Référendum en Grèce : Juppé pour un "Grexit", Hollande sur la retenue

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Alain Juppé a estimé sur son blog dans un billet intitulé Grexit que la Grèce n'est plus en mesure aujourd'hui d'assumer les disciplines de la zone euro.
Alain Juppé a estimé sur son blog dans un billet intitulé "Grexit" que "la Grèce n'est plus en mesure aujourd'hui d'assumer les disciplines de la zone euro". (Crédits : reuters.com)
La victoire du "non" aux propositions des créanciers, dimanche, a suscité de vives réactions de la part du ministre allemand de l'Economie et du président de l'Eurogroupe, mais également d'Alain Juppé. La Commission européenne ainsi que les dirigeants français et allemands sont en revanche restés attentistes.

Publié le 06/07/2015 à 07:50. Mis à jour le 06/07/2015 à 10:22.

Le "non" aux propositions des créanciers de la Grèce sur de nouvelles mesures de rigueur l'a emporté très largement dimanche 5 juillet avec 61,31% des voix contre 38,69%. Pendant que les partisans du non manifestaient bruyamment leur joie à Athènes, les réactions se succédaient dans les médias.

  • La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande sont restés sur la retenue. Ils se sont dits "tous deux d'accord sur le fait que le vote des citoyens grecs doit être respecté", selon l'AFP. Les deux dirigeants ont demandé la convocation d'un sommet de la zone euro mardi après-midi, selon un communiqué de la chancellerie, dont la tenue a été confirmée ensuite par le président du Conseil européen Donald Tusk.
  • Dans un communiqué laconique, la Commission européenne a pris acte du résultat du référendum et déclaré le respecter. Elle annonce "une conférence téléphonique avec le président du sommet de l'euro, le président de l'Eurogroupe et le président de la Banque centrale européenne" ce lundi matin.
  • Le ministre allemand de l'Economie Sigmar Gabriel a réagi de manière virulente, affirmant que de nouvelles négociations avec Athènes paraissaient désormais "difficilement imaginables". Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a "coupé les derniers ponts" entre son pays et l'Europe, a estimé le  vice-chancelier social-démocrate du gouvernement d'Angela Merkel, dans un entretien au quotidien Tagesspiegel à paraître lundi 6 juillet.
  • Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a jugé que le résultat du référendum était "très regrettable pour l'avenir de la Grèce".
  • Du côté du Royaume-Uni, qui menace d'un "Brexit", le gouvernement britannique a pris acte lundi de l'"opinion décisive". "Nous continuerons à faire tout ce qui est nécessaire pour protéger notre sécurité économique dans cette période d'incertitudes", a assuré un porte-parole du Premier ministre David Cameron.
  • Rome en a appelé au compromis. Les discussions entre Athènes et ses créanciers se sont jusqu'à présent apparentées à un "dialogue de sourds" et toutes les parties en présence en portent la responsabilité, a notamment déclaré Sandro Gozi, secrétaire d'Etat italien en charge des Affaires européennes.

Au "gouvernement grec de faire des propositions", selon Sapin

Parmi les partisans du "oui", en France:

  • Le ministre français des Finances Michel Sapin a estimé lundi que c'était au "gouvernement grec de faire des propositions". "Le vote lui-même ne règle rien", a expliqué le ministre pour la première réaction officielle française. Ce qui permettra de savoir si la Grèce sort ou reste dans la zone euro, "c'est la qualité des négociations qui vont s'ouvrir", a-t-il ajouté.
  • Alain Juppé a estimé sur son blog dans un billet intitulé "Grexit" que "la Grèce n'est plus en mesure aujourd'hui d'assumer les disciplines de la zone euro". Selon l'ancien premier ministre, "nous devons l'aider à organiser sa sortie, sans drame. Ce qui ne veut pas dire qu'elle doit aussi sortir de l'Union"

"Le jeu est fini", assure Mélenchon

Les défenseurs du "non", quant à eux, n'ont pas manqué d'exprimer leur satisfaction.

  • Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle, était présent lors d'un rassemblement à Paris, dimanche, pour fêter le non des Grecs. Il a déclaré:

 "C'est la victoire d'une méthode et l'échec d'un projet sournois et calamiteux. La crise a été provoquée de manière absolument délibérée par l'Eurogroupe. (...) Il y a une tentative de putsch contre (Alexis) Tsipras, c'est un coup d'État financier et j'assume mon propos. (...) Le jeu est fini, vous avez perdu, cette fois-ci, c'est le non. (...) Maintenant, il faut parler sérieusement du fait que les dettes souveraines en Europe ne sont pas remboursables, il faut une conférence européenne des dettes souveraines."

  • La présidente du Front national français, Marine Le Pen, s'est félicitée, quant à elle,  d'une "belle et grande leçon de démocratie". Elle a évoqué "un non de liberté, de rébellion face aux diktats européens qui veulent imposer la monnaie unique à tout prix, via l'austérité la plus inhumaine et la plus contre-productive".
  • Pablo Iglesias, le chef du parti antilibéral de gauche espagnol Podemos, a estimé que "la démocratie l'a emporté en Grèce".

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a écrit le 08/07/2015 à 18:54 :
Hollande veut préserver ses chances d'être réélu en 2017 comme le détaille très justement "résistance 2017".
a écrit le 07/07/2015 à 16:22 :
GREXIT ? Un truc qui ne veut rien dire. La Grèce ne peut sortir de l'euro. pas par idéologie ou problèmes juridiques mais parce qu'elle en est incapable techniquement et économiquement. L'exploration de cette possibilité permet de rapidement s'en rendre compte. Il en est ainsi pour presque tous les pays à l'exception des 2 grands. Alors pourquoi parler dans le vide ? C'est une leçon de démocratie, nous sommes d'accords : chaque pays souverain n'est tenu que de lui même, il peut sortir .... mais alentour c'est le désert. Sait-il traverser ou résister au désert ? Pour aller où et avec quels moyens ? Il convient d'admettre qu'une seule solution est possible, celle de l'euro hybride que j'ai évoqué sur ce fil. Cette "menace" de sortie n'est donc qu'un leurre qu'il ne faut pas croire qui veut pousser les irresponsables grecs à envisager réellement la mesure pour enfin se rendre compte qu'elle est impossible et donc ne constitue pas un moyen de pression. On cherche à tromper, ce n'est pas très sain.
a écrit le 07/07/2015 à 15:16 :
s'il faut respecter les voleurs grecs qui font un hold up en refusant de payer ce qu'ils doivent, si le vote du peuple est souverain, le vote des peuples préteurs et qui eux font un gros travail courageux (portugal, espagne, irlande, italie) et commencent à s'en sortir, ce vote est encore plus légitime, et le résultat est connu d'avance !!!

assez de ces bonimenteurs d’extrême gauche qui n'ont aucune parole, aucun courage, juste la démagogie et les mensonges pour cacher leur inaction

dehors la Grèce, le peuple a voté pour tsipras qui était contre l'euro, contre l'europe, mais maintient veut notre argent, qu'il assume !!
a écrit le 07/07/2015 à 13:10 :
Ce que la presse française et nos politiques oublient opportunément de rappeler, c'est qu'il ne nous appartient nullement de décider pour une nation souveraine d'une sortie ou non de l'UE ou de l'Euro. Les mêmes se sont bien targués pendant des années d'ailleurs que ce soit impossible par construction ainsi qu'ils l'avaient voulu, en contradiction évidente avec tout principe démocratique. Ensuite, faut-il rappeler que la Grèce a toujours dit vouloir rester dans l'Euro et l'UE. Discuter donc de Grexit est non seulement indû, inutile mais frise le grotesque de la manipulation à deux balles. Et je ne parle pas des articles à emphase de gros titres sur "Les Français rejettent l'austérité... mais sont favorables au Grexit". Décidément, nos "élites" européistes se distinguent de plus en plus par leur mauvaise foi et leur perte de tout repère.
Réponse de le 07/07/2015 à 15:10 :
extraordinaire, les gaspillaeurs sont les gentisl, et les préteurs les méchants...

