La zone industrielle de Carros cherche un nouveau souffle

Laurence Bottero
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Carros, zone industrielle
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Carros, zone industrielle
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C'est comme un seul homme qu'industriels, Métropole de Nice Côte d'Azur et Région Sud ont rapidement saisi l'opportunité de se pencher ensemble sur ce qui coince. Le 18 mars dernier, ils étaient tous venus pour se féliciter d'être le premier Territoire d'industrie à avoir mis sur pied - et à signer - un protocole d'engagement, posant par écrit les intentions liées aux besoins dont doivent désormais découler les actions. C'est bien le but de Territoires d'industrie : réindustrialiser le pays en permettant aux entreprises et aux élus locaux d'identifier ce qui manque et ce qui est nécessaire, et le financer. Évidemment, l'opération tombe à pic. À Carros, cela fait bien longtemps que la question du foncier est une problématique majeure.
À l'origine, c'est même ce qui a justifié sa création. Au début des années 1970, Nice ne pouvant plus fournir de possibilité de déploiement pour les industriels, ces derniers décident, en association avec la Jeune chambre économique, de créer une zone industrielle (ZI) hors de la capitale azuréenne, dans la Plaine du Var. Elle est mieux connue depuis la naissance, il y a dix ans, de l'Eco-Vallée, qu'elle prolonge.
Avec ses 188 hectares et ses 600 entreprises, la zone industrielle produit 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires, à comparer aux 10 milliards d'euros que réalise l'industrie dans le département, mais aussi aux 12 milliards d'euros générés par le tourisme. Une mise en abîme qui démontre la force du secteur dans les Alpes-Maritimes et son potentiel, l'ancien ministre de l'Industrie Christian Estrosi et président de la Métropole prédisant même que « dans les trois, quatre années à venir, l'industrie dépassera le cap du tourisme ». Mais donc, quid du foncier ? Entouré du fleuve Var et borné par d'autres communes, la ZI doit faire avec ce dont elle dispose. Sauf que certaines entreprises ont des besoins d'extension de leurs locaux.
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[Avec ses 188 hectares et ses 600 entreprises, la zone industrielle produit 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires. Infographie La Tribune, photo DR]
Laurence Bottero