Royaume-Uni : premier jour hors de l'Union européenne

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Après trois ans et demi de déchirements, le Brexit voté par 52% des Britanniques en 2016 est désormais réalité.
Après trois ans et demi de déchirements, le Brexit voté par 52% des Britanniques en 2016 est désormais réalité. (Crédits : TOBY MELVILLE)
Le Royaume-Uni se lance samedi dans sa nouvelle vie hors de l'Union européenne, avec comme défi de tisser de nouveaux liens avec le bloc des 27 et de définir sa nouvelle place dans le monde.

Après trois ans et demi de déchirements, le Brexit voté par 52% des Britanniques en 2016 est désormais réalité. Les amarres sont larguées, après 47 ans au quai européen. L'UE a perdu pour la première fois un Etat membre - et 66 millions d'habitants.

Maintenant, reconstruire. Le Royaume-Uni se lance samedi dans sa nouvelle vie hors de l'Union européenne, avec comme défi de tisser de nouveaux liens avec le bloc des 27 et de définir sa nouvelle place dans le monde.

Lire aussi : Les principales étapes du Brexit depuis le référendum de 2016

"Global Britain", nouveau slogan pour affronter le monde

Devant le Parlement à Londres, on s'est embrassé et on a chanté "God Save the Queen" pour savourer l'indépendance retrouvée. Dans le nord eurosceptique de l'Angleterre, le mousseux anglais a coulé à flot et des feux d'artifice ont été tirés. A Edimbourg, on a veillé au contraire à la lumière des bougies pour pleurer la séparation, avec le rêve de retrouver un jour le giron européen dans une Ecosse indépendante.

Mais si le Premier ministre Boris Johnson a promis ces derniers mois un nouvel âge d'or pour son pays, et même un baby-boom, tout reste à faire pour donner une existence concrète à son slogan de "Global Britain" censé symboliser un pays prêt à affronter la mondialisation.

Tournant vers des Etats-Unis qui lui tendent les bras? Nouveau concurrent dérégulé aux portes de l'UE? Ou au contraire proximité forte avec des Européens qui restent des partenaires incontournables? Dès lundi, l'ex-maire de Londres doit présenter sa vision dans un discours, tandis que le négociateur européen Michel Barnier détaillera ses priorités pour la nouvelle phase de discussions qui s'ouvre avec Londres.

Lire aussi : Brexit : l'UE sera "lucide et ferme" dans ses négociations commerciales avec Londres

"Un peu triste"

S'exprimant dans une adresse diffusée une heure avant le grand saut, le frétillant dirigeant conservateur de 55 ans, qui a tout misé sur le Brexit, a promis un "succès retentissant", "quels que soient les obstacles". "La chose la plus importante à dire ce soir, c'est que ce n'est pas la fin, mais le début, le moment où l'aube pointe et le rideau se lève sur un nouvel acte", a-t-il ajouté, lyrique. Il a promis "le début d'une nouvelle ère de coopération amicale" avec l'Union européenne.

Historique, l'événement marque un nouvel épisode où tout reste à écrire, mais pas la fin des divisions qui ont fracturé le Royaume-Uni. Les Remainers gardent un goût amer, notamment dans les provinces britanniques qui ont voté majoritairement pour rester dans l'UE, en Ecosse et Irlande du Nord.

"Je suis simplement contenant que ce soit fait", a résumé Cory, un Londonien de 29 ans venu devant le Parlement britannique marquer le coup avec les "Brexiters" les plus durs, venus faire la fête à l'appel de l'europhobe Nigel Farage. "C'est aussi un petit peu triste parce que l'UE aurait pu mieux faire s'ils avaient prêté plus d'attention aux pays membres".

Enthousiastes ou affligés, les journaux britanniques ont réservé au Brexit un accueil à l'image du pays sur la question: divisé. "Point de départ: le Royaume-Uni quitte l'UE", résume le Times. Le tabloïd Daily Express salue un "nouveau Royaume-Uni glorieux", tandis que le Daily Telegraph, proche du gouvernement conservateur, détaille les plans du Premier ministre pour imposer des contrôles douaniers aux produits européens et salue dans un éditorial: "Bien joué peuple britannique, enfin dehors".