la Gréce doit repecter ses engagements, supprimer les déficits pour ne pas entrainer les autres pays européens vers le fond...rester dans l'europe suppose travailler en ce sens, les grecs refusent, voire font un bras d'honneur à ceux qui ont prété...

expliquez aux français qu'ils vont payer 1000e par foyer, qu'on s'est endetté pour leur préter...et surtout envoyez vos dons si vous êtes généreux !!!
sauf que bien sûr, nos gens de gauche sont trés généreux, mais uniquement avec l'argent des autres, comme dit Philippe VAL (livre malaise dans l'inculture), il n' pas pas prire radin que les gens de gauche...
a écrit le 07/07/2015 à 11:35 :
La continuité de la politique de Tsipras n’est pas un coup de poker comme ce fut annoncé par de nombreuses personnalités mais la logique d’un changement de majorité !
(...)

L’image que les médias se font de la démocratie en Grèce laisse vraiment à désirer lorsqu’ils évoquent le mensonge de la ‪#‎politique‬ de ‪‎Tsipras‬ inspiré par les programmes de Syriza (‪#‎BFMDIRECT‬)… comme si les urnes pouvaient mentir ! ‪#‎BFMPOLITIQUE‬
(...)

« Si on veut aider la Grèce » qui elle-même devrait aider la Libye pour fermer les portes à sarkozy dans l’Euro-Méditerranée jusqu’en Algérie !…

Ce sont surtout les représentants du versant majoritaire du bloc de toutes les gauches quelque part en ‎Europe‬ chez les socialistes qui refuseront toujours d’accepter que le versant minoritaire puisse un jour passer devant lui pour devenir à son tour « majoritaire » … Comment voulez-vous que de ce point de vue et de cette position le gouvernement grec puisse être respecté alors que les urnes se sont prononcées… et en quoi les ‪‎frondeurs‬ également issus du versant « majoritaire » socialiste se rendent-ils en Grèce maintenant alors qu’ils auraient dû s’y rendre dès l’élection de Tsipras et non pas attendre cette menace référendaire pour daigner s’agiter ?

https://laurentgantner.wordpress.com/2015/07/05/que-viva-que-viva-syriza/
a écrit le 07/07/2015 à 9:23 :
Juppé le très jeune premier de la politique française a parlé. Pour lui 2017 c'est encore loin.
a écrit le 06/07/2015 à 21:46 :
C'est facile d'avancer des "conneries" quand on n'a aucune responsabilité d'envergure...
a écrit le 06/07/2015 à 21:26 :
Meloch devrait ( meme si la provoc esr son crédo ) , sevrait avoir plus de retenue ...
victoire du NON c'est evident ; mais soyons honnetes , vistoire pas si eclatante que c'a :
10 millions d'electeurs
62,5 % de participations
61,3 % de NON...
celà fait donc 38 % de bulletins NON ...
quand on nous annoncait 3,5 millions de gens en dessous du seuil de pauvrete + 1 millions de gens " choqués " allaient voter NON ...il manque du monde ...
c'est un signe fort ; c'est un message démocratique dont il faut tenir compte ; mais ce n'est pas un raz de marée ...( d'ailleurs la demission de Varoufakis en est temoin ) .
a écrit le 06/07/2015 à 20:47 :
Bonjour,

