Régionales : en Normandie, un scrutin éparpillé façon puzzle
Nathalie Jourdan, à Rouen
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Candidat à sa succession, Hervé Morin part favori face à des opposants divisés.
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Candidat à sa succession, Hervé Morin part favori face à des opposants divisés.
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Le fameux « p'têt ben que oui, p'têt ben que non », témoin de la propension locale à hésiter, a la peau dure. Sauf à faire mentir les sondages, l'électorat normand se présentera en ordre (très) dispersé lors de ce scrutin régional. Le second depuis que François Hollande a renvoyé les adjectifs haute et basse, autrefois accolés à la Normandie, au rayon des accessoires démodés. Sur les sept listes qui brigueront les suffrages des électeurs le dimanche 20 juin, au moins quatre -peut-être cinq- devraient passer la barre des 10% nécessaires au maintien. Malgré ce morcellement, le suspense reste limité.
Crédité par l'Ifop* de 31% des voix au premier tour, Hervé Morin est donné en tête par tous les instituts de sondage, comme la plupart des sortants. Outre le fait qu'il chasse indifféremment sur les terres de la gauche et de la droite modérées, le patron du micro-parti Les Centristes bénéficie d'un solide capital sympathie dans les milieux économiques qui saluent son bilan.
Parti tard en campagne, l'intéressé multiplie les meetings (en physique et en virtuel) ces temps-ci pour tenter de creuser l'écart avec le candidat du parti de Marine Le Pen, Nicolas Bay. Lequel devrait s'arroger la seconde place, le 20 juin au soir. Tout porte à croire en effet que le député européen RN, dont la liste avait tutoyé les 30% en 2015, confirmera son assise, en particulier dans l'ancienne Haute Normandie plus ouvrière que sa voisine de l'Ouest.
A gauche, le doute a subsisté presque jusqu'à la dernière minute. Pendant de longues semaines, l'équipe PS/EELV emmenée par la socialiste Mélanie Boulanger et celle du député communiste, Sébastien Jumel, ont tenté d'accorder leurs violons ... Sans succès. En cause, des désaccords sur l'installation d'un double EPR à Penly (Seine-Maritime) et sur la conduite de la bataille, l'une comme l'autre revendiquant d'en prendre la tête. Un troisième candidat ferme la marche en la personne de Pascal Le Manach en course pour Lutte Ouvrière.
Nathalie Jourdan, à Rouen
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