"Compétition néfaste "

Le moment est certes historique mais n'entraîne pas de grand changement concret dans l'immédiat. Pour que la séparation se fasse en douceur, le Royaume-Uni continuera d'appliquer les règles européennes jusqu'au 31 décembre. Sans avoir son mot à dire: l'Union Jack britannique a déjà disparu des institutions de l'UE.

Commerce, sécurité, pêche... Avec Bruxelles, les termes de la coopération doivent être définis d'ici à la fin de l'année. Dans les semaines à venir, des négociations qui s'annoncent âpres vont s'ouvrir et leur issue reste très incertaine.

"Nous ne pourrons pas laisser une compétition néfaste s'établir entre nous", a prévenu le président français dans une lettre aux Britanniques dans le Times. "Vous quittez l'Union européenne mais vous ne quittez pas l'Europe. Vous ne vous séparez ni de la France, ni de l'amitié de son peuple. La Manche n'a jamais réussi à éloigner nos destins, le Brexit n'y parviendra pas davantage", a-t-il insisté.

Londres souhaite aboutir en un temps record, avant la fin de l'année, et exclut toute prolongation de la transition au-delà de 2020. Un calendrier jugé très serré à Bruxelles.

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Commentaires
a écrit le 03/02/2020 à 13:21 :
Donc, la frontière entre le RU et l'Europe ne sera plus sur le continent, mais quelque part au milieu de la manche ? n'est ce pas ? cela va délivrer le pays de Sangate
a écrit le 02/02/2020 à 6:14 :
....ho les migrants c'est le moment de finir votre voyage vers le RU !
Réponse de le 02/02/2020 à 20:13 :
Ce que les Britanniques nomment "migrant" ce sont les citoyens des autres pays Européens.
a écrit le 01/02/2020 à 20:19 :
Premier jour, première flèche anglaise décochée, la pêche. Je ne pensais pas que ça irait aussi vite quand même...
Réponse de le 03/02/2020 à 7:49 :
Si les pêcheurs français respectent les termes de l'accord d'octobre qui prévoyait un status-quo en matière de pêche jusque fin 2020, il appartient à la Marine Nationale française d'assurer leur protection.
Réponse de le 03/02/2020 à 8:52 :
@ moulin à vent

Donc pour toi il faudrait sans rire que notre marine aille protéger nos pêcheurs sur les eaux territoriale du RU ?

TU es encore une fois grotesque, signalé.
a écrit le 01/02/2020 à 20:17 :
Les anglais sont des pragmatiques, ils ont essayé et ça ne fonctionne pas quand l' idéologie d' une UE qui n' a pas d' assise démocratique et se révèle un présupposé dogmatique, un catéchisme ; ça ne fonctionne pas mais il faut rester dans l' UE car l' UE va changer, demain!.

Depuis 40 ans l' UE doit changer ..demain mais elle ne changera JAMAIS car il faut l' unanimité des 27 -avec le départ anglais- pour changer la politique sédimentée dans les traités. L' UE est irréformable pour cause d' intérêts divergents quand l' UE seule zone en décroissance du monde sur 10 ans, source Michel Santi, La Tribune, ne produit rien, -sauf des délocalisations d' emplois à l' est et de capitaux par le vertueux article 63- pour cause d' intérêts divergents et l' aspiration des économies du sud dont la France.

