SOS... Une santé pour tous !

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(Crédits : Stephane Mahe)
DOCUMENTAIRE. En pleine crise de COVID-19, alors que la pérennité de la Sécurité sociale est au coeur du débat politique, un passionnant état des lieux de la santé en Europe à travers quatre gros plans en France, en Angleterre, en Suède et en Allemagne.

Explosion des maladies chroniques évolutives*, coût exponentiel des thérapies de pointe, prescription excessive de médicaments, hôpitaux publics au bord du gouffre, personnel médical en souffrance, patients privés de soins... : longtemps considéré comme un exemple, le système de santé universel à la française, fondé en 1945, est fragilisé de toutes parts. Proche de la désintégration, assurent même certains. Dans un département comme la Nièvre, classé premier désert médical de France, la pénurie de médecins est un fléau. Elle a aussi poussé à l'initiative. Après des années de discussions, des maisons de santé ont vu le jour à Nevers, réunissant dans un lieu unique un plateau pluridisciplinaire de soignants. De l'autre côté de la Manche, Liverpool, durement frappée par le chômage et la pauvreté, détient les records européens de cancers, d'obésité et de diabète. Depuis qu'en 2013 le National Health Service (NHS) a établi des parcours de soins associant médecins et services sociaux, le suivi coordonné des malades a drastiquement fait baisser les hospitalisations, ruineuses pour les finances publiques.

En Suède, où les généralistes sont salariés, on mise autant sur la e-médecine - consultations par visioconférences et dossier médical personnel informatisé - que sur la responsabilisation des patients. En pointe dans les approches innovantes, l'hôpital universitaire d'Essen, en Allemagne, joue, lui, la carte de la médecine intégrative. Dans son unité de soins intégrés du traitement de la migraine, les diagnostics et les traitements sont portés collégialement par un pool de spécialistes (neurologues, psychiatres, ergothérapeutes...). Une approche globale du patient qui a permis de réduire la fréquence des arrêts de travail.

Des modèles à suivre ?

Comment repenser la manière d'aborder des pathologies invalidantes mais aussi la fin de vie ? Bâtir une meilleure politique de prévention ? Mieux accompagner les malades ? Comment, au bout du compte, permettre à chacun d'être soigné selon ses besoins tout en préservant l'équilibre des comptes publics ? Nourries d'interventions de patients, d'économistes et de professionnels du monde médical sur ces problématiques, l'enquête de Thomas Johnson met en lumière une variété de réflexions et d'exemples qui portent leurs fruits. Un tour d'horizon européen riche d'enseignements.

Documentaire de Thomas Johnson (France, 2016, 1h30mn)
(source ARTE)

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Commentaires
a écrit le 29/03/2020 à 16:12 :
People in past and modern societies have the universal right for free health services, water and education. Essential as simple as that.
a écrit le 26/03/2020 à 12:27 :
Je trouve votre article indécent : alors qu ‘il y a plus de 400 000 personnes contaminés dans le monde , plus de 20000 morts du jour au lendemain, une urgence sanitaire grave partout , des gens qui se sucident , vous vous en train d’intellectualiser demain ,

Je vous le répète nous ne pouvons pas construire une société démocratique et juste sur des injustices ou sur des questions sans réponses

A l’heure actuelle ceux qui disent «  demain » c’est vraiment très suspect , soit ils ont des informations que nous populations nous ignorons , soit ils ont laissé leur humanité dans un vestiaire.
a écrit le 26/03/2020 à 12:11 :
[En 2003, le génome de ϕX174 a été reconstitué de manière artificielle par l'équipe de Craig Venter, par assemblage d'oligonucléotides obtenus par synthèse chimique[6]. Le virus synthétique ainsi obtenu s'est avéré fonctionnel, constituant un premier pas vers une nouvelle ingénierie du vivant.

Le protéine E est produite par phiX174 lui permet de décomposer]



Ce coronavirus qui attaque uniquement les poumons humains adultes  et personnes avec des maladies chroniques ressemble
à une arme de destruction massive ...
Comment ont ils su rapidement les Australiens que se laver avec le savon détruisait les virus en externe ?


Oui changeons «  cela » la destruction massive humaine par des virus qui peuvent être crée synthétiquement en laboratoire ?
«  et ils ont juste à se laver les mains après ....

Comme créer l’Arche de Noé en artificiel , détruisant un monde pour un autre avec le coronavirus, bombe a retardement...

Si cette hypothèse s’avère vrai , ils ne pourront pas construire l’après , car ce qui se passe est vraiment monstrueux

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