Royaume-Uni : l'opposition déposera un amendement au texte sur le Brexit

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Le gouvernement a intenté un recours contre une décision de justice rendue en novembre qui avait tranché en faveur de l'approbation préalable du Parlement.
Le gouvernement a intenté un recours contre une décision de justice rendue en novembre qui avait tranché en faveur de l'approbation préalable du Parlement. (Crédits : © Toby Melville / Reuters)
L'opposition travailliste déposera un amendement au texte de loi qui déclenchera le divorce officiel entre le Royaume-Uni et l'Union européenne pour tenter de conserver l'accès au marché commun, si la justice confirme que le Parlement doit donner son feu vert préalable, a annoncé samedi le chef du Labour Jeremy Corbyn.

L'opposition travailliste déposera un amendement au texte de loi qui déclenchera le divorce officiel entre le Royaume-Uni et l'Union européenne pour tenter de conserver l'accès au marché commun, si la justice confirme que le Parlement doit donner son feu vert préalable, a annoncé samedi le chef du Labour Jeremy Corbyn.

"Au moment du débat sur l'article 50, nous présenterons un amendement qui portera sur les questions dont je viens de parler, sur l'accès au marché et les protections", a déclaré le chef du Labour sur la chaîne de télévision Sky News.

Décision courant janvier

La Cour suprême britannique devrait rendre courant janvier 2017 sa décision sur le fait de savoir si le gouvernement a besoin du feu vert du Parlement avant d'invoquer l'article 50 du traité de Lisbonne pour commencer les négociations de rupture des liens du Royaume-Uni avec l'UE.

Le gouvernement a intenté un recours contre une décision de justice rendue en novembre qui avait tranché en faveur de l'approbation préalable du Parlement. Si la Première ministre Theresa May gagne, le gouvernement pourra procéder conformément à son plan d'invoquer l'article 50 du traité avant la fin du mois de mars. La Cour suprême doit commencer à examiner l'affaire lundi.

Mais si elle perd, le Parlement serait en théorie à même de bloquer le processus de sortie dans la mesure où la plupart des députés (MPs) ont voté en faveur d'un maintien du Royaume-Uni dans l'UE lors du référendum au mois de juin, contrairement à la population dans son ensemble qui a voté pour le Brexit.

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Commentaires
a écrit le 05/12/2016 à 11:49 :
"tenter de conserver l'accès au marché commun", je croyais qu'ils ne voulaient plus de l'europe...
a écrit le 04/12/2016 à 15:53 :
Brexit n'est pas seulement un net affaiblissement de l'économie et du pouvoir d'achat des Britanniques, c'est aussi un meltingpot de toutes les complications politiques imaginables.
a écrit le 04/12/2016 à 14:08 :
@ Bruno_bd +1
Il en est d'ailleurs de même du processus indépendantiste catalan. Certes les partis indépendantistes détiennent au parlement catalan une faible majorité en sièges (pas en voix !) mais sûrement pas suffisante pour légitimer une décision aussi lourde que l'indépendance. Afin de crever définitivement cet abcès, Rajoy devrait accepter un référendum mais dont le résultat ne conduirait à l'indépendance que si le "oui" atteignait les 50% des inscrits, afin de garantir qu'il s'agit bien d'une volonté majoritaire (ce qui n'a que très peu de chances de se produire).
a écrit le 04/12/2016 à 11:54 :
Le dernier espoir de la City qui fait des pieds et des mains pour annuler la volonté du peuple, on espère quand même que la démocratie vaincra.
a écrit le 04/12/2016 à 10:17 :
Bien d’accord avec Mauricius : « Le peuple n'a pas toujours raison ».
Il est d’ailleurs difficile de comprendre pourquoi « l’intelligentsia » occidentale s’est extasiée sur le «printemps arabe».
Pourquoi, les classes dirigeantes et pensantes des grands pays occidentaux veulent-elles à tout prix convertir le reste du monde à un système aussi néfaste que la démocratie ? Pourquoi soutiennent-elles ou provoquent-elles des révolutions «populaires» en Ukraine, en Syrie, … pour «donner la parole au peuple» ?? Il y a là quelque chose qui dépasse mon entendement.
Je me demande finalement si les «élites» de ces beaux pays n'ont pas, elles, totalement perdu la raison.
Réponse de le 04/12/2016 à 14:17 :
Le soutien de l'intelligentsia occidentale aux printemps arabes, ce n'est qu'une nouvelle version plus présentable à la "théorie des dominos" de GW Bush pour démocratiser selon des standards occidentaux le monde arabe. Le résultat a été à la hauteur, aussi désastreux qu'en Irak. Partout s'est ouverte la boîte de Pandore de l'islamisme politique, et il n'y a pas eu d'autre alternative, comme en Tunisie ou en Egypte, que de rétablir des régimes similaires à ceux d'avant les révolutions.
a écrit le 04/12/2016 à 9:50 :
le Brexit va etre l'Arlésienne des prochains mois , avant d'expirer lors du prochain réferendum .... de "consolidation " !
Paix a son âme : la démocratie version XXI eme siècle !
a écrit le 03/12/2016 à 20:19 :
Le parti travailliste va à l' encontre du vote des classes moyennes et inférieures et roule pour les cols blancs de la City.....mais qu' est ce qu' ils ont mis dans le pudding !
a écrit le 03/12/2016 à 18:05 :
Mais oui, continuons à jouer le Parlement Britannique contre son peuple ! La démonstration de la répudiation européiste du peuple par la classe dirigeante n'en est que plus éclatante et l'Etat de droit est un joli prétexte pour défendre les privilèges d'une noblesse de robe. Tout ça pour sauver une Union Européenne qui a elle-même préféré sauver l'euro plutôt que ses hommes, ses femmes et ses enfants... C'est digne d'un drame shakespearien.
Réponse de le 03/12/2016 à 19:19 :
Personne ne joue à rien. Le Royaume-Uni est un régime parlementaire dans lequel la pratique du référendum n'a pas sa place au risque de créer comme en ce cas d'espèce un conflit de légitimité. Il n'y a pas 36 solutions pour le résoudre : si le parlement refuse de voter le brexit il faudra de nouvelles élections législatives et le nouveau parlement aura le dernier mot. Il faudra alors que les candidats aux législatives annoncent ce que sera leur vote sur le brexit. Ceci étant, le mode de scrutin britannique (majoritaire à un tour) et les premières désillusions sur le brexit (qui au mieux du mieux n'améliorera pas d'un iota le sort du Royaume et de ses habitants, et ne permettra pas d'améliorer les finances du NHS d'un penny) font qu'un éventuel nouveau parlement pourrait bien être encore plus opposé au brexit que l'actuel.
Réponse de le 04/12/2016 à 1:27 :
Il ne s'agit ici que d'affaires britannico-britanniques dans lesquelles Bruxelles n'a rien à voir.

