Comment le covid-19 a conduit Airmaan à repenser son offre de mobilier gonflable
Maëva Gardet-Pizzo
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« Le moment que te donne le hasard vaut mieux que le moment que tu aurais choisi », dit un adage. Johannes Faure-Brac semble de cet avis. « Parfois, il vaut mieux attendre », sourit le cofondateur de Airmaan qui a dû, contexte sanitaire oblige, faire preuve ces derniers mois de beaucoup de patience, et de philosophie.
Car fin 2019, tout était prêt pour le lancement de la gamme de mobilier gonflable conçue par Airmaan. Des produits prêts à être commercialisés. Une industrialisation bien définie. Des devis d'un montant de 80 000 euros. Et une avance remboursable de 150 000 euros de la part de la Région Sud.
Mais dès le mois de décembre, les usines chinoises censées fabriquer le mobilier commencent à fermer. Puis l'épidémie se répand partout dans le monde. L'Europe, la France, se confinent et les secteurs initialement visés par l'entreprise, à savoir l'événementiel et l'hôtellerie, sont mis à l'arrêt pour de longs mois. Dans un brouillard généralisé.
Impossible alors pour la startup gapençaise de se lancer. Elle décide alors de travailler et de se perfectionner. Pour optimiser ses chances de réussite le moment venu.
Cela passe entre autres par le design du mobilier. « Au départ, on avait pris le parti de masquer le côté gonflable. Mais au final, on se retrouvait avec quelque chose de très classique qui présentait peu d'intérêt. Cela manquait de fun et de puissance marketing ». Pierre Lanotte et Johannes Faure-Brac reviennent alors sur leur positionnement de départ, souhaitant montrer le produit dans sa nudité, affirmant son identité en le dotant d'une « esthétique novatrice ». Poussant un peu plus loin leurs exigences de qualité.
Ils en tirent un catalogue de treize produits parmi lesquels des canapés mais aussi des tapis au sol, « pour faire des espaces type salon arabe », ou encore des « bains de soleil en S, avec un seul matelas recourbé ».
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« L'offre est désormais bien dessinée et prête à être commercialisée. On est actuellement dans une phase de recrutement et d'expansion». Mais pas question de se lancer de manière hasardeuse, dans un contexte où les retours risquent d'être limités et le risque de copie élevé. « On s'entoure de différents acteurs et on planifie une grosse opération marketing ». Et ce, tout en gardant le contact avec les clients potentiels.
Maëva Gardet-Pizzo