Elections régionales en Hauts-de-France : premier débat, premiers émois
Gaëtane Deljurie, à Lille
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Les sept têtes de liste ont débattu pour la première fois de leurs programmes jeudi à Lille.
FTV
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Les sept têtes de liste ont débattu pour la première fois de leurs programmes jeudi à Lille.
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L'emploi avait été le leitmotiv de la campagne du président sortant Xavier Bertrand en 2015. Et c'est donc sur ce sujet que les opposants se sont empressés hier de faire le bilan. « L'emploi, c'est votre échec majeur : les politiques de Xavier Bertrand n'ont pas eu d'effet correctif », a résumé Sébastien Chenu, candidat du Rassemblement national et chef de file de l'opposition régionale.
Est-ce que le politique peut avoir une action sur l'emploi ? Xavier Bertrand (ex-Les Républicains, aujourd'hui Divers Droite) y croit. « Fin mai 2020, on s'est battu tous ensemble pour maintenir le site Renault de MCA Maubeuge : le constructeur vient d'y annoncer 300 emplois supplémentaires. La région participera financièrement à la création de 700 emplois à Renault Douai. Et surtout, nous allons avoir une deuxième usine de batterie automobile à Douai. Nous sommes même en pourparlers pour une 3e gigafactory », a annoncé Xavier Bertrand.
« On n'est pas très nombreux ici à avoir travaillé 25 ans dans une entreprise », a souligné Laurent Pietraszewksi (La République En Marche) pour reprendre la parole sur le sujet. Il a rappelé que « le rapport de la Cour régionale des comptes a calculé que les 17.000 accompagnements de Proch'Emploi ont coûté cher, car c'est une couche en plus sur les dispositifs existants ». Le candidat, actuel secrétaire d'État (retraites et santé au travail) préconise de « repenser notre dispositif d'accompagnement à l'investissement, avec un plan régional de réindustrialisation (toutes les collectivités n'ayant pas les mêmes besoins) et contracter avec les élus de terrain, et notamment les 90 communautés de communes ».
Pour Audric Alexandre (parti européen PACE), « il faut libérer la créativité partout, ne pas favoriser les grands groupes mais aider les PME par des subventions, sans pour autant signer de chèque en blanc mais en s'engageant par une convention ». Eric Pecqueur (Lutte ouvrière), lui, ne comprend pas que le conseil régional ait attribué « 80 millions d'euros pour cette fameuse usine de batterie de Douvrin (subvention votée par MM. Chenu et Bertrand), qui n'emploiera que 300 travailleurs fin 2023 ». Karima Delli (Union de la gauche et des Ecologistes) veut conditionner les aides à des critères environnementaux et sociaux.
Gaëtane Deljurie, à Lille