Quantitative easing : pour Draghi, la BCE a besoin de plus de temps

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Les propos de Mario Draghi interviennent alors que la Réserve fédérale a décidé la semaine dernière de ne pas augmenter ses taux directeurs, mettant en lumière les risques pour la croissance économique mondiale du ralentissement de la Chine
Les propos de Mario Draghi interviennent alors que la Réserve fédérale a décidé la semaine dernière de ne pas augmenter ses taux directeurs, mettant en lumière les risques pour la croissance économique mondiale du ralentissement de la Chine (Crédits : © Ints Kalnins / Reuters)
La Banque centrale européenne (BCE) a besoin de plus de temps pour déterminer si elle doit renforcer son programme d'achats d'actifs, a déclaré mercredi son président Mario Draghi, confondant certaines anticipations qui penchaient pour une expansion imminente de l'assouplissement quantitatif (QE).

Encore un peu de temps. Une croissance ralentie des marchés émergents, un euro renforcé et la chute des prix des matières premières altèrent les perspectives mais il faut attendre pour déterminer si ces éléments auront un impact sur la durée, a déclaré Mario Draghi à la commission des Affaires économiques et monétaire du Parlement européen. Et d'ajouter:

"Il faut plus de temps pour déterminer en particulier si la perte de dynamique de croissance des marchés émergents est de nature permanente ou momentanée et pour évaluer les forces responsables de la baisse des prix internationaux des matières premières et des épisodes récents de graves turbulences financières"

"De ce fait, nous surveillerons attentivement toute information pertinente et ses répercussions sur les perspectives pour la stabilité des prix".

Risques pour la croissance économique

Les propos de Mario Draghi interviennent alors que la Réserve fédérale a décidé la semaine dernière de ne pas augmenter ses taux directeurs, mettant en lumière les risques pour la croissance économique mondiale du ralentissement de la Chine, attesté une fois de plus mercredi par un indice manufacturier descendu en septembre au plus bas depuis six ans et demi.

L'Europe pour sa part a relativement bien résisté, l'indice PMI n'ayant que peu rétrogradé par rapport à des niveaux relativement élevés.

(Avec Reuters)

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