Les anglais font avec intelligence un Brexit qui résulte d' un vote, d ' un choix pragmatisme VS une idéologie. Et le premier choix des anglais aura résulté d' une volonté de retrouver la démocratie. A quand un référendum assorti d' un long débat en France sur ce sujet ?
Réponse de le 02/02/2020 à 6:15 :
...cette règle de l'unanimité est une hérésie complète mais surement délibérée !
a écrit le 01/02/2020 à 17:58 :
Un jour entier en dehors de l'Union Européenne et ils ont survécu ? Ce n'est pas le chaos ? Voilà qui ne doit pas être politiquement correct...
Réponse de le 01/02/2020 à 19:37 :
Peut être que personne ne se pose ce type de question parce qu'elle est totalement ridicule... 1 journée, la blague... Le plus amusant la dedans, c'est que les mêmes qui rêvent à un frexit vont faire une drôle de tête quand ils vont s'apercevoir que le brexit, pour être une réussite, nécessite d'être ultra libéral !
Réponse de le 02/02/2020 à 20:21 :
@ Elfe Noir : Je n'aurais pas dit mieux. Bravo.
a écrit le 01/02/2020 à 13:30 :
Une certitude : 2020 sera l’année où l’on passera, dans les discours publics et peut-être même dans les médias, de « malgré le Brexit » à « grâce au Brexit » ; et de « l’apocalypse » au « miracle britannique » ! Cette certitude s’impose à observer le fossé qui existe, depuis le référendum de 2016, entre les commentaires catastrophistes d’une part et le parcours économique réel du Royaume-Uni d’autre part.

Tous les pseudo-experts, partisans de l’UE, avaient en effet annoncé une apocalypse si les Britanniques osaient quitter cette dernière, c’est-à-dire choisissaient de se libérer de l’UE. Cette apocalypse devait avoir lieu, paraît-il, dès le lendemain du vote. Le référendum se déroula le 23 juin 2016, et 51,9 % des Britanniques ont voté pour la sortie.

Le lendemain, il n’y eut étonnamment pas d’invasion de sauterelles à Westminster, les nouveaux-nés étaient sains et saufs au Portland Hospital et la Tamise ne s’est pas changée en sang.

Il n’y eut que de très faibles averses vers 13 h le 24 juin 2016, ce qui est un tour de force quand on parle de Londres et du Royaume-Uni.

De toutes les prophéties apocalyptiques, aucune n’a eu lieu !


Depuis le référendum sur le Brexit, les meilleures nouvelles sont sur le front de l’emploi, et cela est confirmé par le rapport de l’ONS (Office for National Statistics, équivalent britannique de l’INSEE) de janvier 2020. Le chômage était de 5 % en juin 2016. Il est désormais de 3,8 %, soit le plus bas depuis l’hiver 1974, soit depuis 45 ans.

N’ayons plus peur et cessons d’écouter ceux qui se sont trompés sur à peu près tout depuis 40 ans.
Réponse de le 01/02/2020 à 17:55 :
En effet, toutes les prophéties, y compris celles qui prédisaient en effet domino que d'autre pays quitteraient l'union...

Cela dit les prophétie parlaient de ce qui se passerait après le brexit, or, ce brexit n'était pas effectif jusqu'à aujourd'hui... Donc, maintenant, on va vraiment savoir !
Réponse de le 01/02/2020 à 20:33 :
J’ai comme l’impression que vous n’avez pas tord.Personnellement j’aimerai que ma région quitte la France et ses brayards biberonnés au marxisme!
Réponse de le 02/02/2020 à 23:34 :
"Le chômage était de 5 % en juin 2016. Il est désormais de 3,8 %, soit le plus bas depuis l’hiver 1974, soit depuis 45 ans."
Notez bien que ce 3.8% est un chiffre qui date de l'époque pas si lointaine où le Royaume-uni faisait (toujours) partie de l'UE. De là à attribuer ce chiffre à un évènement qui s'est passé après ...
a écrit le 01/02/2020 à 11:52 :
Les anglais ont décidé unilatéralement que les pécheurs français n'ont plus accès, dès ce matin, aux eaux anglaises autour de Jersey et Guernesey...

Pour y revenir, ils devront demander des autorisations individuelles. Johnson est en train de mettre la pression alors qu'initialement il devait y a voir 1 an de moratoire, le temps de renégocier le volet pêche.

