Régionales : en Normandie, Hervé Morin rempile pour un second mandat

Elu d’une courte tête en 2015 face à l’actuel maire PS de Rouen, le sortant centriste est reconduit très confortablement à la tête de la Région Normandie à l’issue d’une quadrangulaire marquée, comme dans toute la France, par un taux d’abstention record.

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Hervé Morin.
Hervé Morin. (Crédits : Reuters)

Réélection dans un fauteuil pour l'ancien ministre de la Défense qui transforme l'essai pour ce second scrutin régional post fusion (de la Haute et de la Basse Normandie). Elu avec un peu plus de 36% des suffrages et moins de cinq mille bulletins d'avance sur le candidat socialiste en 2015, Hervé Morin allié aux LR et au Modem l'emporte, cette fois, haut la main avec plus de 44% des voix, malgré la présence de quatre listes sur la ligne de départ et en dépit d'une faible réserve de voix apparente. Le centriste aura donc les coudées franches pour sa seconde mandature et probablement la dernière.  Il est assuré de s'arroger 70 sièges sur les 102 que compte l'hémicycle du Conseil régional.

La gauche arrive en second

La liste de la majorité sortante devance largement celle PS/EELV emmenée par la socialiste Mélanie Boulanger qui récolte 26% des suffrages sans réussir à capter toutes les voix qui s'était portées sur la liste du député communiste, Sébastien Jumel, éliminé au premier tour et avec qui aucune alliance n'a été possible. Bien que l'attelage rose-vert incarné par une candidate méconnue à l'Ouest de la Région réalise un résultat bien supérieur à celui de dimanche dernier, il n'en reste pas moins une  déception pour la gauche qui accuse un recul de dix points en comparaison de 2015.

Le RN sous-performe

Déception aussi à l'extrême droite. Arrivé en seconde position dimanche dernier, le RN Nicolas Bay pointe, cette fois, à la troisième place avec un score de 19,5% très légèrement inférieur à celui du 20 juin (19,8%), là où les sondeurs le donnaient à 29%. Au passage, le député européen perd plus de sept points par rapport au précédent scrutin régional. C'est un sérieux revers pour ce proche de Marine Le Pen, très présent sur les plateaux de télévision nationaux mais dont le discours musclé n'a manifestement pas mobilisé les électeurs.

En Marche à reculons

L'heure n'est pas à la fête non plus dans les rangs de LREM représenté par un ancien proche de Laurent Fabius. Soutenu -discrètement- par Edouard Philippe, Laurent Bonnaterre, qui avait obtenu un peu plus de 11% des voix au premier tour franchit tout juste le cap des 10% au second. Petite consolation pour l'ancien premier ministre : son "poulain" réalise l'un de de ses meilleurs scores au Havre.

Le parti d'Emmanuel Macron n'est pas non plus assuré, à ce stade, de conserver la présidence du Département de Seine-Maritime qui était tenue par Bertrand Bellanger, apparenté LREM, depuis 2019. Le suspense reste entier après que gauche et droite ont emporté chacune 17 cantons. Dans le 35e et dernier, c'est le candidat sans étiquette qui a été choisi par les électeurs. L'intéressé, qui se revendique "ni de la majorité, ni de la minorité" sera très courtisé dans les prochains jours par le sortant comme par son challenger Christophe Bouillon (PS), par ailleurs président de l'Association des petites villes de France. Dans tous les cas de figure, la prochaine mandature risque d'être très compliquée pour l'équipe en place.

Dans les quatre autres départements normands, la stabilité est de mise avec la reconduction des majorités (de droite) en place. A noter que dans la Manche où le sortant Marc Lefèvre ne se représentait pas, la présidence devrait échoir à un homonyme d'Hervé Morin, Jean de son prénom.

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