Et attention avec l'usage du "peuple" pour justifier telle ou telle politique. Le "peuple" n'est jamais un ensemble homogène, c'est un ensemble qui prend toujours ses décisions pour des raisons très variées et souvent contradictoires, et qui change souvent d'avis. Donc il est toujours dangereux de penser pouvoir en interpréter les envies profondes.
Réponse de le 04/12/2016 à 1:27 :
Il ne s'agit ici que d'affaires britannico-britanniques dans lesquelles Bruxelles n'a rien à voir.

Et attention avec l'usage du "peuple" pour justifier telle ou telle politique. Le "peuple" n'est jamais un ensemble homogène, c'est un ensemble qui prend toujours ses décisions pour des raisons très variées et souvent contradictoires, et qui change souvent d'avis. Donc il est toujours dangereux de penser pouvoir en interpréter les envies profondes.
Réponse de le 04/12/2016 à 6:51 :
Le peuple n'a pas toujours raison. C'est bien lui qui a voté pour Hitler. De plus ce commentaire ressemble bien à ceux dictes par les services de propagande de la Russie dont l'objectif est bien l'éclatement de UE.
Cela dit le RU est une démocratie parlementaire, et le gouvernement n'est pas élu, justement ce que les brexiters reprochaient à Bruxelles. Et c'est bien le peuple qui en paiera les conséquences à la fin.
Réponse de le 04/12/2016 à 8:28 :
@Bruno ,Tom et Mauricius : merci de vos réponses qui montrent toute la mauvaise conscience de ceux qui refusent l'évidence. Quant à invoquer Hitler parce que les Britanniques ont voulu dire non à l'Union Européenne, c'est digne de Cuba et de l'URSS. Surtout ne changez rien, vous êtes les meilleurs procureurs de votre mauvaise cause.
Réponse de le 04/12/2016 à 8:59 :
On est rarement d'accord, mais en l’occurrence je vous rejoins.

51.9% de 72% ne font jamais que 37.4% du corps électoral.

C'est un peu léger pour imposer une réforme dont les impacts seront énormes. Au minimum, il faudrait que les parlements et le référendum aient des avis identiques.

L'équivalence en France serait une révision constitutionnelle, ce qui demanderait l'accord du président + les 2 parlement +(un référendum OU le vote des 3/5 des parlements réunis en congrès).
Réponse de le 04/12/2016 à 10:12 :
@bruno_bd : bien vu, tout à fait exact, et pour les ignorants, qui souvent sévissent, ils devraient savoir que UK est le pays de la souveraineté parlementaire et qu'elle a fait la preuve de sa force, sa sagesse et sa légitimité, face à des populismes loufoques.. Je n'ai aucun doute que la Haute Cour va le confirmer. Charles 1er, qui voulait s'en passer, y avait perdu sa tête au 17ieme siècle !!!
Réponse de le 04/12/2016 à 13:54 :
@britannicus "parce que les Britanniques ont voulu dire non à l'Union Européenne". Non, à peine un gros tiers d'entre eux. Les électeurs les plus fragiles, les plus paumés, ceux qu'on peut le plus facilement tromper avec des promesses mensongères qui n'ont pas résisté trois jours au référendum. Ceci étant ne vous méprenez pas, je souhaite que le brexit ait lieu, les conséquences pour les britanniques seront telles que ce sera le meilleur vaccin contre les populistes de tout poil qui un peu partout en Europe veulent faire croire que l'UE est la seule cause des difficultés.
Réponse de le 04/12/2016 à 14:23 :
Penser que l'on puisse penser a ses voisins avant sa propre famille me semble aberrant! A moins d'être une individualiste dont le seul langage soit le fric!

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