Briques digitales, promotion et réflexion prospective, comment le Crédit Agricole Alpes Provence accompagne le tourisme

Laurence Bottero
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Vrai et constant pilier de l'économie du Sud, le tourisme est, qu'il aille bien ou qu'il se porte mal, un sujet d'attention pour tous les acteurs. La crise étant passé par là, elle oblige ces mêmes acteurs à faire avec ce qui a changé, ce qui a été bouleversé. Sans omettre que crise ou pas, les besoins évoluent, les usages aussi. Un état de fait qu'explique parfaitement Jérôme Lebon, directeur général adjoint en charge du développement au sein du Crédit Agricole Alpes Provence. « Nous sommes condamnés à ce que notre économie aille bien, sinon nous aussi, nous n'allons pas bien ». Et le tourisme, par le poids qu'il représente - 13 % du PIB de la région et sur le territoire concerné par l'établissement bancaire, c'est un PIB qui atteint 5 milliards d'euros et 80.000 emplois pour 100 millions de nuitées. Des chiffres « marquants », tirés par un tourisme vert, bleu et blanc, pointe Jérôme Lebon.
Un tourisme mis à mal par la crise sanitaire. Pour autant, la réflexion de mieux répondre aux nouveaux enjeux était déjà dans les préoccupations des professionnels. Une remise à niveau stratégique dont l'établissement bancaire veut faire partie. « Nous réfléchissons à l'évolution de cette filière. Lorsque la crise touche le tourisme nous nous devons d'être présents. Et nous y répondons de trois façons, par du bancaire, par le digital et l'innovation et par des actions de promotion et la réalisation de partenariats, des partenariats qui visent justement à accompagner la promotion d'un tourisme durable et responsable », détaille Jérôme Lebon.
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En mars 2020, l'arrêt brutal de la saison d'hiver dans les stations de ski a impacté d'autres secteurs connexes comme l'hôtellerie, la restauration ou les loisirs. Le PGE, dont un PGE spécifique pour les stations de ski, et les pauses crédits ont évidemment été accordés, pour permettre à ces secteurs de tenir le coup. « Nous avons également soutenu les communes, un peu oubliées au début de la crise, elles aussi touchées par des revenus supprimés », note Jérôme Lebon. Et de fait, les territoires repensent aussi leurs modèles. « Nous travaillons avec eux ainsi qu'avec les agences de développement économique pour réfléchir à ce que sera demain, l'économie de la neige. Venir skier une journée dans une station qui commence à être un peu dépassé ».
Laurence Bottero