La Confiserie du Roy René entretient les filières d’approvisionnement… et l’innovation
Laurence Bottero
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Si 2020 est une année particulière à bien des égards pour le monde entier, pour La Confiserie du Roy René, elle revêt un caractère encore plus spécial... 2020 c'est aussi l'année de ses 100 ans.Une date symbolique comme celles qui sont souvent l'occasion de remettre à plat des habitudes, d'identifier des axes de développement, d'amélioration... De peaufiner une stratégie.
Les calissons, ce sont ces confiseries provençales que la légende décrit comme ayant été dessinées pour reproduire la forme d'un sourire, faites notamment d'amandes douces broyées, de melon confit et d'écorce d'orange. Des matières premières que la PME puise en proximité. Mais des matières premières qui sont aussi des filières agricoles ayant besoin de soutien pour qu'elles perdurent, voire renaissent et grandissent.
C'est notamment le cas pour l'amandier, qui a bénéficié il y a 5 ans d'un plan de relance, menée avec la Chambre Agricole régionale, réunissant les pépiniéristes, les transformateurs, les producteurs de plans avec l'objectif de planter 1 000 hectares en 5 ans. Objectif quasi atteint, puisqu'actuellement, plus de 600 hectares ont été réalisés. « Nous avons l'ambition d'atteindre 1 300 hectares replantés dans deux ans. La dynamique a vraiment pris », estime Laure Pierrisnard, la directrice générale de la PME rappelant que France Amande, l'association à vocation d'interprofessionalisation, a aussi apporté une pierre à l'édifice, même si l'approche est différente, plus à visée commerciale. « Nous n'avons pas la même façon de valoriser l'amande. Mais nous avons des objectifs communs pour redonner l'élan à la filière ».
La constitution d'un label équitable, qui permettrait de structurer la filière et l'approche, est en cours de réflexion. Et tout est bon pour renforcer la démarche, car « nous sommes encore loin de répondre à la demande française ».
Et la structuration « concerne l'ensemble du monde agricole ». Le choix a été fait de travailler en agriculture raisonnée, le bio exigeant un parcours long.
Laurence Bottero