Je rejoins volontiers, Alain JUPPE et Nicolas SARKOZY sur le fonds et sur la forme.
La Grèce et ses dirigeants se sont mis hors jeu eux-mêmes. Le Référendum est clair, chacun doit assumer sa Responsabilité. De nombreux Pays Européen dans la zone Euro font des efforts. Notre Europe de la Zone Euro sortira grandit de cette période turbulente. Chaque démocrate respecte le résultat de ce scrutin qui conduit irrémédiablement à la sortie de la Grèce.
Maintenant L'Europe ne peut se passer d'un retour en arrière pour comprendre comment des commissions européennes ont pu valider l'entrée de la Grèce dans la zone Euro. Cette analyse est indispensable et cette démarche est réalisée dans toutes les entreprises lorsque un projet produit autant de dysfonctionnements et une telle perte financière. Chacun se grandit d'analyser sans détour une telle déconvenue en zone Euro qui coûte à chacun de nous contribuable.
Mesdames et Messieurs les Commissaires Européens la balle est dans votre camp.
Cordialement.
Alain O'HARE
a écrit le 06/07/2015 à 18:32 :
Toux ceux qui ont décidé que le vote des français au référendum sur Maastricht était sans valeur, et qu'ils pouvaient passer outre, devraient se taire. Ce déni de démocratie est impardonnable.
Que cela nous plaise ou pas la démocratie est le respect du vote du peuple, c'est aux politiques de se soumettre et non l'inverse.
Réponse de le 07/07/2015 à 9:33 :
Vous confondez avec le référendum de 2005.
a écrit le 06/07/2015 à 15:28 :
Au moins les choses sont claires, l Europe des péres fondateur n existe plus, en admettant que elle ait existé un jour. Si pour certains la question de la sortie de la Grèce est à l ordre du jour, c est bien que dans leur esprit, l Europe est une grande machinerie a pognon, dont tout au plus ils craignent qu elle s enraye suite au non grec. Que neni du destin et des aspirations des peuples, de la fraternité du projet initial. Pourquoi ne pas sortir la Lozère et le Cantal de la France alors, pour déficit chronique, de qui se moque t on ?
Rien que de parler de grexit, répond à la question que nous nous posons tous, l Europe sera t elle un jour bienfaitrice pour ses peuples, jamais dans les conditions actuelles, avec des decideurs de tout poil qui n ont jamais vu la couleur d un bulletin de vote, et qui s arrogent le droit de négocier, décider pour les citoyens.
À vrai dire, le monde nous encense pour le 14 juillet, encensons les grecs pour leur 5 juillet, et souhaitons que les prussiens de tout bord ne fasse pas avorter cette volonté de liberté
a écrit le 06/07/2015 à 15:07 :
La position d'Alain JUPPE me parait très raisonnable et réaliste.
L'entêtement de la Grèce et d'autres responsables politiques à vouloir laisser la Grèce dans la zone euro ne sert à rien. Il faut à un moment, savoir prendre ses pertes, plutôt que de continuer sur une voie sans issue.(Dixit, d'ailleurs, DSK).
Réponse de le 06/07/2015 à 17:08 :
@René Monti : et c'est une chose que j'ai aussi dite bien avant DSK. A s'entêter à nager à contre-courant, on se noie, n'est-ce pas :-). L'UE a joué, elle a perdu; le plus malheureux étant que c'était avec l'argent du contribuable qui doit maintenant essuyer les pertes. Alors, on arrête là et si on a encore un peu d'argent, on s'occupe des pauvres Français.
Réponse de le 07/07/2015 à 9:25 :
je vous ai demandé à plusieurs reprises la marque de votre boule de cristal pour jouer au loto, vous me l'avez toujours pas donnée.
Réponse de le 07/07/2015 à 13:32 :
@Patrick b: pas besoin de boule de cristal pour constater ce qui se passe autour de soi, il suffit d'un peu de jugeotte, mais bon, je dois admettre que le bon sens n'est pas une qualité universelle, n'est-ce pas :-)
a écrit le 06/07/2015 à 14:46 :
Aurait-on oublié le Traité de Londres de 1953 ???

L’Allemagne a alors obtenu une baisse des taux d’intérêts, un report des échéances de plus de 25 ans, un abandon partiel des arriérés d’intérêts… sans parler du report de dettes « lors de la réunification de l’Allemagne ».
La Belgique avait même divisé la dette de l’Allemagne par 5.

Tout cela avait été fait pour éviter à nos chers voisins de mettre à nouveau l’Europe à feu et à sang.

Doit-on alors penser que l’Allemagne attend la prise de pouvoir totale d’Aube Dorée ?
Réponse de le 06/07/2015 à 15:48 :
Tout ce que la Grece a DEJA obtenu:
- effacement en 2012 de 70% de la valeur de la dette détenue par les creanciers privés
- re-echelonnement de la dette FESF avec des maturités a 30 ans de moyenne, moratoire sur les intérets jusqu'en 2023 et taux d'interets rabaissés.

