Malgré la crise, Distilleries et Domaines de Provence tient son cap
Maëva Gardet-Pizzo
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Des savoir-faire hérités de plusieurs générations et gages d'authenticité. Une identité provençale qui séduit locaux et étrangers. Un positionnement hors des sentiers battus pour séduire les amateurs de produits originaux. Voilà la recette qui fait depuis 1898 le succès de Distilleries et Domaines de Provence.
En France, l'entreprise a conquis des détaillants traditionnels ou succursalistes comme Nicolas, des grossistes et la plupart des magasins de grande distribution, « sauf le hard discount », précise son PDG Alain Robert. Elle enregistre ses meilleures ventes pour son pastis « grand cru » Henri Bardouin, fruit du mélange de 65 plantes et épices macérées et distillées.
A l'étranger, où elle réalise la moitié de ses ventes dans plus de 65 pays, c'est son absinthe baptisée Absente qui occupe cette place.
Pour se distinguer, elle affirme son identité provençale en mettant à l'honneur les plantes du terroir : le thym dans la Farigoule de Forcalquier, la feuille et le fruit du pêcher dans le Rinquinquin... Un positionnement confirmé par le lancement il y a moins d'un an de Gin XII, composé de douze plantes et épices. « Nous avons détecté un engouement pour le gin et on ne voulait pas passer à côté. De plus, le gin est totalement distillé, on était donc tout à fait légitimes pour en fabriquer ». Pour ce faire, l'entreprise utilise du genévrier local ainsi que onze autres ingrédients, majoritairement provençaux. « Cela a plutôt bien démarré, on est content. Le produit commence à être apprécié. On a adopté la même stratégie que d'habitude en tentant de construire une marque qui soit un peu en marge des produits de masse, une marque de niche dédiée aux épicuriens ».
Un positionnement historique qui a semble-t-il porté ses fruits, notamment dans le cas du pastis. « Alors que le marché connaissait une dégradation de 3 à 4 % par an, nous avons toujours été en progression pour ce produit ». En 2019, l'entreprise a réalisé un chiffre d'affaire de près de 9 millions d'euros, pour 1,2 millions de bouteilles produites chaque année dans son usine de Forcalquier.
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