[Une bonne nouvelle par jour, ou presque] Des avancées sur le terrain de la Covid-19. Le groupe pharmaceutique allemand Boehringer Ingelheim (51.000 salariés, dont près de 1.500 dans la région lyonnaise) vient d’annoncer le démarrage, cette semaine, d'un nouvel essai clinique de phase deux d’une thérapie ciblée, visant à soulager les personnes souffrant de syndrome de détresse respiratoire aiguë due à la Covid-19.
Boehringer Ingelheim fait un pas de plus en direction d'une possible thérapie ciblée visant à traiter les syndromes de détresse respiratoire aiguë, provoqués par la Covid-19.
A l'issue de premières études de phase 1, menée dans le cadre d'un programme de recherche né d'une collaboration avec une société de biotechnologie américaine, Hydra Biosciences, le groupe pharmaceutique allemand annonce le démarrage de nouveaux essais cliniques de phase 2. Planifiés sur un plus grand groupe de patients volontaires, ils devraient être réalisés sur une quarantaines de sites, répartis sur 8 pays et permettre d'observer de premiers résultats d'ici la fin de l'année.
« Si cette étude de Phase 2 montre des résultats positifs, nous avons l'intention de poursuivre nos recherches avec une étude pivot de Phase 3, en 2021, avec l'objectif de permettre une mise à disposition des patients hospitalisés pour la Covid-19 d'ici fin 2021», nous confirme la société Boehringer Ingelheim.
Le groupe allemand -qui emploie près de 1.500 personnes en région lyonnaise, à la suite du rachat de la division santé animale de Merial en 2017- planche actuellement sur le développement d'une nouvelle molécule, « un inhibiteur du récepteur potentiel du canal cationique 6 (TRPC6) » qui permettrait d'atténuer les lésions pulmonaires et diminuer le risque ou la sévérité des complications respiratoires sévères chez les patients hospitalisés pour la Covid-19.
Soulager les patients atteints de formes graves
« Le but du traitement par cette molécule est de réduire le recours à une assistance respiratoire, d'améliorer le taux de récupération des patients et au final de sauver des vies », précise le laboratoire.
Durant sa première phase de tests, cette option thérapeutique aurait déjà permis de « soulager les 67 à 85% de patients Covid-19 hospitalisés en réanimation, qui souffrent d'un syndrome de détresse respiratoire aiguë, et pour lesquels très peu d'options thérapeutiques médicales sont actuellement disponibles ».
« Les avancées récentes nous ont permis une meilleure compréhension de la pathologie et nous font penser que cet inhibiteur pourrait avoir un potentiel unique dans le traitement des malades les plus graves. Dès lors c'est devenu un devoir de démarrer les essais cliniques afin de le confirmer », indique le Dr Mehdi Shahidi, vice-président senior et directeur médical de Boehringer Ingelheim. D'autant plus que l'usage de cette molécule sur des atteintes pulmonaires chez les animaux aurait également réduit les lésions cellulaires ainsi que les phénomènes d'œdème pulmonaire.
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