Je dis pas qu'il faut pas refaire quelque chose a nouveau sur le sujet, mais faut aussi arreter de faire croire que la grece n'a bénéficié de rien, alors qu'elle fait l'objet de la plus grande restructuration de dette de l'histoire des dettes souveraines.
a écrit le 06/07/2015 à 14:40 :
Un référendum pour rien

On savait que les grecs ne voulaient pas baisser leur niveau de vie

Nous on ne veux plus financer ce panier percé

Donc ils vont quitter l'Europe car leurs seul projet c'est de nous faire payer leurs conneries
a écrit le 06/07/2015 à 14:36 :
bravo JUPPE . Enfin quelqu'un qui dit ce que des millions d'européens pensent depuis plusieurs semaines........
a écrit le 06/07/2015 à 14:08 :
De toute façon, un accord bancale va probablement être signé. Tout le monde sera content et on se revoit dans un ou deux ans, même si on réduit la dette de 50%.
Ceci étant écrit, il est possible que le gouvernement de monsieur Tsipras soit capable de faire ce qui n'a jamais été réalisé en Grèce: établir une gouvernance. Toutefois, d'après ce que je lis, j'en doute.
Dans ce cadre d'ailleurs, ce serait bien que les Chinois et/ou les Russes prennent l'initiative de payer à notre place.
Cordialement
a écrit le 06/07/2015 à 13:49 :
Là où Tsipras est fort, c'est qu'il n'a pas demandé directement aux Grecs s'ils voulaient rester ds la zone euro. Il l'aurait fait, il aurait surement eu un non comme réponse d'ailleurs. Et là, il aurait été mal. Je pense que Tsipras croit qd même en l'Europe, même s'il pense qu'il faille rénover ces institutions (moi aussi). Donc espérons qu'ils revienne avec des propositions et qu'on arrive à un accord.
Réponse de le 06/07/2015 à 14:31 :
je pense que les grecs veulent garder l'euro .. du moins c'est ce que semblent dire les sondages. mais le referendum d'hier indique qu'ils ne veulent pas garder l'euro à n'importe quel prix.... et je vous suis : les institutions européennes ont besoin d'un sacré coup de modernisation et de democratisation. sauf erreur aucun des plans proposés par la troika n'a fait l'objet d'approbation au parlement européen qui est le seul vrai organe démocratique d'Europe. Le conseil est un club où décident les chefs d'etat / representants des gouvernements mais sans aucune transparence et aucun controle democratique.
Réponse de le 06/07/2015 à 15:51 :
effectivement @Stanley. ca aurait besoin de cela. Mais paradoxalement, le referendum d'hier est la victoire de l'approche nationale sur les questions européennes. Depuis une douzaine d'année, l'intergouvernemental revient en force, et cet épisode en est une nouvelle illustration donnée par les deux cotés.
a écrit le 06/07/2015 à 12:30 :
Un Grexit, suivi d'un Espanexit, d'un Portexit, d'un Irexit et d'un Italexit, ah cela nous ferait tellement bien…. (l'expression de quelqu'un qui est aux anges)
Réponse de le 06/07/2015 à 13:18 :
Je vois pas en quoi ça ferait du bien a la France. Ce serait au contraire très inquiétant de se retrouver dans une union monétaire sans toutes les économies qui baissaient la valeur de L'Euro (pour le coté balance commerciale hors Euro Zone), on se ferait laminer. En plus ils nous feraient une énorme concurrence dans bien des secteurs dans un contexte intra-européen avec leur monnaie moins chère. Ou alors vous avez oublié de rajouter un Francexit
a écrit le 06/07/2015 à 12:02 :
Cool, Juppé vient de se tirer une balle dans le pied.
Réponse de le 06/07/2015 à 12:33 :
Mais non, Juppé envisage une UE et zone euro à deux seulement : l'Allemagne et la France. A2, A2, passionnément…. (vous vous en souvenez ? :-)
Réponse de le 06/07/2015 à 14:58 :
