Comment Cepasco veut renforcer sa position sur le marché des épices
Maëva Gardet-Pizzo
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Espig, Spigol, Planètes épices, Epicé tout, Antoine Espig, Valentine et Patachou... Six marques comme autant de virages et de conquêtes qui racontent l'histoire de l'entreprise Cepasco.
Tout commence en 1876 en Algérie. Antoine Espig, producteur espagnol de safran, décide de créer une société pour distribuer cette épice qui colore riz et paëlla dans toute la zone du Nord de l'Afrique. Vingt ans plus tard, en 1899, son fils lance Spigol, un mélange de safran et d'autres épices. Avec une ambition que résume ainsi Bertrand Cosse, l'actuel directeur général de l'entreprise : « Amener les produits du monde vers les consommateurs ». Ciblant plus particulièrement ceux qui intègrent les épices dans leur alimentation quotidienne, d'où le choix de sachets (offrant un prix au kilogramme plus faible) plutôt que de flacons en verre ou en plastique.
En 1962, au moment de l'Indépendance de l'Algérie, Cepasco traverse la Méditerranée pour rejoindre Marseille et son Port qui lui permettent d'accueillir facilement des produits venus des quatre coins du monde. « Aujourd'hui, on reçoit chaque année 100 à 200 conteneurs qui transitent quasi exclusivement par Marseille ». Mais avec le développement qu'elle connaît, l'entreprise commence à se sentir à l'étroit dans le centre de la cité phocéenne. Et finit par élire domicile à Gémenos.
Aujourd'hui, s'y trouve un outil de production d'environ 12.000 mètres carrés où l'on transforme des épices brutes. « Cela garantit un maximum de fraîcheur et de qualité puisqu'on est sûr de ce que l'on achète ». Les épices sont ensuite conditionnées et stockées, en partie en interne.
Au total, l'entreprise s'appuie sur 80 salariés dont 60 % sont occupés à des missions de production ou de logistique dans l'usine.
Ciblant essentiellement les « gros consommateurs d'épices », Cepasco est très présente, via sa marque Espig, au sein des commerces dits « ethniques » tels que les boucheries hallal, les magasins casher ou encore les épiceries asiatiques. « Cela représente 45 % de notre chiffre d'affaires ».
Maëva Gardet-Pizzo