlant de vaccin :


Dans le XVIe arrondissement de Paris, une vingtaine de doses ont été jetées sans que personne ne puisse en profiter, explique BFMTV. Une décision qui suscite l’incompréhension.

La scène se serait déroulée dimanche dernier, au centre de vaccination Henry-Dunant. Marie, infirmière volontaire, raconte que des doses arrivaient à péremption le soir même en raison d’une erreur humaine. "On en avait à peu près le double du nombre de patients qui étaient à vacciner. Ce qu'on décide de faire, c'est de rappeler les patients qui étaient prévus à la vaccination le lundi matin, afin d'écouler un maximum de doses qui nous restent", détaille-t-elle. Mais, alors que les patients arrivent et que la vaccination avance, on leur demande d’arrêter puis de jeter les doses restantes.Que s’est-il passé ? Le problème serait lié à une trop grosse affluence dans les locaux, ce qui aurait posé un problème sanitaire. "Je regrette évidemment que nous ayons perdu 20 doses. La directrice de l'hôpital a décidé en accord avec l'ARS qu'il fallait procéder ainsi. Si des gens contestent cette décision, c'est leur droit, mais ceux qui sont en responsabilité ont une vue d'ensemble et me semblent plus aptes à cette décision", se défend de son côté Francis Szpiner, maire du XVIe arrondissement de la capitale. Pourtant, certains soignants expliquent de leur côté que les gestes barrières étaient bien respectés.
a écrit le 27/01/2021 à 16:51 :
Malmené dernièrement par l'Union européenne sur ses retards de livraisons de vaccins anti- Covid-19, AstraZeneca "s'est retiré" d'une réunion avec Bruxelles ce mercredi main, selon un haut responsable européen. Et ce, alors que l'UE a vivement "contesté" les justifications avancées par le laboratoire britannique pour les délais.
a écrit le 27/01/2021 à 15:31 :
L'Agence européenne du Médicament affirme: que le vaccin AstraZeneca ne protégerait que 8% des + 65ans contre 70% annoncés ! Le fabricant britannique proteste.
QUI MENT ? Vaccin inefficace ? Ou règlement de comptes UE Allemagne contre l' Angleterre pour punir du Brexit ou du refus de priorité pour l' UE..? F Asselineau du jour..
Réponse de le 27/01/2021 à 16:33 :
Quelle que soit son explication, cette affaire nébuleuse confirme - après celle du vaccin Pfizer en Israël - que les % d'efficacité des vaccins annoncés dans la presse peuvent varier entre 8 et 95% !
Et l'on ose traiter de "complotistes" ceux qui se méfient de ce business !?
Réponse de le 27/01/2021 à 17:49 :
D'ailleurs le journal le Handelsblatt a réitéré ses affirmations dans un nouvel article, citant « un haut fonctionnaire du ministère de la Santé » : « Il est impossible de mélanger les chiffres. D'après les données dont nous disposons, l'efficacité chez les personnes de plus de 60 ans est inférieure à 10 % », leur aurait affirmé ce dernier.
Le quotidien parle de « nouvelles données » qui auraient été transmises à l'Agence européenne du médicament (EMA), car « le nombre de participants plus âgés était encore trop faible » dans la publication du Lancet « pour fournir des données statistiquement significatives sur l'efficacité du vaccin ».« Nous avons rapporté des données d'immunogénicité montrant des réponses immunitaires similaires après la vaccination avec deux doses […] chez les adultes plus âgés, […] par rapport à ceux de moins de 55 ans », avaient affirmé les chercheurs dans l'étude publiée par le Lancet, reconnaissant néanmoins des « données limitées ».L'agence européenne n'a pas souhaité faire de commentaires, car « le vaccin est en cours d'évaluation par le comité scientifique ». !
a écrit le 27/01/2021 à 14:48 :
Elle croit encore au Père Noël. Pauvre Europe.
a écrit le 27/01/2021 à 14:00 :
Il faut confiner les anti vaccins !
a écrit le 27/01/2021 à 13:30 :
Je crois que l'UE ne devrait pas hésiter à utiliser l'artillerie lourde. Dans cette situation les américains et la Chine n'hésiterais pas. Il y a des fois où il faut mettre ses grands principes de côté...
Réponse de le 27/01/2021 à 15:34 :
52% DE FRANÇAIS CONTRE UN CONFINEMENT DUR SOURCE source ELAB.FR

Soutien au confinement :

mar 93%
avr. 83%
oct. 67%
jan. 48%
En conséquence, Macron doit :

Renoncer à tout confinement
Lancer des grandes campagnes de traitement
Dissoudre ses comités Theodule
Fermer frontières avec les pays de l' UE. F Asselineau ce jour..
a écrit le 27/01/2021 à 12:45 :
On n'a droit qu'a du publicitaire mais rien n'est fait! Et tout cela a nos frais car cet administration ne produit rien!
a écrit le 27/01/2021 à 11:18 :
Tu parles ,tout ça c'est copain comme cochon.
a écrit le 27/01/2021 à 11:15 :
C'est la blague plus drôle de la semaine. Encore merci à la Tribune pour ces parenthèses d'humour régulières 👌

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