Ah vous m'avez fait revenir aux temps de l'Antenne 2 et cette bande-annonce qui emballait mes soirées avec Laure (qui allait devenir mon épouse par la suite), les rencontres qu'on faisait par minitel (3515 !) et nos sorties en été avec ma vieille deudeuche jaune (qu'on m'a volée…), mon chat Allan (qui est mort) et tant de souvenirs d'une époque dorée….. on croyait encore en "Europe" et à l'euro !! pfff….il n'y en est rien.
Merci de m'avoir faire venir à mes vingt ans en Ardèche, scot, bonne semaine à vous.
Réponse de le 06/07/2015 à 15:53 :
en fait Juppé ratisse large. Il veut pas faire du Sarkozy pret a casser du grec a tout prix, et en meme temps veut surfer sur l'opinion publique opposée a toute nouvelle aide.
a écrit le 06/07/2015 à 11:33 :
Les grecs seront bientôt riches leurs eaux territoriales recouvrent d'immenses gisements de pétrole et de gaz... Alors !
a écrit le 06/07/2015 à 11:30 :
L'Europe vit elle d'élites ? Nobles politiciens des milieux autorisés dont nous ne faisons pas parti le référendum la voix du peuple ne comptent pas pour vous ? Les grecs ont dit non les français ont dit non, alors à qui appartiennent ces pays.
a écrit le 06/07/2015 à 11:27 :
Il faut organiser la sortie de la GRECE non pas de la zone euro mais de l'euro tout court car autrement l'Europe court à sa perte. Car si on soutient sans fin une "économie" sans structures avec une monnaie qu'elle ne peut assumer ,ou bien c'est l'"annexion" ou bien c'est c'est un EURO faible type FRANC CFA que l'on pourrait créer.
a écrit le 06/07/2015 à 10:07 :
Ca fait plaisir de voir Cocos et Fachos bras-dessus bras-dessous! Un remake du pacte Germano-Soviétique?
a écrit le 06/07/2015 à 9:30 :
Donc si j'ai bien compris, ce sont les contribuables des autres pays membres qui vont régaler les grecs ad vitam aeternam ? Si l'on considère déjà qu'en France, seul 1 foyer sur 2 paie des impôts sur le revenus et contribue largement au bien -être du foyer qui n'en paie pas, il va aujourd'hui falloir payer pour une nouvelle forme d'assistanat intra-européenne ? On élargit l'assiette ? En fait, on ne parle pas d'entraide dans ce cas, mais bien d'assistanat européen d'un pays qui confond emprunt et revenu et vit au dessus de ses moyens depuis sa création. Au moins 6 fois en défaut de paiement depuis son origine. Un peu Facile. Un bon modèle ou ceux qui bossent et qui sont minoritaires se font pomper par ceux qui les regardent le sourire en coin. Comme Mélanchon, Tsipras, Varoukis et tous les mecs qui me voit partir tôt le matin et rentrer tard le soir... La nausée...
Réponse de le 06/07/2015 à 10:30 :
La Grèce a un solde primaire positif, ce qui signifie que son budget en dehors du remboursement des dettes est positif. Vous voulez quoi de plus ? L'argent que la Grèce obtient de la Troïka est en grande partie utilisée à payer les créanciers de la Grèce. Les créanciers qui prêtent savent qu'il y a un risque de contrepartie. La Grèce ne pouvant pas payer, il faut accepter les pertes.
Réponse de le 06/07/2015 à 11:53 :
pas la Grèce, Tonio, les finances de l'état grec.
La Grèce, elle, est ruinée, et nous devons la perfuser d'envion1,6 milliards tous les deux mois pour que ses banques puissent ouvrir et qu'elle puisse payer son essence. Une fois les banques alimentées l'état touche(rait) suffisamment pour s'autosuffire hors subventions. Vu les mensonges grecs c'est déjà à peine croyable.

Ce que les grecs n'ont pas compris c'est qu'il ne leur suffit pas de ne pas rembourser pour vivre, il faut encore, et pendant de nombreuse années, que toi, moi, nous, leur filions des dizaines de milliards. ça ne se fera plus sans garantie de bonne gestion.