Il faut que l'UE réplique dès maintenant de façon impitoyable par des sanction, sinon il va se comporter comme un flibustier. Il y a du Trump dans bozo, il ne faut pas lui laisser la bride.
Réponse de le 01/02/2020 à 12:59 :
L' UE répliquer par des sanctions, mais mon pauvre ami, vous avez vu dans quel état est l' UE ...? En pleine gribouilles internes, incapable de prendre une décision commune pour divergences d 'intérêts entre pays membres sauf celle qui consistait à tenter d' empêcher le Brexit, voilà c' est fait et maintenant nous allons bien rigoler ....
a écrit le 01/02/2020 à 11:50 :
Il faut souhaiter que cet événement, fasse réfléchir nos élites européennes sur leurs actions depuis 20 ans, et que ce vote entraîne une vraie refonte des structures européennes, faute de quoi, il faudra s’attendre évidemment à d’autres « brexit ».
Il faut saluer David CAMERON qui a osé demander à son peuple de décider de son avenir. Encore une fois, on constate qui sont les vrais pays démocrates…..
Après tout, nous avons vécu jusque dans les années 90, sans Europe, sans euro, sans problèmes majeurs. Ceux qui s’affolent aujourd’hui sont essentiellement les financiers, qui ont poussé, les politiques initiateurs des traités, à mettre en place des règlements favorables à leurs systèmes spéculatifs. La financiarisation excessive de notre économie est la source de tous nos déboires.
Finalement l’Europe a plus à perdre dans l’exil britannique, que l’Angleterre. Et c’est pourquoi elle fera des facilités à l’anglais dans le cadre de nouveaux accords.
La grande Bretagne va peut-être connaitre quelques moments critiques, mais elle se redressera comme elle l’a toujours fait dans son histoire.
On en reparlera dans quelques années ! Pour le reste, toutes supputations politico médiatique europhobe ou europhile entendues depuis ce matin ne sont que futilités.
a écrit le 01/02/2020 à 11:46 :
Mais c'est le repère des mélenchonlepenistes les commentaires de La tribune ou quoi?
Réponse de le 01/02/2020 à 18:11 :
Non, c'est le terrain de jeu de la secte d'Asselineau.
a écrit le 01/02/2020 à 11:23 :
Oui voilà, ne publiez pas mon commentaire plutôt que de lui imposer la propagande stupide néolibérale habituelle, merci.
a écrit le 01/02/2020 à 11:12 :
E Nigel Farage de Ukip donnant son dernier speech au Parlement européen et brandissant le drapeau britannique et devinez quoi, on lui coupe le micro !. Excellent, tout est résumé en un discours de 5 minutes. La cerise sur le gâteau c'est l'interdiction d'afficher le drapeau national. Asselineau avait dont raison de stipuler sur le fait que l'UE veut détruire les états nations...
Réponse de le 01/02/2020 à 18:13 :
Inapproprié. Il eût mieux valu le faire virer manu militari de l'hémicycle par quelques vigiles.
Réponse de le 01/02/2020 à 20:27 :
Entre l’Europe et la France je choisis l’Europe.
Cette France anti democratique dirigée en sous main par des énarques et marxistes
a écrit le 01/02/2020 à 10:52 :
Bravo au peuple britannique qui a su imposer la force de sa démocratie. Je repense en riant à tous ces lobbyistes qui se répandaient dans tous les plateaux télés sans contradicteurs pour imposer leur pensée négative sur la sortie de ce grand bazar qu'est devenue l'UE depuis l’élargissement. La grande peur de tous les profiteurs de l'UE est maintenant de voir une réussite des anglais, ils vont donc à nouveau nous bassiner dans C dans l'air et autres plateaux pour nous faire la morale.
a écrit le 01/02/2020 à 9:58 :
Le bon côté du Brexit est d' abord qu' hier soir les anglais sont -re-devenus une démocratie, ça n' a pas de prix et ça fait envie, foin de la dictature des GFOPE-de-l'UE. La contagion va à présent nécessairement se transmettre aux autres membres du club. ​Le Brexit, c'est le premier pas de l'effondrement de l'UE..
Réponse de le 01/02/2020 à 10:38 :
1) vous confondez allègrement anglais et britanniques ; ce n'est pas un hasard, seuls les anglais et les gallois ont voté en faveur du brexit (et encore, le Grand Londres a voté massivement contre). Même s'il ne se disloque pas, le Royaume-Uni est devenu le Royaume-Divisé, je lui souhaite un avenir qui ne soit pas à la yougoslave.
2) les britanniques, qui bénéficiaient dans l'UE de nombreux opt-outs, étaient clairement maîtres chez eux. N'étant pas dans l'€ ils étaient parfaitement maîtres de leur politique budgétaire, n'étant pas dans Schengen ils étaient parfaitement maîtres de leur politique migratoire en ce qui concernait les non-citoyens de l'UE, quant aux normes et règlements de l'UE sur les biens et services, il faudra bien continuer à les appliquer si le Royaume-Uni ne veut pas perdre 50% de ses débouchés.
3) la question qui se pose : vaut-il mieux, en termes de démocratie, être un membre égal aux autres dans un vaste ensemble territorial ou être un nouveau Porto Rico pour des USA de plus en plus répulsifs à chaque élection d'un nouveau président Républicain toujours plus abject et dangereux que le précédent ?
Réponse de le 01/02/2020 à 13:04 :
Qu' est-ce qui vous agace, que le Brexit signe la fin à venir de l' UE, le fameux effet domino dont nous avons tant parlé et qui convulsionne les zéropéistes ..?

