Comment Bioderma et Esthederm poursuivent leur déploiement à l’international
Maëva Gardet-Pizzo
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« Les articles de conditionnement restent en stock pendant 72 heures. Les matières premières pendant 5 jours. On reçoit des livraisons tous les jours. Le but, c'est de dédier une majorité de notre surface à la productivité », assure Luc Magnani, directeur industriel des laboratoires Naos, depuis le long couloir vitré qui surplombe les différentes unités de l'usine.
Traitement des eaux de process, contrôle des matières premières, fabrication, conditionnement, tests de qualité, toutes ces tâches sont effectuées sur place par 250 personnes, auxquelles il faut ajouter le personnel en charge de la recherche et développement et des fonctions support, soit un total de 450 personnes à Aix-en-Provence.
Cette concentration des activités, c'est une volonté de Jean-Noël Thorel, pharmacien biologiste, qui fonde l'entreprise en 1977 à Rungis, avant de rejoindre le Sud de la France. Manosque d'abord, puis Aix-en-Provence une dizaine d'années plus tard, pour sa proximité avec les parfumeries de Grasse et l'industrie pharmaceutique montpelliéraine. Il veut avoir une maîtrise complète sur la vie de ses produits, soucieux du respect de ce qui doit faire la spécificité de son entreprise : l'introduction de la biologie dans les cosmétiques.
Ainsi, à l'heure où ce marché est encore peu irrigué par les sciences, Jean-Noël Thorel considère la peau comme un écosystème vivant composé de cellules en interaction entre elles et avec leur environnement. Un écosystème qu'il faut accompagner afin qu'il se défende au mieux contre les agressions extérieures, sans pour autant qu'il soit brusqué par des substances superflues et susceptibles de provoquer de mauvaises réactions. Il fait ainsi partie des pionniers de la dermocosmétique qui combine soin de l'apparence et connaissances en dermatologie.
Rapidement, deux marques sont mises sur le marché. La plus connue - qui représente aujourd'hui 90 % du chiffre d'affaires de l'entreprise - est Bioderma. Construite et commercialisée avec l'appui d'une communauté de dermatologues, elle cible en particulier les personnes ayant des problèmes de peau. La seconde, Esthederm, a une visée plus esthétique puisqu'elle s'adresse en premier lieu aux professionnels de la beauté.
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