Zone euro : l'inflation passe à nouveau en territoire négatif

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En septembre, l'inflation était mesurée à -0,3%, selon une première estimation d'Eurostat. En août, cet indicateur avait plongé au-dessous de zéro pour la première fois depuis mai 2016, à -0,2%.
En septembre, l'inflation était mesurée à -0,3%, selon une première estimation d'Eurostat. En août, cet indicateur avait plongé au-dessous de zéro pour la première fois depuis mai 2016, à -0,2%. (Crédits : ERIC GAILLARD)
En septembre, l'inflation en zone euro est tombée à son plus bas niveau depuis près de quatre ans, le recul des prix à la consommation ayant été plus prononcé qu'attendu. Cette contraction alimente la crainte de voir se former une spirale déflationniste dans la foulée du choc économique provoqué par la pandémie de coronavirus.

La crise du covid-19 continue de donner le vertige. Selon les derniers chiffres de l'institut de statistiques européen Eurostat publiés ce vendredi 1er octobre, l'indice des prix à la consommation a baissé de 0,3% au mois de septembre après un précédent recul de 0,2% au mois d'août. Ces deux baisses consécutives ne sont pas vraiment une surprise pour les économistes interrogés.

"On s'attendait à un mauvais chiffre [...] Si une inflation aussi basse se prolonge, on pourrait entrer dans un risque déflationniste", relève le responsable de la recherche économique chez Saxo Bank Christopher Dembik.

À ce stade, il ne s'agit pas encore d'une déflation qui correspond à une baisse persistante du niveau des prix:

"C'est le rythme de progression le plus faible depuis que la série existe. Si le chiffre est confirmé, ce serait le plus bas depuis avril 2016. La contraction est généralisée dans la plupart des pays. Le chiffre positif de juillet était transitoire. Le choc de la pandémie est extrêmement déflationniste", ajoute le chef économiste de Market Securities, Christophe Barraud, interrogé par La Tribune.

Une inflation sous-jacente très basse

Cette baisse, si elle se prolonge, pourrait devenir très préoccupante. En effet, l'inflation sous-jacente (qui ne prend pas en compte les prix très volatils de l'énergie, de l'alimentation ou du tabac) est...

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Commentaires
a écrit le 03/10/2020 à 18:12 :
Vous avez eu peur d'avoir mal ? Vous allez maintenant avoir vraiment mal. Mais vous avez votre masque, le télétravail, et vous ne risquez rien puisque vous ne sortez plus et ne rencontrez plus personne... Alors soyez bien malheureux : "c'est dans les moments d'euphorie qu'on fait n'importe quoi". Bref, vous êtes devenus jansénistes. Et on va tous le payer...
a écrit le 03/10/2020 à 17:52 :
Aussi il faut éviter de mettre son argent dans produits bloquant l'argent ou fiscalement imposés si on ne les laissent pas longtemps.
Les fonds euro des assurances-vie sont annoncés comme moribonds, assurances-vie à fuir.
Des taux négatifs pourraient tomber sur le nez de l'épargnant.
Un des meilleurs plan c'est conserver l'argent sur un compte courant, le dépenser ou de prendre le risque de prêter dans son environnement directement aux entreprises mais hyper risqué.
a écrit le 03/10/2020 à 10:29 :
Dommage que ca ne s'applique pas aux impots locaux, d'autant plus augmentés que les services diminuent.
Il faut bien lutter contre le chomage en créant des emplois improductifs voire nuisibles.
a écrit le 03/10/2020 à 10:01 :
Je me demande si quelqu'un arrive encore à comprendre l'économie de l'Europe actuellement. La planche à billets fonctionne à plein régime, l'état français dépense sans compter, pourtant, l'euro ne se déprécie pas ... C'est sorcellerie messire !
a écrit le 02/10/2020 à 22:33 :
Relancer l'offre en pleine crise déflationiste......vous avez des stocks ? On va vous aider à les faire gonfler.....
a écrit le 02/10/2020 à 17:24 :
Pourtant toutes nos factures courantes augmentent hein...

Quels chiffres prennent ils en compte lors du calcul de leur inflation svp ?
a écrit le 02/10/2020 à 17:09 :
Peut être que la politique de l'offre n'est pas ad hoc en ces temps de pandémie. Changer pour une politique de la demande pour passer ce cap serait sans doute plus adapté.
a écrit le 02/10/2020 à 16:51 :
La thésaurisation et la circulation lente de la monnaie ne rassurent personne... !
a écrit le 02/10/2020 à 15:59 :
c'est tres curieux
on t'annonce qu'avec les mesures covid les prix du batiment prennent 10%, es fruits et legumes ont pris 30%, les voitures electriques sont hors de prix face a du thermique, et avec ca y a deflation? ( hors petrole et cigarettes qui de toute facon sont exlus quand ca va a la hausse)
c'est pour expliquer pourquoi les taux ne vont pas bouger?
je ne veux pas etre mechant, mais piper les regles du jeu comme ca ca risque de mal finir
a écrit le 02/10/2020 à 15:56 :
On doit pas vivre dans le même pays !

L'augmentation des prix depuis le début de l'année et spécialement pendant la période du covid tout cela est au moins a 30%, du coup en septembre il n'y a pas d'inflation, logique puisqu'elle a eu lieu les 8 mois avant.

il suffit de prendre l'alimentation pour comprendre, mais aussi regarder les prix a la carte dans les resto.

Cela montre surtout a mon avis la manipulation des instituts, et surtout le fait que nous pouvons constater l'inverse!

Cela dit aussi a quoi sert l'insee et le reste ! a mon avis ils ont trop de corrélation avec le pouvoir, peut être vivent t'ils ensemble?

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