Psitt, être un membre égal à rien et pour rien quand seuls les 28 commissaires non élus décident dans l' UE ne sert pas la Cause, la preuve, ils s' enfuient..

J' en ai du bon, santé, je l' ai pété hier soir !!

UPR,Frexit, vite ..
a écrit le 01/02/2020 à 9:51 :
La politique de l'UE va t'elle s'améliorer pour donner confiance aux européens, va t'elle enfin consulter ses habitants, elle en a les moyens avec le numérique... Ou va t'elle rester ce qu'elle donne a voir et a faire croire?
Réponse de le 01/02/2020 à 10:52 :
La question démocratique qui se pose est plutôt au Royaume-Uni où seuls 38% des inscrits se sont prononcés pour le brexit, et où même les dernières législatives n'ont accordé une majorité parlementaire aux pro-brexit que grâce à la division des partis anti-brexit et au programme délirant et repoussoir absolu du principal d'entre eux, le Labour.
Il y a un seul avantage à la situation actuelle, c'est que les politiques de tous bords britanniques devront enfin prendre leurs responsabilités et cesser de se défausser sur le bouc émissaire commode qu'était l'UE.
Réponse de le 01/02/2020 à 11:19 :
L'UE, bouc émissaire parce qu'elle le veut bien! La victimisation en marche! Mais rien pour améliorer "son look", sinon taper sur le vilain petit canard!
Réponse de le 01/02/2020 à 17:55 :
Entre le look de l'UE et celui du Royaume-divisé, mon coeur balance...
Et ça ne retire rien à mon propos, le brexit va ENFIN imposer aux politiciens britanniques d'assumer leurs responsabilités face à leur population, et ça c'est très bien.
Réponse de le 01/02/2020 à 19:34 :
à Bruno-bd : Et quel % des inscrits pour les élections européennes ? On ne peut contester un résultat sur ce critère. Sinon, vous tombez comme en France sur un procès en légitimité suite à la présidentielle alors même que le président est celui qui a eu le plus de voix au premier tours. S'il n'est pas légitime, les autres le sont encore moins. Si l'élection du brexit n'est pas valable du fait de la participation alors les élections européennes non plus...
Réponse de le 02/02/2020 à 21:54 :
@Elfe Noir : il y a une différence majeure d'enjeu entre un référendum aux conséquences potentiellement majeures et des élections européennes dont le but est d'envoyer un contingent de députés élus à la proportionnelle (donc en fait choisis davantage par les partis que par les électeurs).
a écrit le 01/02/2020 à 9:37 :
Boris veut aller vite, l' UE veut prendre son temps. Le temps est contre le RU. Le Brexit, les Anglais en ont "marre", c'est acté, mais ils vont devoir encore en supporter la "saga" pendant des mois, voire quelques années...de quoi leur saper un peu plus chaque jour le moral.

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