Comment Nahïad a su créer sa niche
Carole Payrau
Carole Payrau
Qui de mieux qu'une ancienne championne de natation synchronisée pour créer une gamme de produits dédiée à ce sport ? Surtout lorsque la championne en question draine derrière elle un palmarès conséquent. Marianne Bocquillon, connue à l'époque sous son nom de jeune fille, Aeschbacher, a en effet décroché dans sa carrière d'athlète de haut niveau plusieurs médailles européennes, et participé aux JO de Barcelone et d'Atlanta. Une expérience qui lui permet de créer Nahïad. Une marque née d'un constat : "je propose aujourd'hui ce que j'aurais aimé trouver sur la marché lorsque je faisais de la natation synchronisée. Il existe bien sûr quantité de maillots, serviettes, bonnets... mais aucune gamme complète qui soit désignée en lien avec ce sport". L'ancienne athlète a donc décidé de combler ce manque, et de concevoir sa gamme. Avec un objectif : ne pas perdre en compte la féminité dans les coupes, et proposer des pièces dans l'air du temps, "car il s'agit d'un public de petites filles et de femmes".
Pour garder cette spécificité natation synchronisée, "nous utilisons sur les maillots, les serviettes, les bonnets, des dessins en lien avec ce sport, et sur les tee-shirts en coton bio, des slogans ponctués d'une touche d'humour". Dans la gamme, on trouve également tote bags, trousses pour le bonnet et les lunettes, sacs imperméables destinés à ranger les affaires mouillées... mais aussi des boîtes à pince-nez. "Dans une compétition, on en utilise 3 ou 4. A l'époque, on utilisait des contenants de fortune pour les transporter". La qualité est bien entendu une préoccupation de l'ancienne championne, qui a choisi pour ses maillots une matière nommée PVT, résistante au chlore.
Des une pièce pour l'instant, déclinés selon 8 imprimés sur le site marchand. "Mais nous allons lancer prochainement de nouveaux modèles, dont un deux pièces pour l'entrainement".
En termes de fabrication, Marianne Bocquillon passe par des ateliers en France pour les articles textiles de sa gamme. Les accessoires étant quant à eux commandés chez des grossistes puis customisés via impression. La distribution se fait pour l'heure sur l'e-shop dédié à la marque. Lancé début mai, il compte déjà de premières commandes à son actif. Mais la championne envisage également de capitaliser sur son image et d'aller à la rencontre de l'écosystème de la natation synchronisée.
Une stratégie réfléchie, même s'il s'agit d'un petit marché : ce sport compte quelques 19 000 licenciées à l'échelle nationale. Une présence de la marque à l'international pourrait toutefois, dans un deuxième temps, constituer un bel effet levier.
Carole Payrau