Refus des garanties, dont acte : les banques sont fermées, vous pensez qu'avec le Non elles vont rouvrir ?

Amho, pas sans que la Grèce n'imprime ses propres billets de monopoly pour en remplir les coffres.

Mais il n'est pas impossible que d'autres pigeons (les Brics, les russes) se fassent prendre au jeu grec, why not ? ça se tente
Réponse de le 06/07/2015 à 12:39 :
@C'est quoi le modèle. Vous confondez impots sur les revenus et impots qui sont la somme des taxes et impots (TVA, TIPP, IR, CSG, etc...) et là tous les français en paient quelques soit leurs revenus. Et des français qui ne paient pas l'IR parce que petits salaires, se lèvent aussi tôt le matin pour travailler. Vous n'avez pas le monopole de l'emploi. Proportionnellement aux revenus, beaucoup de ceux qui ne paient pas l'IR paient plus que certains par le biais des différentes taxes à la consommation. Maintenant la France à preter 40 milliards d'euro à la Grèce, si vous les mettez dehors, la Grèce ne remboursera pas, et les garder au sein de l'Europe, de l'euro, ils paieront au moins les intérêts. Et n'oublions pas que la Grèce, hors son économie, à une part géopolitique non négligeable, vis à vis du Moyen orient, de la Turquie qui se radicalise, des Balkans, etc. La Grèce, c'est l'avancée de la culture européenne coté orientale, perdre la Grèce c'est la culture du Moyen Orient qui se retrouve à notre porte, à méditer
Réponse de le 06/07/2015 à 15:54 :
@Tonio: correction: AVAIT un solde primaire sur la deuxieme moitié de 2014. Ca n'est plus le cas depuis.
Réponse de le 06/07/2015 à 21:34 :
mon cher @ tonio , il faut parler au passé ;
depuis plusieurs mois , le " budget positif " ( hors charge de la dette ) c'est terminé
et c'est bien d'ailleurs ce qui fait rager !
a écrit le 06/07/2015 à 9:21 :
Sans réformes la dette grecque ne peut que continuer à augmenter, tout comme celle de la France; la question n'st-elle pas : voulons nous continuer à financer une organisation qui ne peut subsister que grâce à des dons sans limites?
a écrit le 06/07/2015 à 8:43 :
Vous connaissez tous La fontaine et plus encore ... La cigale et la fourmi. La cigale grecque ayant chanté pendant 5 mois, se trouva fort dépourvue lorsque l'échéance fut venue. Elle alla crier finance à la fourmi BCE sa voisine. Comment puis-je rembourser si vous ne me donnez pas d'argent pour le faire ? Implora la cigale grecque. Comment payer mes milliers de fonctionnaires si vous ne les me financez pas par des emprunts que je ne puis rembourser. La fourmi BCE lui répondit : vous votiez, vous chantiez pendant 5 mois et bien dansez le sirtaki maintenant.
Réponse de le 06/07/2015 à 12:26 :
Sauf que un rapport du FMI a encore une fois affirmer qu'il fallait une décotte d'au moins 30% de leur dette.
Vous savez comment s'appelle le fait de devoir emprunter de l argent pour rembourser des empreint? Ca s'appelle du sur endettement. C'est la seul voit que propose l Europe à la grece depuis 2010. Pour qu'il puisse un jours rembourser leur dette, il faut que les frais de fonctionnement du pays(reel) et le remboursement de la dette ne provoque pas un budjet déficitaire. Sinon le probleme est conserve. Leurope avait promis qu'a la fin de l cure d'austérité la Grece irait mieux, force de constaté que la situation ne fais que se dégrader
Réponse de le 06/07/2015 à 15:05 :
Tout ceci n'est que littérature. Vous lorsque vous empruntez à votre banque on vous fait une "remise" ? L'austérité fonctionne parfaitement : Irlande, Islande, portugal, espagne , etc etc...ils s'en sont remis, il ont des taux de croissance de 3% maintenant, l'économie est dynamique, le chomage recule. A un moment il faut écoper pour "remettre le bateau à flot"

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