Le MEDEF BFC a élaboré un livre blanc à destination de tous les candidats pour les interpeler, via des auditions publiques qui se sont déroulés les 25 et 26 mai dernier à Dijon, sur les enjeux économiques de la région. Cinq candidats sur sept ont répondu à l’invitation. Exit la candidate LO et le candidat RN.« Ce que nous attendons des politiques, c'est qu'ils travaillent avec le monde économique », affirme Jean-Philippe Richard, président du Medef BFC. « Qu'ils fassent plus confiance à la vision des entrepreneurs, qu'ils écoutent davantage ceux qui font l'économie de la Région », poursuit-il. De ce point de vue, Bastien Faudot, tête de la liste de gauche, « le temps des cerises », répond plutôt favorablement aux sollicitions du Medef BFC : « Les entreprises maitrisent la technicité. Nous souhaitons une relation symbiotique avec elles. Notre intérêt est de comprendre comment fonctionne l'outil économique afin de les aider à moderniser leurs outils de production », explique-t-il. Quant à Gilles Platret, candidat LR, il souhaite créer une sorte de parlement, « une instance qui permette aux organisations et aux représentants d'être réunis avec les conseillers régionaux ». « La région travaille trop en autarcie dans son propre cadre », constate-il. « Les entreprises ont besoin d'être entendues partout sur l'ensemble des territoires avec le même accès aux services, et aux informations », poursuit-il.
La fusion des régions, imposée par la loi NOTRe de 2015, avait pour objectif de créer des régions assez fortes pour se positionner économiquement face à leurs homologues européennes, notamment allemandes, espagnoles ou italiennes. Force est de constater que la fusion de la Bourgogne-Franche-Comté n'a pas encore abouti, malgré les atouts de ce vaste territoire. « La région ne s'est pas bien mariée. Un mariage est souvent synonyme d'enfants. Or, nous en perdons chaque année... L'amélioration de notre démographie passe par une meilleure acceptation de la grande région. La Bourgogne-Franche-Comté est moins connue que les ex-régions séparément, il faut mieux nous assumer », constate Denis Thuriot tête de file d'une liste LREM-MoDem.
Sa configuration économique, en particulier son poids dans l'industrie, fait sa fragilité. Par exemple, la présidente de la région, Marie-Guite Dufay, candidate à sa propre succession, revenait mardi 26 mai d'une journée éprouvante avec les syndicats de la fonderie de Saint-Claude, qui emploie près de 300 salariés et qui ne trouve pas de repreneur.