Les briquets chinois n'auront pas eu raison des emplois français

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Alors que l'Union européenne s'apprête à supprimer une taxe antidumping à l'encontre des briquets fabriqués en Chine, la direction de BIC rassure ses employés français après avoir brandi la menace de "réexaminer" des investissements considérables en France. La création de nouveaux postes en France pour répondre à la demande mondiale reste cependant en suspens.

Ouf ! Les emplois générés par BIC à Redon ne sont pas menacés. C'était pourtant l'inquiétude qui pointait mi-novembre lorsque la direction du fabricant de briquets français menaçait de "réexaminer" l'investissement de dizaines de millions d'euros pour son site d'Ille-et-Vilaine. Interrogé sur France Info ce mardi matin, le directeur général délégué de la société fondée en 1945, François Bich a assuré que les emplois de Redon seront dans tous les cas maintenus, bien que l'Union européenne ait émis un avis défavorable pour la reconduction de la taxe antidumping à l'encontre des briquets produits en Chine. Contacté mardi matin, BIC explique qu'il a besoin d'augmenter sa capacité de production pour répondre à la demande mondiale mais n'a pas encore décidé du lieu d'affectation des investissements à cet effet. Il dit hésiter parmi les lieux d'affectation possibles : l'usine aux Etats-Unis, celle au Brésil , en Espagne... ou celle en France à Redon où BIC emploie déjà 300 personnes.

"Nous avons déjà décidé d'un plan d'investissement dans les briquets de plusieurs dizaines de millions d'euros sur les trois prochaines années. À ce jour, une grande partie est prévue sur le site de Redon [en Ille-et-Villaine, ndlr] et sera maintenue si la taxe est renouvelée sinon, nous devrons réexaminer nos choix" prévenait pourtant le président du conseil d'administration de Bic le 16 novembre dernier.

Fin d'une taxe qui doublait le prix des briquets chinois...

Lundi 26 novembre, la direction générale du commerce de la Commission Européenne a considéré que l'ouverture du marché ne causera pas de dommage à l'industrie européenne. Elle a donc transmis aux Etats membres un avis négatif sur la reconduction d'une taxe en vigueur depuis 21 ans, qui atteignait 0,065 euro pour chaque briquet chinois importé. Celle-ci avait pour conséquence de doubler le prix de ces produits sur le marché européen.

L'Union européenne justifie sa décision par le fait que, selon les règles du commerce international, une taxe antidumping est légitime dans le cas où l'on a la preuve qu'il y a bien dumping et surtout que cela provoque un réel dommage pour le secteur sur le territoire concerné.

... injustifiée selon la Commission européenne

Or, la marge d'exploitation de BIC, leader européen du marché, est de 40% sur le secteur des briquets. Le fabricant n'a "fourni aucune preuve qu'il existait un dommage" affirme-t-on au sein de la Commission européenne. BIC a souligné son incompréhension dans un communiqué paru ce mardi : "Nous ne comprenons pas la recommandation de la Direction générale Commerce de la Commission européenne, qui va, sans raison valable, à l'encontre des intérêts de l'industrie européenne".

50% de la production mondiale des briquets BIC provient du site de Redon, l'activité briquet non rechargeables représente 28% du chiffre d'affaires de l'entreprise, derrière les articles de papeterie (32.2%). La décision définitive sera entérinée le 12 décembre prochain.
 

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a écrit le 27/11/2012 à 17:37 :
Comme les briquets chinois , déjà les moins cher, n'ont pas encore détruit les emplois français, l'UE décide de supprimer la taxe anti dumping, pour qu'ils arrivent enfin à détruire un peu plus les emplois en France et l'industrie.

Si on a coupé la tête de Louis VXl, il faudra hacher menu, celle de ces technocrates.


a écrit le 27/11/2012 à 16:31 :
J'espere au moins que ces briquets respecterons des normes minimale de sécurité. J'ai eu la malheur de voir un briquet chinois exploser dans la main d'un malgache qui souhaitais allumer sa cigarette (il n'y a que des briquets chinois à madagascar). Et l'état de sa main m'a tellement marqué que Bic n'a pas de souci à se faire avec moi, norme ou pas norme.
Réponse de le 27/11/2012 à 17:32 :
il la fume d'un coup sa clope !
a écrit le 27/11/2012 à 14:45 :
Avec une Europe laissée ouverte aux quatre vents par une Commission Européenne en dessous de tout, pas étonnant que nos industries foutent le camp. Les Chinois ou les Américains n'ont pas ces pudeurs de jeune fille, eux ! A vous dégouter de l'Europe...
a écrit le 27/11/2012 à 13:31 :
un scandale
a écrit le 27/11/2012 à 13:14 :
Que font messieurs Hollande et Montebourg sur le sujet ?
Réponse de le 27/11/2012 à 13:45 :
Bien la preuve que la Commission européenne n'a rien à ciree de l'industrie et des emplois européens. Les Américains, Chinois et autres grandes puissances protègent leur économie, nous nous laissons faire.
Réponse de le 27/11/2012 à 14:01 :
@QUE FAIT LE GOUVERNEMENT : ton mail tiens pardis ! à côté de cela la commission européenne continue son oeuvre c'est à dire chômage et délocalisation.
Réponse de le 27/11/2012 à 14:08 :
Les technocrates europeens sont les marionnettes de l'OMC et des chinois. Ils detricotent l'industrie europeenne methodiquement depuis plusieurs annees et feignent de decouvrir la crise et le chomage en Europe, eux les generateurs de misere de masse pour le peuple europeen. Et que dire des subventions de l'UE donnees a la Tunisie pour creer et developper ses zones off shore, où les entreprises europeennes delocalisent avec l'accord de l'UE ? Pareil pour le Maroc ... Airbus produit deja des sous ensembles techniques en Tunisie et au Maroc, vive l'avion "europeen". UE, creation de misere depuis la creation de l'euro !

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