Régionales : François Bonneau en route vers un troisième mandat en Centre Val de Loire

L’absence d’accord au lendemain du premier tour entre le ministre macroniste Marc Fesneau et Nicolas Forissier (LR) ouvre un boulevard à François Bonneau. Sauf surprise de dernière minute, le président socialiste sortant part largement favori de la quadrangulaire qui aura lieu dimanche prochain.

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Avec près de 37% de voix cumulés, François Bonneau figure sur le papier comme largement favori face à Nicolas Forissier (18,5%) et Marc Fesneau (16,6%) qui feront cavalier seul. Le ministre chargé des relations avec le Parlement rejette sur Nicolas Forissier l'échec des (rapides) négociations entamées le 21 juin au lendemain de l'élection.
Avec près de 37% de voix cumulés, François Bonneau figure sur le papier comme largement favori face à Nicolas Forissier (18,5%) et Marc Fesneau (16,6%) qui feront cavalier seul. Le ministre chargé des relations avec le Parlement rejette sur Nicolas Forissier l'échec des (rapides) négociations entamées le 21 juin au lendemain de l'élection. (Crédits : Reuters)

Lorsque ses concurrents de droite et du centre, Nicolas Forissier (LR) et Marc Fesneau (Modem-LREM), taclent son alliance avec les "écologistes dogmatiques" et l'extrême gauche, François Bonneau a beau jeu de balayer d'un revers de main la flèche électorale. « Nous avons fusionné, comme annoncé avant le premier tour, notre liste avec celle de Charles Fournier soutenue par EELV et LFI, explique le président sortant, élu depuis 2007. Cette fusion s'effectue dans la transparence et en tenant compte des proportions exactes qu'ont exprimé les électeurs par leur bulletin de vote. Face à nos challengers, qui au contraire se déchirent, j'ai toujours prôné le rassemblement pour faire avancer le territoire. » Avec près de 37% de voix cumulés, François Bonneau figure sur le papier comme largement favori face à Nicolas Forissier (18,5%) et Marc Fesneau (16,6%) qui feront cavalier seul. Le ministre chargé des relations avec le Parlement rejette sur Nicolas Forissier l'échec des (rapides) négociations entamées le 21 juin au lendemain de l'élection. « Sous prétexte que sa liste devançait la nôtre, il demandait notre retrait pur et simple, regrette un conseiller de Marc Fesneau, on ne peut pas rayer d'un trait de plume 16,5% des électeurs. » Nicolas Forissier s'affirme lui droit dans ses bottes. « J'ai annoncé dès le départ que je n'étais pas dans une logique de fusion entre les listes, explique le député de l'Indre. Les électeurs, qui ne supportent plus ces petits calculs politiciens, ont clairement marqué leur défiance via une abstention record de 67%. La clarté à leur égard aurait voulu que Marc Fesneau se retire en faveur de ma liste, gagnante de la primaire du centre et de la droite, quitte à réaliser un accord technique ». Et Nicolas Forissier d'enfoncer un coin supplémentaire vis-à-vis du clan macroniste : « Annoncé comme le seul candidat marcheur en capacité de gagner une région, Marc Fesneau semble avoir été vexé de son faible score. A aucun moment, je n'ai reçu de proposition de sa part ». Ambiance.

Le repoussoir de la France insoumise

Dans ce contexte de désunion à droite et au centre, le candidat du Rassemblement national, Aleksandar Nikolic, dont le score décevant (22%) a douché tout espoir pour l'Etat-major de Marine Le Pen d'inscrire le Centre Val de Loire à son tableau de chasse électoral, tente de mobiliser les abstentionnistes. Il espère aussi rallier une partie des électeurs de Nicolas Forissier, voire de Marc Fesneau, lassés par les querelles internes de leur camp.

Si la présence d'au moins deux conseillers régionaux issus de La France insoumise sur la liste conduite au second tour par François Bonneau n'est pas une surprise, elle aura également de quoi rebuter certains de ses électeurs centristes, en faveur cette fois de Marc Fesneau. Ils ont voté pour l'homme et son bilan (approuvé par 63% des habitants) au premier tour : pas sûr qu'ils donnent un blanc-seing aux amis de Jean-Luc Mélenchon au second. Une variable d'ajustement qui ne devrait modifier qu'à la marge l'issue du scrutin dimanche 27 juin.

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