Impactée par la crise, la Caisse Epargne-Cepac se tourne vers la relance
Rémi Baldy
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Les crises se suivent et ne se ressemblent pas. "Par rapport à 2008, les banques n'en sont pas à l'origine mais font au contraire partie des solutions", note Joël Chassard, président de la Caisse d'Epargne-CEPAC. La remarque se traduit dans les chiffres. L'établissement bancaire, deuxième plus grande Caisse d'Epargne qui couvre une partie de la région Sud et des territoires d'Outre-mer, a accordé 1 milliard d'euros de prêt garanti par l'Etat (PGE). Une distribution qui continue en ce début d'année avec 100 millions d'euros déjà accordés. Ces sommes du PGE permettent à la banque de voir ses crédits accordés sur 2020 augmenter de 30% à 6,6 milliards. Une progression également soutenue par les crédits immobiliers qui ont grimpé de 19%.
L'aide liée à la crise sanitaire ne se résume pas qu'au fameux PGE. En dehors de ce dispositif, ce sont 300 millions d'euros de trésorerie ou de découvert ponctuels qui ont été octroyés. Parmi les entreprises et les professionnels, 10 000 d'entre eux ont bénéficié d'un report de leurs échéances de six mois. A cela s'ajoute, le maintient des partenariats notamment avec les acteurs du sport et de la culture comme le Mucem, ou encore les aides aux étudiants.
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Alors forcément, la crise sanitaire impacte l'activité. Le produit net bancaire, sorte d'équivalent du chiffre d'affaires, baisse de 4,7% à 725 millions d'euros - à noter que c'est la troisième année consécutive de repli - tout comme le résultat net qui s'établit à 106,6 millions d'euros (-33%). Cela s'explique par un coût du risque qui a quasiment doublé, passant de 77 millions à 150 millions d'euros, comme la Cepac s'y attendait compte tenu du contexte économique difficile de l'année 2020. "Pour une grosse partie, il s'agit des provisions pour se prévenir des défaillances d'entreprises", précise toutefois Didier Moaté, membre du directoire en charge du pôle Métropole. Le comité de direction générale rappelle la solidité de l'établissement face à la situation et précise qu'il peut s'appuyer sur des fonds propres en hausse de 5% (3,3 milliards d'euros).
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