Reprise par ses cadres dirigeants, Mathez Freight & Compliance renforce sa stratégie de marque

Laurence Bottero
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On peut avoir dépassé allégrement la cinquantaine d'années d'existence et redémarrer une nouvelle phase de son histoire, sans rien renier des fondamentaux mais en adaptant la stratégie au contexte marché.
C'est exactement ce que vit le groupe Mathez, né à Nice en 1950, porté sur les fonts baptismaux par Raoul Mathez, devenu au fil du temps un acteur des transports internationaux, mêlant réglementation et logistique. Un groupe demeuré capitalistiquement familial, doté de 15 agences en France, une à Monaco, 162 collaborateurs générant un chiffre d'affaires de 34,5 M€. Un groupe composé aussi de pas moins de 6 sociétés, constituées en fonction du développement et des besoins. Une richesse qui est clairement un atout en ce qu'elle concentre d'expertises, mais une richesse qui présente aussi un point faible, celui d'un manque de visibilité d'appartenance à un seul et même groupe.
D'où, en partie, la volonté de peaufiner la stratégie de marques.
Parce que le secteur du transport international est vaste et être visible dans son entièreté est primordial. Ainsi, désormais, Mathez devient Mathez Freight & Compliance, composé de deux pôles distincts Freight et Compliance. « Sur le sujet des marques, nous avons fait le constat que Mathez souffrait un peu du syndrome de la basse-cour », indique Frédéric Mercier, qui avec Alexandre Hiernaux, pilotera l'activité logistique. « C'est-à-dire avec des poussins que l'on retrouve un peu partout, de façon désordonnée. Certaines sociétés avaient des logos bleus, d'autres des rouges... En termes de notoriété, cela posait problème. Les liens entre les sociétés ne se faisaient pas naturellement de la part des clients ». Un chantier de réflexion a été mené durant deux ans, avec analyse des marques, des marchés, des usages... En interne, la volonté de conserver le nom de Mathez a été unanime. « Notre objectif était de clarifier une stratégie de marques ». Clarification faite.
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